Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2006-05-08 | Page d'accueil | 2006-05-10 »

mardi, 09 mai 2006

Psaume sur magnétophone

    Quand on trouve, dans le texte d'un roman en langue anglaise, un verset de la Bible dont chaque mot a son importance, on le traduit fidèlement. Puis, pris d'un scrupule (et d'une curiosité légitime), je vérifie la source (Psaume 51, quatorzième verset), et je m'aperçois qu'aucune des traductions françaises consultées ne mentionne une idée pourtant essentielle dans la version anglaise (la culpabilité).

Ne connaissant pas le texte original, et n'étant nullement compétent pour trancher en ces matières qui font s'arracher les cheveux à des milliers d'érudits depuis les siècles des siècles, je me trouve confronté à un dilemme : garder la version française la plus attestée, pour que les lecteurs français qui connaîtraient le texte puissent identifier la source ; traduire le texte anglais très fidèlement, pour ne pas perdre cette idée de culpabilité, qui s'inscrit dans un jeu d'échos essentiel dans l'ensemble du roman. Bien sûr, la deuxième solution est la moins mauvaise, mais il faudrait pouvoir donner la référence et s'expliquer de ce choix dans une note de bas de page, ce que jamais l'éditeur n'acceptera (d'autant qu'ils ne me connaissent pas encore, au Seuil, mais s'ils m'autorisent cela, ils n'ont pas fini d'en baver (voyez, à titre d'exemple, cette note qui ne devait faire, dans mon esprit, que trois ou quatre lignes [pour ne rien dire des commentaires (pas moins de quinze moins de vingt-quatre heures après la rédaction de ce billet)])).

22:05 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (15)

Délices & supplices du traducteur

    Plus c'est beau, plus c'est coton.

 

13:43 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (4)

XXVII

    Le 13 avril 1939, Samuel Barclay Beckett fêtait ses trente-trois ans avec un mois d'avance, et n'osa toutefois pas parodier la Cène, au cours du repas d'anniversaire auquel il n'avait pas invité ses meilleurs amis, de crainte que l'un d'entre eux n'ait le regard acéré de Judas. William Barker Lymer mourait à Hawaï, à cinquante-cinq ans, pour être aussitôt oublié ; pour son enterrement, ils étaient cent treize à table. Le 13 avril 1939, pendant que Samuel B. se préparait à se remettre d'une mémorable gueule de bois, naissait Seamus Justin Heaney, poète irlandais qui reçut le Prix Nobel en 1995, vingt-six ans après son illustre et dublinois prédécesseur.

13:05 Publié dans Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B. | Lien permanent | Commentaires (0)

Trouées, 2 : Le grand Bé

medium_saint_malo_13a.jpg

 

    La mère de l'illustre écrivain ressentit les premières douleurs sur le grand Bé (la légende voulant qu'il y naquit).

Vous saluerez, de ma part, la pomme, la pipe et la colombe.

11:15 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (10)

Pont de Lussac

medium_iii_lussac_7.2.jpg
    D'un pont médiéval du quinzième siècle qui permettait d'accéder au château ne restent que cinq piles, dont trois sont encore immergées. Cette vue est un assez joli symbole de l'expérience du voyageur curieux dans cette petite ville de Vienne, car qui cherche le Musée de la Préhistoire, censément situé dans un hôtel particulier du XVIème siècle, ne pourra nullement le trouver. Le "Musée" est fléché mais introuvable (même en s'aidant du plan de la commune proche de l'église), et ce sans qu'aucun habitant ne soit capable de vous dire s'il s'agit du musée que vous cherchez ni même où se trouve "le musée" (n'importe lequel).
Nous avons croisé un couple de quinquagénaires qui, nous prenant pour des Lussacois (?), nous ont demandé, pour leur part, où avait lieu la "Fête des Bisons". Est-ce que j'ai une gueule à aller à la fête des Bisons ? Je suppose que oui.

09:40 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne