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jeudi, 23 juillet 2026

Embarqué-es pour une (re)lecture

23 juillet

 

Ce soir j’ai commencé ma (re)lecture des Misérables.

Contexte : notre ami E° souhaitant lire le roman, nous avons eu l’idée – comme l’envie nous en titillait depuis quelque temps aussi – de le relire, Claire et moi. C’est notre ami É* qui nous en a aussi donné l’idée, car il ne l’avait jamais lu et en est sorti émerveillé l’an dernier… émerveillé et étonné, car il ne s’attendait « pas du tout à ça ».

Claire l’a également commencé ce soir, elle sur liseuse, moi dans l’exemplaire du Pléiade emprunté à la B.U.

Encore du contexte : Claire et moi l’avons lu à peu près au même moment, au milieu de l’adolescence. Je me rappelle clairement l’avoir acheté, en classe de troisième, chez le bouquiniste de Saintes, pour la somme alors énorme de 150 euros ; il s’agissait de la deuxième édition Hetzel, parue alors que Hugo était encore en exil. C’est sur ce colossal volume, imprimé sur deux colonnes, avec gravures, que j’ai lu Les Misérables autour de 1987-88, sans doute en hiver car je me revois lisant une partie à Cagnotte, au coin du feu, sans électricité à la suite d’une coupure de courant qui avait pu durer quelques heures, comme cela arrivait.

 J’avais adoré, mais en le relisant, et avant même d’avoir eu besoin de beaucoup avancer, je pense (et suis même certain) que j’avais lu certains chapitres en diagonale. Mes connaissances en philosophie et en histoire politique, entre autres, ne me permettaient probablement pas de saisir vraiment, ni seulement d’accrocher – pour prendre un seul exemple – au chapitre dans lequel Monseigneur Bienvenu discute des excès de la révolution avec le conventionnel mourant. Mais peut-être que si... Peut-être que je calomnie l’enfant de treize ans que je fus. Après tout, vers cette même époque j’ai lu et même dévoré tout le théâtre de Hugo, Cromwell inclus (mais pas sa préface, haha).

Bien que j’eusse aimé relire sur mon vieux Hetzel, je n’ai pu que constater que le confort de lecture, notamment pour mes yeux de quinquagénaire, serait insuffisant. L’autre avantage du Pléiade, édité et annoté par Henri Scepi et Dominique Moncond’huy, est que bien des points un peu obscurs peuvent être aisément levés sans avoir à googler, et donc risquer de tomber dans le trou du lapin d’Alice : je me connais, je vérifie telle référence factuelle qui m’échappe, et je m’interromps pendant cinq minutes, au bas mot, pour lire telle et telle page ouverte de fil en aiguille.

Dernier point : vais-je tenir régulièrement ce carnet de lecture ? On verra. Dans l’idée, oui, j’aimerais. L’idée est surtout de faire part des discussions que nous aurons avec Claire et E°, et de noter toute bricole qu’il me prend l’envie de noter. Pas d’ébauche de thèse ni de réflexion concertée ou profonde sur les thèmes etc. De l’encre, il en a coulé sur ce livre, et plus experte, mieux informée.

 

21:25 Publié dans « En relisant Les Misérables » | Lien permanent | Commentaires (0)