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mardi, 10 octobre 2006
Boucherie Tillet
19:05 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Nargue orange
C'est un jour d'images, où la vue se substitue aux choses lues ; le long de la Loire, sur les bancs nous nous affalons, vautrons, épanchons, de but en blanc lisons mais surtout matons. Docile, l'air se laisse humer. Docile aussi, la libellule que l'on voit passer près du cormoran impassible nous parle de mondes rêvés, de vies impossibles, dans des gabares, au bord de la Loire. Si on vivait au jardin, à dormir à la belle étoile, à se démener pour survivre, ce serait une autre affaire.
17:55 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie, Traduction
64, rue Losserand

Merveilles de la vie boisée, de la voix ligneuse,

comme une sirène n'y voit que du feu,


16:17 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Ligérienne
Placis de la Lamproie

13:33 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Oranges #991

À peine croisés, les trois étudiants espagnols s'en allaient vers la ville, tandis que je les regardais s'éloigner, attentif à la brise qui me défrisait la veste et repliait l'affichette orange scotchée à même le métal. Les grilles ouvertes, cette invitation au voyage, de part et d'autre de la passerelle le trafic incessant invite au voyeurisme. Le sac à dos a-t-il définitivement supplanté le cartable (ou la serviette) ? La fenêtre répond à la balustrade : Vous me verrez venir de loin.
À peine se sont-elles croisées du regard que le vent emporte leurs paroles, dont le souffle ambré cet hiver nous glacera l'échine.
13:10 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne
Compote sentencieuse
Les doigts roux d'avoir coupé les pommes que mes parents nous ont amenées vendredi, le regard embrumé d'avoir remué ces mêmes pommes semi-cuites après le premier tiers de cuisson, les mains légèrement gluantes malgré l'eau très chaude et le savon, l'esprit vaguement oxydé, je note ici quelques mots, comme une pierre sur le chemin, sans pour autant, de rien, me sentir coupable.
09:19 Publié dans ABC*ACB | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie

