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dimanche, 01 octobre 2006
Pin ès cieux

Ci-gît sous le si, avec les souffles des ifs et la parure des cyprès, une note longtemps tenue, que l'on entend encore et qui ne cesse de se dérober, de dévorer les vêtements des déesses, et l'idylle toujours se poursuit, d'une lyre habile, car vous verrez monter, aux cieux, la verdure qui prend son temps, de toute éternité. Ci-gît, sous un fa mirobolant, le faquin qui absorbe la durée, dont le dur désir emmure aussi le ciel
Quartier des poètes, 1er octobre 2006.
20:20 Publié dans Brille de mille yeux, Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ligérienne, Poésie
Hekleklak scouom nélieup
Si tout de même je finis par m'apercevoir que le premier des poèmes partait d'un nom commun (fort rare et jusqu'alors inconnu de moi) mais que les suivants sont tous, par l'acrostiche, hommages à des artistes, que dirai-je pour ma défense, ferai-je l'autruche, prendrai-je mes jambes à mon cou ? Au cou de qui se pendre, et quelle écharpe interminable attacher, fil à la patte, à la nuque d'Olympia Duncan, si cette adorée déjà s'enfuit au volant de sa Bugatti et si rien de rien n'arrive, aucune tragédie gli et glu, le grand combat toujours, toi cours toujours à faire le sourd !
19:05 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
Imat ol sherderbok
Jaillit si juste la voix
un instant entendue
l'instant d'après rebondit (
Il a l'art d'étreindre d'
embrasser les
nuages des rêves nouveaux)
Jaillit si joyeuse la voix
apparue disparue virevoltante dans le
ciel ;
offrande au dieu
boréalorygme.
18:41 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie, Afrique
Jeu de l'oie
La soubrette, cette petite oie, me sert un verre de bernache. Je bois à sa santé.
04:50 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 30 septembre 2006
Inhumation
Le 30 septembre 1808 était inhumé - au Panthéon s'il vous plaît - François Barthélémy, comte Béguinot.
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Gris de lire
... lorsque tout le monde eut dégrisé...
(David Bessis. Sprats. Allia, 2005, p. 10)
Cet emploi de dégriser comme un verbe intransitif, et avec le verbe avoir, n'est attesté dans aucun des dictionnaires que j'ai consultés. Alors, écart stylistique délibéré ou menue (curieuse) erreur d'auteur et d'éditeur ?
18:08 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Littérature
Sur la lune
Dors, toi qui as écrit
Ars grammatica.
Vois les nuages qui sommeillent.
Il pleut sur la lune.
Dors.
Bérénice a enroulé sa chevelure
Entière autour de tes
Silences.
Sprats :
Il pleut sur la Loire.
Songe.
17:00 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Ligérienne
Balzac 00.06

15:55 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Ode aux naïades
Jeudi matin.
Vous avez pour vous le solfège
Je n'ai que mes yeux pour pleurer
Nous nous perdons sur ce manège
Vous apprivoisez le solfège
Apprenant ce que vous serez
Je m'endormais dans l'herbe épaisse
Notre orchestre était au complet
Comme vous brisiez vos promesses
Sous l'orme dans la foule en liesse
Vous ferez donc comme il vous plaît
Le temps futur n'est pas de mise
Tous mes rabats amidonnés
Les bras en croix dans la Tamise
Je suis près de la mer promise
Un fou feint de s'en étonner
14:00 Publié dans Diableries manuelles, Fil bleu : Tridents & autres textes brefs, Odelettes d'été | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Poésie, Ligérienne
vendredi, 29 septembre 2006
Nubile
Quel plaisir de pleuvoir, dit-il avant de s'évanouir.
15:25 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
Vieille mienne blague
... des milliers de fois, peut-être...
Je boirais la mer et sa soutane.
Je mangerais un curé et ses poissons.
Tu ne t'en vantes pas, quand même ? (Qu'il neige...)
12:15 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (0)
Balzac 00.05

10:15 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
; Coulée chétive
Elle sera, coulée vite comme un sang neuf
Et, devenue chétive aux yeux de son ancêtre,
Certainement noueuse et pendue à son veuf,
Dormira. (La T.A. toujours fait son teuf-teuf.)
08:15 Publié dans Rimes quartes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie
Visions du 25 septembre
Lundi matin. Trident irrégulier.
colombier
métaphore
amère de mort
mi-bémol
maréchal juin
la monnaie
frissonne à l'oreille
du chauffeur
chopin
catabase
musique des sphères
à rebours
iut
de sa grâce
corsage lilas
yeux plissés
passerelle
regardez
cheveux d'araignée
seul solfège
il a son
pantalon bouffant
au manège
ce garçon
comme des milliers
de victimes
même pas
tout ce qu'un regard
noir allège
mirabeau
le feu de Flaubert
dans les terres nues de l'âme
retraite aux flambeaux
château de tours
de terreur
pris par la marée
de ces rimes
voltaire
sur mon siège
pas trop regardant
je conspire
anatole
06:10 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Littérature
jeudi, 28 septembre 2006
Balzac 00.04

22:00 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Littérature
Difficile, III
Vous m'assurez que la difficulté réside dans les sérigraphies et l'insuccès. Je vous certifie que ce qui me fait le plus de peine, c'est que les éditions Harpo& ne parviendront pas à poursuivre la publication de la collection "comme dix raies blanches". Rouge bouge, et la flamme d'une chandelle ne s'éteint jamais.
08:00 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Littérature
Comment le faire comprendre ?
Les touches D, H et Y de ce clavier blanc sont plutôt sales.
Bouffées de chaleur et angoisses à quatre heures du matin, et, levé, allongé sur un autre lit, je ne me rendormis pas, parcouru alors de suées froides, retournant divers sujets d'inquiétude. J'ai encore écrit une série de tridents, lundi matin dans le bus, mais je crois vraiment que ça n'intéresse que moi. C'est pourtant très apaisant. Trop personnel ?
En écrivant des carnets de ce genre, on est surtout tourné vers soi, dans la solitude.
06:40 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (6)
lundi, 25 septembre 2006
Journée prétendument sans voitures
Trident composé dans le bus 8, vendredi à 8 heures.
pluie encore
ce matin à peine
si je sais
vingt centimes
le ticket journée
sans voitures
nous filons
vers la passerelle
bétonnée
camion bleu
"Les Mains de Jardin"
nous dépasse
pluie en flèche
la Loire criblée
de mitraille
15 ovales
longs orange ou jaune
6 + 9
dans ces ambres
je pourrais écrire
un sonnet
augmenté
d'un vers comme ceux
de Samain
07:37 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Poésie

