« lun. 29 sept. - dim. 05 oct. | Page d'accueil
| lun. 13 oct. - dim. 19 oct. »
dimanche, 12 octobre 2014
Poème à danser
Pour Marie-Aude.
dans le noir de la cave
dans le ventre du temps
sous le flot glougloutant
les mots debout les braves
la passerelle un crâne
son langage s'apprend
quatre pies sont à cran
et le vent à leur traîne
un chat siamois guette
yeux d'azur myosotis
l'ombre d'ombellifères
et dans le clapotis
de ce calorifère
(mon crâne) s'enchevêtre
.
20:10 Publié dans Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 07 octobre 2014
Que disent les arbres
et donc que disent les arbres
sous la pluie qui revigore
même le sable
le vent essore
un froissement
étouffe à peine
un bâillement
la pluie ravive à perdre haleine
ce flot de paroles
arbres vous chuchotez
rien ne se donne aisément
chaque jour je retourne à l'école
chanter d'autres motets
avec pour tout feuillage un idiot zézaiement
.
18:16 Publié dans Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)
Avions
Votre vacarme recouvre Wagner,
atroces avions puants —•—
Votre kérosène qui schlingue
sous votre carcasse carlingue,
Ô cadavres dégueulasses,
Empuantit tout le sublime
d'un salon ensoleillé
où —•— travaillant, même en vers je
ne vous embaume.
2 octobre
17:42 Publié dans Vains neuvains | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 06 octobre 2014
La Mémoire et l'automne
Aux noces de l'autre octobre,
De saisonniers jamais sobres,
La mémoire tend les bras
Par analogies impropres.
Pour tirer tout ce fatras
– La parade du tétras
Sous d'austères candélabres –
Elle grime avec du gras
Le passé qui se délabre,
Le futur d'un hiver âpre.
Ni à l'amble ni au trot
La mémoire, palefroi
Pitbull, saisit dans ses crocs
Le futur d'un hiver froid.
.
Pour le précédent sautnet, j'avais improvisé en cours de route un sonnet. Pour celui-ci, composé sur le chemin du retour (dimanche vers onze heures), l'idée des rimes avec assonances et inversions est venue dès le premier vers, ainsi que d'un sonnet plus classique de structure. Le premier vers du précédent est venu au moment où je tapai du pied contre un coing pourri, jaune pectiné de brun. Celui-ci est plus abstrait, mais les “noces” ont mis quelque temps à s'imposer.
12:17 Publié dans Aujourd'hier, Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)

