« 2007-01-10 | Page d'accueil
| 2007-01-12 »
jeudi, 11 janvier 2007
XXVIII :
Hectic, alias Krana, dû me jouer un pur tour de salopard. Aujourd'hui, oui, ce matin même, à 2 heures 28, j'ai reçu un e-mail (du spam sexuel) dont l'auteur présumé était Samuel Butler. Est-ce un coup de ce terrible Krana qui plane au-dessus de mes rêves ? Je n'ai découvert le spam délictueux qu'à onze heures, mais je reste convaincu que le cauchemar qui m'a réveillé cette nuit devait avoir partie liée avec cette nouvelle supercherie, cette énième embobinade. Comment m'en sortir, alors ? Dois-je supputer que les jumeaux maléfiques, se lassant d'errer dans les limbes de l'inexpression, me tenaillent pour que je reprenne le récit de leurs aventures, ou suis-je seul à m'enferrer dans ces folies qui n'intéressent plus personne ? Reprendre toutefois.
16:00 Publié dans Voici venir Samuel B. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
Concurrence déloyale
Par une ordonnance du 11 janvier 1120, Geoffroi II de Lèves concilia les chanoines de Saint-Maurice, qui se plaignaient que la nouvelle église de Josaphat, construite dans leur paroisse de Saint-Lazare, à Lèves, écartait leurs paroissiens.
Bonus :
Il pleut à sceaux. Josaphat en Eure-et-Loir, et les autres.
12:10 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Histoire
À-pics
Montagnes muettes
Ô massives muettes montagnes
Voici les pics
Voici les fleurs
les mouflons neigeux qui festoient
la verdure de neige
Montagnes d'où jaillies
blancheur contre le marbre
blancheur contre la neige
Montagnes d'où jaillies
blancheur
blancheur folle blancheur folâtre
blancheur comme la nuit
blancheur contre la neige
blancheur contre l'écume blanche
Montagnes marées avalanches
Ô massives muettes vieilles
et jeunes muettes montagnes !
11:20 Publié dans MUS | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Poésie
« une allure raide »
Cette jeune fille est très jolie, des yeux remarquables, et de très beaux cheveux, mais il lui manque juste l’once de distinction qui la rendrait vraiment et définitivement séduisante. Aucune hirondelle, en janvier, ne vient cogner au carreau, ni se poser sur l’une des rambardes de la passerelle de béton gris, aussi je préfère observer discrètement cette jeune fille, dont la voix pleine de douceur dément l’allure moins distinguée. Trois magnolias dont les branches frissonnent ferment le regard avant l’étroite venelle qui mène au mûrier magnifique, et le flot incessant, ininterrompu, des voitures continue son crincrin assourdissant d’être aussi sourd et bourdonnant. La jeune fille s’est évanouie, bien sûr. Il reste à attendre avril, le retour des hirondelles dangereusement proches du carreau ou posées furtivement – le temps d’être dérangées par un sac à dos, une secrétaire ou un professeur chenu – sur l’une des rambardes de la passerelle de béton gris. Un fantôme furtif fait se lever le soleil, et s’éloigne d’un air emprunté, mal assuré.
08:00 Publié dans Zoozéro | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature, Ligérienne, écriture

