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mardi, 04 février 2020

84–Rondeau–Clavecin

 

    Les livres dansent sur les étagères. Les idées dansent où, quelque part en soi, en moi-même, est-ce dans ma tête, où s’agitent-elles, les idées ? Les livres bougent imperceptiblement : en accélérant par 275 la vitesse de défilement d’un film sûr et certain qu’on les verrait se filer des gnons.

Les livres traversent les fleuves.

Les volumes, qui n’ont aucune valeur de par eux-mêmes ni du fait d’être livres (il y a 275 fois plus de livres nuls ou ignobles que de grands livres), se bastonnent, ça y va, fissa, ou, ça tabasse.

Les livres s’échangent des coups d’œil furtifs sous la grande carotte éteinte, attendent en soufflant dans leurs doigts gourds qu’ouvre l’officine où ils iront acheter, qui ses feuilles à rouler, qui sa cartouche de cancer.

Les livres, vous le croirez, ça, beuglent en s’éraillant des chansons politiques.

 

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