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dimanche, 24 septembre 2006
Difficile, II
Passée la pluie, plus rien de très probant, rien à se mettre sous la dent, et seul le soleil orangé qui berce les feuilles lourdes d'une lumière terrifiante donne un peu de relief à ce jardin désolé, sous la peau, sous ma peau ce jardin désolé qui s'en va en lambeaux. Enfin, les charognards auront belle gueule. Je n'aime rien tant que guetter les vautours, et plonger mes yeux dans le regard tendre et farouche du gypaète.
20:40 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (0)
Difficile
19:39 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 22 septembre 2006
26
la voiture du
boulanger de Souvigny
tourne dans mes rêves
lui que je n'ai jamais vu
n'est-ce pas cher Alexis
22:30 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
jeudi, 21 septembre 2006
Peine-à-jouir
Titre du Monde de ce jour :
Lionel Jospin aurait confié vouloir briguer l'investiture socialiste pour 2007.
Pour le titre de cette note, j'ai hésité entre Tempête dans un verre d'eau et Un homme sans parole.
18:45 Publié dans Narines enfarinées | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : politique
Après avoir retranscrit le septuple trident de ce matin
Après avoir lu « Denudare » , que je viens de retranscrire, au bureau de l'université, et avant d'attaquer la journée de travail à proprement parler, est le troisième d'une série de poèmes que je compte écrire, incommodément et selon le principe des "poèmes de métro", mais au cours de mes trajets en bus de par la ville de Tours. Il s'agit d'un ensemble formé de sept tridents heptasyllabiques (3-5-3), dont chacun est composé mentalement entre deux arrêts puis retranscrit à l'arrêt suivant. Celui de ce matin a été composé mentalement et progressivement transcrit à la main, au dos d'une feuille de prêt de la bibliothèque universitaire, entre 8 h 01, heure à laquelle j'ai payé mon ticket de bus (1,20 euro, avec deux pièces de 50 centimes, une de 10, trois de 2 et quatre d'un centime) puis me suis installé dans un siège vacant, et 8 h 09, heure à laquelle je suis descendu, place Anatole-France. La durée de composition (huit minutes) est plutôt brève, de sorte qu'il faut sans doute modérer l'affirmation contenue dans le quatrième trident :
sur le pont
j'aurais tout le temps
d'un sonnet
Toutefois, j'envisage d'écrire des poèmes de forme variée, afin de tenir compte des embouteillages qui peuvent intervenir entre certains arrêts, et non entre d'autres. J'envisage aussi de rentrer chez moi par d'autres lignes, et notamment la 9, qui, pour rallonger un peu tant le trajet que la promenade pédestre, permettrait un plus grand nombre de vers (de strophes, de tridents, etc.), avec, certainement un renouveau du regard.
.......................
10:10 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
Après avoir lu « Denudare »
chopin
monde clos
sur ta bouche froide
le silence
iut
tard venu
rêve somnambule
de sa mort
passerelle
dans la vitre
le reflet tardif
d'une faute
mirabeau
sur le pont
j'aurais tout le temps
d'un sonnet
château
vous dormez
sans même songer
au mutisme
voltaire
champ de dents
sur le pont Wilson
les drapeaux
anatole
au silence
revenir toujours
c'est un monde
08:20 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
25
zoo de Beauval
monde ouvert sur des grillages
enfants bouche bée
mon pantalon élimé
accapare le poème
06:30 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Balzac 00.03

03:30 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
mercredi, 20 septembre 2006
24
une belle fille
place René Coty passe
un coup de vent brusque
décoiffe les ambitions
sensuelles des chalands
15:20 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ligérienne
Fous de façade
Fragiles
récifs des temps
anciens -
narrés par des fous de fa-
çade
osant tout sur sofa
immergés en eux-mêmes -
sortez de l'eau !
Bue la mer
on se repose dans les
nues.
13:00 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Littérature
* Polymères yaourts
Dans le frigo, elle a placé des polymères :
Que faire des yaourts ? Les manger tous les neuf ?
Les abricots, tu connais leur saveur amère
À présent que le temps joue les intérimaires.
11:00 Publié dans Rimes quartes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie
Cluster
Sofia Scicolone dite Sophia Loren naquit le 20 septembre 1934. Le lendemain, c'était au tour de Leonard Cohen.
... and one by one / the guests arrive ...
10:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (1)
Balzac 00.02

