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dimanche, 05 octobre 2014
Sic transit
Nouvelle forme inventée, le poème écrit en marchant (celui-ci, et le suivant, sur le chemin de la boulangerie aujourd'hui), et plus précisément, comme l'ordonnancement a fini par y aboutir, le sonnet écrit en marchant, que je nomme donc sautnet. [Par sauts et à gambades.] Composition complexe malgré la marche (le trot sur le trottoir), avec notamment recherche maximale d'hétérométrie. Entre autres. Et ajout de liens après recopiage.
coings pourris
durs comme des rocs
le groin des porcs
dans l'habitacle de la terre
rien n'arrête la mort
tout frotte
sous la sève
la mâchoire qui te serre
fort
de ses crocs
tes mots = des scories
la voix est morte
rien n'arrête
la pourriture dure
.
12:10 Publié dans Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 04 octobre 2014
Après des mois et des mois...
Après des mois et des mois
ce défilé des Tonkinois
la redingote du bourgeois
avaler les drames chinois
les drames en trois
J'ai vu quatre-vingts fois
murmurer le fredon d'autrefois
nos parties de plaisir, les bois
l'opérette tant de fois
On pavanera (pour pavois)
on traverse l'eau sept fois
trace à travers bois
Chinois adossés aux parois
J'aperçois
un peu narquois
un chant d'ois
eau au-dessus des balles chinois
es sur les tuniques des Chinois
Ça ne te va pas bien, le hâle tonkinois
17:41 Publié dans Centons du jeu de dés | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 02 octobre 2014
... la chiffonnette sur l'écran....
„Es ist ein Leben, das nichts verloren und vergessen hat, ein Leben, das sich versammelte, da es verging.“
la chiffonnette sur l'écran de l'ordinateur Acer, le verrou Bricard tourné, les deux volumes blancs en marge, la porte-fenêtre qui grince, le type qui bronze en écrivant, la malédiction des mélancolies, tout ce temps à rattraper, ces pages noircies qui ne font que retarder la jouissance,
un monde à redire,
le verrou, le volume, la lingette, le bronzage imparfait, un mélancolique qui s'accouple, tout ce temps à rattraper, pages enfumées fumeuses ne dissimulant pas
la mémoire de la mort,
ces pages noircies grises tristes qui ne font que retarder
la mort de la mémoire,
j'osai l'antimétabole
une vie perdue, une vie sans oubli, sans pages à noircir pour ne pas retarder ce qui n'adviendra pas.
11:27 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (0)

