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dimanche, 07 octobre 2012
& - AND (Portraits, VII) — [202]
qui sait si la lune
est un ballon,lâché d'une cité fringante
dans le ciel—rempli d'êtres ravissants?
(et si toi et moi nous
y montions,s'ils
me prenaient te prenaient à bord de ce ballon,
eh bien
nous irions toujours plus haut avec ces êtres ravissants
plus haut que les maisons les clochers les nuages:
voguerions
de plus en plus loin jusqu'à une
cité fringante où personne n'est jamais allé,où
c'est
toujours le
Printemps)et tout le monde
est amoureux les fleurs cueillent les fleurs
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Version griffonnée vendredi. Puis beaucoup de cogitations (keen city, pretty people, parenthèses, surtout l'énoncé final flowers pick themselves)...
D'où cet encore-brouillon.
Mais le texte original : ici ou ici ou encore ici (chanté).
22:03 Publié dans Darts on a slate, tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 05 octobre 2012
50 Poems, 41 [529]
en t'élevant vers le silence le
silence vert et sa terre blanche
tu par (embrasse-moi) tiras
dehors dans le matin le
frais matin et son monde douillet
(embrasse-moi) tu partiras
vers le soleil radieux le beau
soleil radieux et sa clarté robuste
tu partiras (embrasse-moi
au fond de ta mémoire de ton
souvenir et bien dans ta mémoire
je) embrasse-moi (partirai)
Texte original du poème d'e.e. cummings ici, ici ou encore ici.
Rappel : j'essaie, outre tout le reste, de traduire un poème de cummings par jour.
23:05 Publié dans Darts on a slate, tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 04 octobre 2012
FINIS (Uncollected, 28) [878]
FINIS
Par-dessus les eaux paisibles
le jour tombe
la nuit monte
inonde le soleil couchant à la douce magnificence
En un salut doré
lancé fièrement à l'ouest
pendant que le crépuscule blême
vacil-
lant vi-
re aux
Ténèbres
advient l'appel gracieux des dernières lueurs
Appel à la quiétude
ainsi quand la vie viendra à manquer
Puissé-je debout sur les
rivages
du dieu
éternel voir mon soleil couchant
Inonder le ciel
par-dessus les eaux paisibles
21:56 Publié dans Darts on a slate, tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 03 octobre 2012
Tulips and Chimneys - POST IMPRESSIONS, XI [114]
je vais proférer un arbre,Personne
ne m’en empêchera
mais pour commencer
la terre ,l’impitoyable obscurité orale
qui bouillonne de tout son instinct ténu
je veux faire
un
rêve
je
pense rêver de roses et
le printemps lui apportera
des lombrics grouillant dans la glaise.
(puis à force
de grimper
sur des muscles hauts et précautionneux
je me fondrai dans un silence nerveux et précis….Mais pour commencer
toi)
appuie un peu pour
commencer,ce seront des feuilles
et appuie un peu plus fort
des roses
juste un peu plus fort
pour finir nous
sur cette flamme ce râle d’immense net
pesant baiser humide grimpant hideux de nos
larges
hanches
menues,O
.appuie
des lombrics grouillant dans la glaise
Texte original ici.
14:44 Publié dans Darts on a slate, tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 02 octobre 2012
ITEM (is 5) [241]
ô cet homme est si
Serveur
cette;femme est
veuillez fermer cette
la moue Et sourire narquois affectueux
pyramides interminables,de serviettes
(cet homme est oh si las de cette
une porte s’ouvre seule
femme.)ils pour ainsi dire ont
été Amoureux?
maintenant
elle ouvre trop grand la bouche
et:s’attaque à son Homard sans
pattes mêlées sous la
pitié.
(fin des hors d’œuvre)
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Frustration de ne pas avoir rendu avec force la chaîne WaiterAndLoveLobster. (ServeurEtAmoureuxHomard, ce n'est pas folichon.) Pour l'"exit" du dernier vers, hésité à mettre carrément "tchao les hors d'oeuvre". Et le o/oh est un sème au transfert insoluble.
17:55 Publié dans Darts on a slate, tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 01 octobre 2012
Tulips & Chimneys - Portraits, VII [75]
d’évidents invisibles
exquis le vol planant
près des sombres portails
des yeux peinés d’une fille
sincèrement étonnés
une pose une blessure
sublime retenue
la bouche précise d’un garçon
désormais penche la tête de faune
désormais la fleur intime rêve
de lèvres qui s’écartent
sans bruit sur la syrinx
Crevé, j'étais à deux doigts de renoncer, dès le deuxième jour, à traduire régulièrement. Donc j'ai préféré choisir un poème "facile", et le traduire vite fait, quitte - j'espère - à le reprendre quand je m'apercevrai que, vraiment, ce premier jet est inqualifiable. Mais l'érotique (Mallarmé) n'en est pas rien.
Now off to bed...
21:57 Publié dans Darts on a slate, tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)
201-1000-1206
Il avait du mal à soupeser ces premiers mots d’octobre, ces premières heures du mois signant, au moins théoriquement, la fin de l’été. La voix qu’il écoutait, là, pourtant, était printanière, et le soleil contre la vitre sale de son bureau – lui aussi : printanier. Avoir commencé ce mois dont il souhaitait qu’il infléchît le cours de son travail – et peut-être, de ses projets d’écriture – en apprenant trois mots aussi rares qu’utiles (obèle, cotice et contre-cotice) n’était pas même un signe. Fallait-il les écrire en italiques, ici ? La très jolie et très élégante jeune femme qui, au moment où il était entré dans le parking souterrain des bords de Loire, attachait son vélo en frôlant de la main sa très élégante et très jolie jupe pourpre ne lui avait pas évoqué sans raison ce nom d’oiseau quelque peu mystérieux et cocasse, le Cordon-bleu à joues rouges. On n’en trouvait plus, dans la péninsule. Avoir achevé, aux derniers feux de septembre (onze heures du soir, le feu était une lampe de chevet), La Première défaite de Santiago Amigorena ne l’empêcherait pas de n’en rien dire encore, et de placer plutôt son premier texte d’octobre sous le haut patronage d’une autre plume : Fabienne Raphoz.
09:40 Publié dans MAS, Pêle-mêle | Lien permanent | Commentaires (0)

