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vendredi, 23 septembre 2011
Petites nèfles encore
Tout ce qui n'est pas en gris est manuscrit. 22 septembre, 15 h 10.
Les lieux, le papier, le cerveau qui tourne sans arrêt. (Comme la grande grue orange, que j'entends tourner manoeuvrer, fenêtres ouvertes.) Une guêpe indolente tourne autour de l'ordinateur, je n'écris plus à la main (15 h 50).
Le matin dans le bureau la bibliothèque, le début de l'après-midi au bureau de la chambre, maintenant dans le séjour. Guêpe, bruits du chantier, grue encore en rotation. Trois brefs poèmes de Guillevic traduits, ça aussi c'est un chantier.
La somme des textes que j'écris doit comporter un nombre statistiquement élevé d'occurrences des mots grue et néflier.
L'idée de la semaine serait d'écrire des textes dont une partie serait publiée en blanc : sans copier-coller, aucun moyen de les lire en entier. (Idiote, ton idée.)
04:00 Publié dans Aujourd'hier, Diableries manuelles | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 22 septembre 2011
« Ain’t done with smoke and mirrors »
Dans la buanderie. Dix-huit mouchoirs, une serviette.
Dans le casier, à mon nom. Trois classiques américains, un de James, deux de Mailer.
Au-dessus de la poubelle. Un yucca, qui m’a piqué au visage. (Hier.)
Deux chansons différentes, qui se mixent. Dans ma tête. (Etincelles.)
Remplissage. Cinq livres dont le tome 1 de 1Q84. (Une pile sur une pile.)
Et sur la table de la cuisine, de mémoire, sept miettes de pain, un saladier, une boîte à chaussures pour stocker ail et oignon, trois bocaux de confiture entamés
La ponctuation, poésie à soi, nous sauvera.
12:12 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 21 septembre 2011
Baa baa blaaack sheeep !
Ce matin, j'ai mis à Oméga des chaussettes aux motifs d'onomatopées.
Pour mon cours sur American Pastoral, j'ai arboré un t-shirt Kukuxumusu vert néflier représentant un mouton en scooter. ........... Les trois ronds moutonnants de fumée issus du pot d'échappement font BÊÊ !
Nathan Zuckerman a les mêmes initiales que la Nouvelle-Zélande, pays des agneaux. (La mâchoire en avant, heu heu.)
17:50 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 20 septembre 2011
Trois grains de riz
Du café, du thé maintenant (l’ordinateur vrombit à fond), et le travail avance malgré tout, entre distractions d’ordre lexicologique et fous rires culinaires au second degré (en particulier tout ce qui touche aux falafels, désormais).
Il est temps de citer ici un passage d’une grande valeur épigraphique :
« J’écris sans savoir vraiment ce que je veux dire. Sans préméditation. Pour reprendre pied. »
C’est dans le très beau petit livre de Thomas Vinau, Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (Alma, 2011, p. 81). Il est essentiel de mettre partout son grain de sel. La cuisine n’attend pas, aussi celle des mots. Laissé trop longtemps tout en plan, comme une paillasse où pourriraient des épluchures. Nettoyer, trier, classer, ordonner è mettre aux ordures (aussi).
Penser/classer : les nombreuses rubriques dans lesquelles s’accumulent ces billets, courts chapitres, sont, on a du mal à le croire, à l’admettre, un premier pas. Et je dois ajouter ici (pour reprendre pied ?) que je sais seulement depuis deux jours, après avoir regardé avec Oméga le globe lumineux (offert il y a longtemps à son frère aîné et) où se trouvent dessinés et répertoriés pas moins de 263 animaux, et lu la mini-encyclopédie qui sert de guide d’accompagnement du globe en question, que l’onagre est « une hémione qui ne vit plus qu’en Iran ». Je continue de citer : « Ces animaux se situent entre les ânes et les chevaux. L’onagre a un pelage jaune-brun ; son signe distinctif sont ses sabots aux bords noirs. Sa raie va jusqu’à l’extrémité de sa queue. »
C’est à regret que je dois noter que cet animal porte le n° 60 (ni 59, ni 77, ni 87), et que le koulan, animal voisin auquel la notice du guide renvoie également, porte le n° 38.
Amplification. Toute cette digression ouvre des horizons, notamment un nouveau départ pour la rubrique avortée Zoozéro. Le nombre 263 permet d’envisager l’écriture d’une nouvelle série d’onzains (2-6-3). Entre autres. Et sans oublier d’aller de l’avant, avancer toujours, penser/classer sans penser classer.
16:17 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)
In memoriam Opalka
Tout de même, frétillements. Nelly, hier – « quand est-ce que tu vas écrire un roman au lieu d’écrire des conneries dans Touraine sereine ? »
(Mais voyons, il y a une vraie dignité à ne pas être Dalibor Frioux, Mazarine Pingeot, Alexis Jenni.
Petits piètres minables.)
――― Comment faire comprendre ça, à Nelly à d’autres ?
Ambitieux, pour qualifier une personne ou un projet ― péjoratif, mélioratif !...
Il est bien plus honorable de ne pas bouger de son sofa, à compter les frétillements.
09:13 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 19 septembre 2011
Nec plus ultra
Lueurs brèves et brume, dès le matin. Le n effacé du clavier témoigne de pressions plus fortes (par qui ?) près de la barre d'espace, ou de la touche alternant virgule et point d'interrogation ― ou bien d'une malfaçon lors de la fabrication ? Je crois qu'un lipogramme en n ne serait pas de tout repos. ۩Colombages me fixent. Mauvais film. Fin.
09:20 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)