09:09 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Littérature
mardi, 19 septembre 2006
Pas si lointain
Le 19 septembre 1831 eut lieu en Cour des pairs le procès de l’école libre. Plusieurs de ses amis vinrent soutenir Montalembert. Parmi eux se trouvait Victor Hugo.
20:20 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Impatience—s
université
le soleil
brûle l'avenue
court sueur
anatole france
au bureau
j'ai oublié mon
parapluie
voltaire
long fil blanc
serai-je maniaque
pour Ariane ?
château de tours
parapet
derrière luit la
Loire folle
mirabeau
bouchon sur
le pont calciné
nerfs à vif
passerelle
pas la peine
de freiner au peu
que je chante
iut
lui lunettes
sa casquette carreaux
lignes vertes
chopin
grands ciseaux
découpent-ils le
ciel de lit
ronsard
19:34 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
Les Douceu

18:31 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Quelques explications
Ce matin, j'ai commencé, à l'arrêt de bus, à écrire une série de poèmes très brefs en croisant la forme du trident (inventée par Jacques Roubaud, voir Tokyo infra-ordinaire) et le système des "poèmes de métro" de Jacques Jouet. Toutefois, comme je m'étais trompé de bus (tant j'étais occupé à faire mumuse poétique), le poème prit, en cours de route, une tout autre tournure, dont atteste le poème en huit tridents composé entre 9 h 55 et 10 h 10 sur une feuille de papier, avec un bic noir, et que j'ai publié en milieu d'après-midi (Tridents multi-bus). Il aurait d'ailleurs dû figurer dans la rubrique des Diableries manuelles, et pas seulement dans cette nouvelle série de textes intitulée Fil bleu.
Je compte, sur le chemin du retour, prendre le bus 8 (je ne pourrai pas me tromper, cette fois-ci) et composer le jumeau de ce poème pluvieux et grisonnant. Aussi, contrairement à mon habitude, je donne ici quelques éléments d'explication à l'intérieur même de la nouvelle rubrique.
16:39 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0)
Trident multi-bus
arrêt
ce n'est pas
vraiment évident
avec l'eau
chopin
parapluie
dégoulinant sur
mon cartable
iut
jeune fille
monte à l'I.U.T.
japonaise ?
passerelle
suie suante
qui suinte en tous sens
sur la ville
mirabeau
je me suis
trompé choisissant
le bus 11
ursulines
sous la pluie
je cours jusqu'au bus
électrique
cathédrale
c'est comme un
taxi qui m'emmène
rue Zola
rue Zola
enfin je
remonte la rue
Nationale
université
15:55 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Poésie
Et basta !
Histoire d'illustrer ce qu'on disait hier :
Les deux hommes se redressent mais ne vous saluent pas (pourtant on a pris les devants). Ils s'essuient les mains à des chiffons, on suppose de l'essence dans le bac, par terre. La chenille de la Poclain, de leur côté, est calée par des bastaings, et le tambour est démonté. (François Bon. C'était toute une vie. Verdier, 1995, p. 37)
Je continue de ne pas savoir si cet emploi de l'impersonnel m'agace ou me séduit. Il me déroute. (Me rappelle des poèmes écrits quand j'étais adolescent. Mon père m'avait dit qu'il fallait que j'enlève certains des on...) De même, que penser, in fine, de ce style qui cherche à se faire passer pour très simple, dénudé, neutre, et qui manie aussi savamment les rimes internes ? Si l'on passe la dernière phrase au crible d'une analyse stylistique qui tient compte du rythme et des sonorités, on (!) s'aperçoit qu'outre le système de rimes croisées (Poclain/côté/bastaings/démonté), le rythme repose sur des tétramètres, que vient à peine nuancer, par rétraction, l'heptasyllabe central (8/4/7/8). Il faut au moins reconnaître que la rime Poclain/bastaings n'est pas banale !
12:10 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
— Chimères de bruine
Le pull ôté, il a faciès d'enterrement
Et donne libre cours à de vaines chimères :
Tombe la bruine, ou passe ici plus rarement
La T.A. des mariés, brodée de parements.
09:30 Publié dans Rimes quartes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
Comme à Gravelotte
En rentrant de l'école, je me suis resservi un café pour m’échauffer (vent et bruine à l'appel). Un accenteur dans la cour grattait le gravier à la recherche d'insectes que je ne voyais pas. Une voiture est passée en trombe : la mère de Dylan, pharamineusement.
08:49 Publié dans ABC*ACB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
23
Jardins de Valmer :
des sculptures de tous styles
émaillent l'espace,
tricot de vert et de ferraille.
Un bourdon tète les figues.
07:25 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Ode au rosalbin

