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vendredi, 08 septembre 2006

Écrit dans l’obscurité

7 septembre, neuf heures du soir.

Tout de même je veux écrire. Ces quatre chats criards me fatiguent. Je suis assis sur une chaise, au balcon : posture rare ici, si fréquente autrefois à Coppelia. (La résidence.)

Le peu de lumière que j’ai me vient d’un lointain lampadaire. Si j’étais gaucher, je ne cacherais pas le peu de lumière que j’ai. Tourne donc ta chaise, imbécile. Ta chaise rouge comme un chat. C’est vraiment s’abîmer les yeux, mais ces chats criards me fatiguent. M’usent le blanc. Quand passerai-je au verso ?

C’est fait.

J’y suis.

16:50 Publié dans Diableries manuelles, Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 05 septembre 2006

... sa difficulté à digérer les ravioles

    Grincement de la balancelle. Sève du cerisier, qui forme de petites grappes d'ambre. Le livre est parcouru d'ombres. Comme le vent lourd et moite se fait plus violent, l'homme perclus de douleurs étire ses jambes et suit du regard  les caractères minuscules. "Il me faudrait une loupe", se dit-il, importuné par les mouches. Ce qu'il ne veut pas s'avouer, c'est sa difficulté à digérer les ravioles.
 
(dimanche, dans l'après-midi) 

22:30 Publié dans Diableries manuelles | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 03 septembre 2006

Jardins de Valmer, 2

    Aristo et Alambic sont deux chiens (chiots ?) à pedigree, de race indéterminée pour moi qui n’y connais rien. Ils folâtrent dans les jambes d’une très jeune jument qui s’affole. Plus loin, David Vanorbeek, “sculpteur flamand autodidacte”, a ciselé une grande mante religieuse en barbelés, et divers autres insectes dans le labyrinthe sis sur la haute terrasse.

Arnaud Villé, photographe à Vouvray, expose vingt-neuf de ses images d’insectes, très belles macros, aux deux niveaux d’un ancien pigeonnier (?) – quinze à l’étage et quatorze au rez-de-jardin.

Un autre Arnaud Boisramé, lui aussi sculpteur sur ferraille, a le goût des calembours et a nommé une de ses miniatures “Sourire dent fer”.

Jean-Luc Goupil, lassé peut-être de jouer des tours à Ysengrin, combine ses insectes géants de manière astucieuse mais a la mauvaise idée, comme trop d’artistes contemporains, de donner, pour chacune de ses sculptures, une explication restreinte sur le cartouche, qui montre à quel point le “sens” si étroitement défini est conventionnel, bien-pensant, a partout traîné. Toutefois, son scolopendre, composé ou constitué de 35 couscoussières, avec 17 paires de pattes, est très réussi.

Nous avons bien sûr humé la lavande, et les fragrances inconnues des Ageratum. Nous n’avons pas revu Alcoolo et Artémis.

07:55 Publié dans 1295, Diableries manuelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Ligérienne