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vendredi, 05 mai 2006

Tu retrouves, avec la plume...

[Jets du jeudi]

 

    Tu retrouves, avec la plume, tes petits vices stylistiques, des tics que tu t'étonnes de retrouver si impeccablement intacts, après tant d'années, comme une vieille et propre chemise oubliée sous des sachets de lavande. Parmi tes nombreux dédoublements, il y a la main à plume et les doigts à clavier. Ce tic de tout à l'heure te rappelle l'époque lointaine où tu écrivais, influencé par les carnets de M. Songe, Sempiternel, quand je fus mort. On a vu pire.

 

 

[[[Ce texte a été écrit en note de bas de page à un texte qui sera publié demain.]]]

18:25 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (1)

Vignettes du vendredi, 6

    Ces trois derniers jours, il n'y eut que ton maudit Beckett.

Ah mais, pardon, il n'est pas à moi.

Ah ?

C'est comme ça, non ?

Sinon, tu ne remettrais pas des images ?

Et toi ta tournée ?

Brisons là.

17:35 Publié dans Narines enfarinées | Lien permanent | Commentaires (0)

Vignettes du vendredi, 4

    Dans le Monde d'hier daté d'aujourd'hui (je ne m'y ferai jamais), et que je lus en un peu plus d'une heure hier soir dans le train qui me ramenait à Tours, il y avait un entretien très intéressant avec Gore Vidal, dont je n'ai jamais lu la moindre ligne *, et qui me donne envie de mieux connaître son style et son approche assez personnelle, apparemment, des questions du réalisme et de la forme narrative.

 

 

* Dictionnaire des idées reçues, suite.

MuMM - N'en a jamais lu un traître mot.

16:25 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (9)

Vignettes du vendredi, 2

    Vivaldi, encore. Est-ce que je préfère l'allegro qui ouvre le concerto n°2 de l'Estro Armonico, ou le déchirant andante médian du concerto n°1 ? Question dénuée de sens.

16:05 Publié dans MUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : TRES GRANDE MUSIQUE

Vignettes du vendredi, 7

    On marche de travers comme un crabe.

Pas de parapluie, mais pas non plus de nom ; seulement quelques fredons, quelques laridondaines, quelques vilénies qui vous traversent le cerveau (mais on n'y peut mais).

Adieu, les vases bleues.

C'est mieux ainsi, dit-il en se levant pour aller se chausser et chercher son véhicule fraîchement vidangé dans une officine au nom adjectival et anglo-saxon.

15:40 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (1)

Vignettes du vendredi, 5

   La fuite en avant.

J'ai ramené de mon périple, hier, outre de nombreux projets de travail, plusieurs billets manuscrits qu'il faudrait recopier dans ces carnets, et voilà que je baguenaude à écrire de nouvelles notes. Il y a aussi une serviette pleine de textes très anciens que je me suis décidé à rapatrier ici la semaine dernière (ils gisaient dans un carton, dans la maison de mes parents).

Pour les notes d'hier, seront-ce les Jets du jeudi

15:29 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (3)

Vignettes du vendredi, 3

    Les deux livres reçus au courrier, aujourd'hui, sont la traduction de Wittgenstein's Mistress, par Martin Winckler (une édition originale parfaitement neuve, de l'époque où les livres de P.O.L. avaient des couvertures glacées, et parfois illustrées (ici une photo de John Foley qui n'est pas sans rapport avec la photographie de la couverture de l'édition américaine de Dalkey Archive : rivage, perte de vue mais pas de silhouette au loin)), car c'était veut lire, dans mon sillage, ce roman, une fois achevé Docteur Pasavento, et, achetée sur eBay, une édition originale mais un peu usée du Marchand d'oublies de Jacques Almira, un auteur dont le nom m'était familier mais dont je n'ai rien lu, et que j'ai acquise car le titre m'a mis en mémoire une très belle strophe d'Aragon*, qui, d'ailleurs, n'est pas absente du bref récit éponyme qui ouvre le livre.

L'exemplaire du Marchand d'oublies, que j'ai eu pour une bouchée de pain (c'est-à-dire, port compris, pour le prix de cinq baguettes bien cuites), arbore aussi une dédicace de l'auteur (pour D.M., en souhaitant lui faire plaisir). J'ai réduit, par discrétion, le nom à ses initiales, mais c'est le genre de dédicaces qui, émouvantes, emballent la machine à hypothèses : le dédicataire est-il mort ? n'avait-il plus de "plaisir" (en admettant qu'il en ait jamais eu) ? au vu de l'écho entre la dédicace et le thème du récit éponyme, ne s'agit-il pas de la dédicace standard offerte à tout lecteur ? ou, au contraire, l'auteur et ce D.M. étaient-ils proches ? intimes ?

 

*

Rien n'est plus à la même place

Et l'eau des fontaines Wallace

Pleure après le marchand d'oublies

Qui criait Le plaisir, mesdames !

Quand les pianos faisaient des gammes

Dans les salons à panoplies.

 

15:20 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (2)

Vignettes du vendredi, 1

    Il y a une heure à passer avant d'aller rechercher, sous la pluie et sans parapluie, la voiture, qui subit sa vidange annuelle. Le trajet de retour, par le bus 9, qui fait passer par mille recoins du quartier Saint Symphorien, donne l'impression d'un jeu de pistes ou d'une visite de labyrinthe, ce qui me rappelait, tandis que je lisais l'une des dix nouvelles du Marchand d'oublies, les trajets du bus A de Bordeaux à Plume-la-Poule, entre 1991 et 1994 (mais, en août dernier, nous découvrîmes que les lignes de bus de la communauté urbaine de Bordeaux avaient rebaptisées et renumérotées (et j'eus ma cinquième tristesse d'Olympio )).

15:08 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Ligérienne

XXIII

    Le zéhéros n’est pas n’importe qui. Qu’un certain Zero Mostel ait voulu réaliser une adaptation cinématographique d’En attendant Godot (et que Beckett ait refusé), semble inimaginable, trop beau pour être faux. Emily Dickinson avait le sang glacé, zéro aux os. Que l’on me pèle une poire Williams.

13:05 Publié dans Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B. | Lien permanent | Commentaires (0)