J'aime, ô combien !
Avec sa roseur colombine -
Le cacatoès rosalbin
Comme roulé dans la farine.
Roses serins,
Vous cacatoès rosalbins,
Yeux passés à l'utra-marine,
Gesticulant comme Lubin
À faire pâlir Ororin -
Je vous aime, sachez combien !
05:15 Publié dans Diableries manuelles, Odelettes d'été | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
lundi, 18 septembre 2006
22
n'est plus défunt sous
la pluie ininterrompue
parfum de la menthe
la clef fanée j'ai du mal
à me faufiler chez moi
23:35 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Tatouolage
Les ailes du papillon en origami sont tatouées de Tutuola. Joies du recyclage, traduction bricolage.
18:09 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
Pierre fleury
(il y a sur l'arrière de la mairie un passage indiqué "réservé au personnel" mais que tout le monde emprunte,
un corridor carrelé tel qu'au temps de Fleury,
que seuls Lodève et les mordus de Saint-Simon connaissent encore)
François Bon. C'était toute une vie. Verdier, 1995, p. 32
Images, Tours, 13 janvier 2006.
17:21 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Macavouane
Voyez cet ara macavouane
"Peu estimé du public",
Mais pas bête à bouffer l'avoine
Auf einem Augenblick ;
Moins aimé que le calao
Qui tressaute sur sa branche
Et dont le plumage mao
Noircit d'encre notre dimanche.
16:29 Publié dans Diableries manuelles, Odelettes d'été | Lien permanent | Commentaires (1)
Lu au Parc Zoologique de Beauval
CYCLISTES,
n'oubliez pas d'enlever votre écarte-narines
avant d'entrer dans la cage des rhinocéros !
14:31 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (3)
Balzac 00.01

13:19 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ligérienne
Hiver manne
Tout en travaillant à corriger les épreuves des articles de la revue Commonwealth Essays & Studies (pour le n° 29.1.) – tâche ardue, pointilleuse mais également ingrate et systématique, qui demande de devenir presque aussi machinal que la machine – j’écoute les deux disques de Progression (Brad Mehldau Trio. Art of the Trio, volume 5, 2001), puis m’amuse à comparer cette version de River Man avec celle enregistrée trois ans plus tôt (Songs. Art of the Trio, volume 3, 1998), en fait moins véhémente (ou battante). D’aucuns n’aiment pas la musique de Brad Mehldau, qu’ils jugent romantique attardé ou que sais-je encore. C’est émouvant, pourtant, brûlant surtout, juste, d’une force imparable et tout en douceur. Pas un nuage de lassitude ne vient couvrir ces folies mesurées, cette douceur endiablée.
11:41 Publié dans 721, J'Aurai Zig-Zagué | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Jazz
On bon
Dans C’était toute une vie, François Bon use de l’impersonnel d’une curieuse façon. On, c’est, semble-t-il, souvent, le narrateur, écrivain animant des ateliers d’écriture à Lodève, quoi qu’il dise aussi je, parfois. Y aurait-il un « moi » réel et un « moi » fictionnel, passé au tamis du récit et ainsi désigné par un on dépersonnalisant ? Peut-être… L’usage fréquent du pronom impersonnel contribue aussi à la tonalité volontiers populaire du style : outrance du neutre, recours aux élisions ou aux tournures familières, et ce de manière très appuyée, par recherche d’effet.
11:00 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
Pereira du PRG
M. Hervé Mesnager, responsable du PRG dans le Loir-et-Cher, tient un blog vraiment personnel et courageux. Au moins, ce n'est pas la sauce fade et consensuelle servie dans la quasi-totalité des blogs d'élus...!
Il semblerait qu'il ait eu autrefois un autre blog sous le pseudonyme de Pereira, à cause de Pereira prétend, le très beau récit de Tabucchi (film (je ne sais plus de qui) à voir aussi).
Eh bien, figurez-vous que le Pereira du PRG prétend que pour entrer dans l'oeuvre de Lobo Antunes, il est tout à fait possible de commencer par le dernier... Euh... si l'on sait que j'admire beaucoup et ai lu avec délices la plupart des romans de Lobo Antunes mais que j'ai fini par renoncer à finir Bonsoir les choses d'ici-bas (après 500 pages quand même), on comprendra peut-être que je m'inscrive en faux contre ce conseil. Mais lire Lobo Antunes, oui, c'est incontournable ! Alors, par lequel commencer ? Un des deux EX peut-être : Explication des oiseaux ; Exhortation aux crocodiles (le plus beau mais sur le versant difficile, lire ramant...)
(Je ne parle presque jamais, ici, des autres blogs que je lis. Il faudra que je me décide à faire une liste de liens, un jour ou l'autre. Celui de M. Mesnager, hormis un titre peu imaginatif et l'absence totale d'italiques, mérite d'être découvert.)
09:55 Publié dans 1295 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Littérature, Ligérienne
: Figue du matin
D’un pas confiant (et de pointure 31)
Il écrase une figue – involontairement.
Sur le trottoir, l’amas couleur pierre d’alun
S’étale sous la pluie – cliquetis importun.
09:15 Publié dans Rimes quartes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Poésie

