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mercredi, 14 janvier 2026
2026 ֍ Ritournelles, 2
Ce livre est celui qui va me donner le plus de fil à retordre, car que dire des earworms ?
J’aurais dû appeler ce livre Earworms.
La raison pour laquelle je l’ai intitulé Ritournelles, c’est en mémoire d’un vieux projet spectral jamais mené à bout – et jamais vraiment commencé à vrai dire – mais un titre en vaut un autre, on dira.
Earworm, la langue française n’a pas d’équivalent : c’est une mélodie ou un air qui vous asticote les oreilles, qui s’est immiscé dans votre tête et qui refuse d’en sortir.
Si je veux simplifier l’écriture des textes que j’ai prévu de pondre chaque mercredi de 2026, les textes de Ritournelles, ne dois-je pas tout simplement évoquer la chanson que j’ai ou que j’ai eue tout récemment dans la tête. À ce moment-là, c’est tout simple : il y a deux jours, je me suis mis à chantonner compulsivement une chanson du groupe Sparks (peut-être mon groupe préféré), une chanson dont je me suis rendu compte que j’en ignorais le titre (et pour cause, j’y viens). Voici mon sujet, chaque chose à sa place quoi.
Mais si je fais cela – me contenter d’évoquer la chanson que j’ai ou que j’ai eue tout récemment dans la tête – le hasard risque de mal faire les choses ; au départ je voulais parler de chansons significatives, écrire une sorte d’autobiographie par les chansons. Eh bien, ce sera pour plus tard, quand tu auras plus de temps. Ici ce sera peut-être déjà une autobiographie mal faite. Ça vaut mieux que le vide, surtout avec le risque de l’abandon des autres livres.
Avant-hier soir, donc, et hier derechef, j’ai écouté sur la platine, au salon, A Love Story, chanson de 2023. Tout venait du fait que je m’étais mis à chantonner, plus tôt, quelques vers de la chanson et le riff électronique qui ponctue chaque vers des couplets. Comme pour beaucoup de chansons de Sparks, c’est très facile de chanter quelques vers, mais le travail d’écriture qui consiste à construire des variations sur une trame répétitive rend très difficile de la connaître vraiment par cœur.
Cette chanson est une de mes préférées de l’album de 2023, qui m’avait un peu déçu. L’avoir dans la tête m’a poussé à écouter plus attentivement, et à mieux comprendre pourquoi elle s’intitule A Love Story : c’est un récit sous forme de discours (Ron Mael est un auteur vraiment fabuleux) et qui dessine les contours d’une relation probablement toxique et dissymétrique.
Et donc, aujourd’hui, en écrivant ce texte, je l’ai encore plus dans la tête – c’est fatal.
* *
*
Oui, je suis le genre de type qui, se promenant dans la rue ou juché sur son vélo, peut répéter quatre fois de suite, à l’imitation précise de la chanson d’origine :
Ain’t my thing / It’s her thing
Ain’t my thing / It’s her thing
Ain’t my thing / It’s her thing
Ain’t my thing / It’s her thing
11:42 Publié dans 2026 ֍ Ritournelles | Lien permanent | Commentaires (0)
Comme un(e) manche
Je travaille depuis 2 heures : un cours de 3e année, la reprise d’une traduction de Ngũgĩ wa Thiong'o, la relecture de quelques poèmes de Jack Mapanje pour un autre projet. Et donc pause : j’ouvre l’appli Hanafuda Koi-Koi. Tout pour ne pas me remettre à l’autre énorme traduction, hein. Après une pub pour une boîte de merde genre Shein, l’appli « recherche un adversaire », qu’elle finit par trouver (un pseudo en caractères japonais, illisible pour moi donc).
Trois chrysanthèmes dans la rivière, dont le ruban et la coupe de saké. L’adversaire s’étant saisi de la grue et de la lune après deux prises, je n’en mène pas large. Et sur mon clavier la barre d’espace est rétive, depuis plusieurs semaines déjà. C’est coton car j’écris le texte tout en jouant ; or, on ne dispose que de 60 secondes pour chaque tour. À la troisième prise, j’attrape les chrysanthèmes ; oui, mais l’adversaire attrape son troisième ruban calligraphié, relançant (imprudemment ? nous verrons). Oui, c’était imprudent : à l’avant-dernière prise je marque 1 point pour les plaines (ou fleurs) et 5 points pour le saké sous les cerisiers : 42 à 18.
Pour la manche 2, la lune et le rideau sont dans mon jeu. Je réussis à les poser dès les deux premiers tours, mais l’adversaire marque les 3 rubans bleus, relançant (imprudemment ? peut-être mais a-t-il le choix vu son déficit de points ?). Oui, c’était imprudent : à la cinquième prise, je marque les 6 points (doublés) des 3 lumières.
Pour la manche 3, je n’ai aucune carte posable. Mais je mène 54 à 6, espérons. La coupe de saké est dans la rivière mais je prends bientôt la lune. À la cinquième prise, l’adversaire, qui détient pourtant la carte du rideau, choisit, en piochant un chrysanthème, de prendre le ruban bleu et de marquer 1 seul point, pour relancer. C’était habile : au tour suivant, il prend le phénix et un autre ruban, pourrait marquer 16 points mais relance bien sûr. Imprudemment je me défais d’une fleur de pivoine (prolepse : oui, c’était une boulette car il me restait d'autres cartes et le seul ruban bleu non posé était celui de pivoine) ; comme de bien entendu l’adversaire prend le ruban de pivoine et la coupe de saké, marque 66 points en une seule manche. J’ai mal joué sur cette dernière manche. (Une manche comme un manche.)
On (j’) espère que je suis meilleur traducteur.
07:09 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)


