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jeudi, 21 juin 2007
Pas de risque de suture
Rien de nocturne là-dedans. Juste mon humeur joueuse, rien qu'une gaillarde à danser.
Comme les plis de la main s'enfoncent, se creusent, je vois la lumière du ciel glacé gagner du terrain, et l'ombre s'affiner, se préciser, c'est-à-dire que la pénombre disparaît. En toute logique, non ? (Je ne devrais peut-être pas lire Le Navire de bois de Hans Henny Jahnn au compte-gouttes. À quand alors la trilogie entière ?)
Imaginez une voiture bondée avant même que l'on ait pu y glisser l'essentiel. Comment faire ?
Ce sont mots que le vent emporte. Ce sont des portes jaunes, à la peinture écaillée, dont je tourne le verrou pour me retrouver au chaud avec moi-même.
Pas de risque de suture.
08:54 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Littérature, écriture
mercredi, 20 juin 2007
Fausse commune
Ces piétons ont le temps pour eux
Passent dans le ciel les nuages
Roses, laiteux, orangés, bleus
Ou détachés du long sillage :
Ces piétons ont le temps pour eux.
Passent dans le ciel les nuages
En ce petit matin d'été
Qui dédore les esclavages :
L'attente du vent arrêté
Freine dans le vent les nuages.
En ce petit matin d'été
Rêvant de toi à la fenêtre
Le cycliste que j'ai guetté
J'ai vu traîner sa peine d'être
En ce petit matin d'été
Rêvant de toi à la fenêtre
J'entends les merles voltiger
De leurs trilles traînant leurs guêtres
À ne rien pouvoir exiger
Rêvant de toi à la fenêtre
J'entends les merles voltiger
Ces piétons ont le temps pour eux
Le lait au bol va se figer
Le sablier devient poreux
.......
Ces piétons ont le temps pour eux.
06:16 Publié dans Odelettes d'été | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Poésie
lundi, 18 juin 2007
... cassures
Des bordées d'ondées
des parenthèses de ressacs
cassures sous le vent qui frappe
cassures sous le vent qui cogne
cassures sous le vent qui danse
Les ténèbres terribles mugissent
des gueulantes de porteur d'eau
des goualantes de vieux cabot
cassures sous le vent féroce
vacarme du vent dans les branches
La main passe, trempée, sur les sourcils du monde
cassures sous le vent qui geint
cassures sous le vent qui rampe
La toile claque de sa fougue
gouffres amers de l'ignorance
des bordées d'ondées
cassures sous le vent qui hurle
cassures dans les ressacs
paix dans les débris
04:58 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie

