Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 19 juin - dim. 25 juin | Page d'accueil | lun. 03 juil. - dim. 09 juil. »

mercredi, 28 juin 2006

Envoûtement

Dans le seau du sommeil vos larmes tourbillonnent

Une boue asséchée entrave vos ardeurs

Le fard délavé sonne un réveil sans valeur

À travers les volets blancs le soleil rayonne

Vous ne vous lèverez pas pour cet emmerdeur !

 

Du regard toutefois nous vous déshabillons

Drapée dans la douleur qui vous sert de demeure —

Si à vous reluquer je passais ce quart d’heure

Au lieu de composer ces vers d’écrivaillon ?

 

Vous pleurez doucement et moi je vous regarde

Dehors il pleut des chiens et quelques hallebardes

Votre fard délavé noircit les volets blancs,

 

Et je me sens pressé de sentiments troublants

Venez me voir que je vous rhabille et vous farde.

 

09:20 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 27 juin 2006

Réactions en chaîne : les mots

    Réactions en chaîne : les mots

Amassés sous la glotte

Iront sans grâce au pavillon,

Noirs d'avoir pleuré en silence,

Enfermés dans l'autre muraille,

Regrettant le froid de l'air mort.

 

Rapides, enjoués, les mots,

Immenses bouées de sauvetage,

Luttent dans l'air, une flamme en-

Kystée dans son souffle morbide,

Emportant les regrets sur leur passage.

 

21:20 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (2)

# 3

    Comme Armand rugissait dans Alésia défaite, rien à battre.

17:25 Publié dans Cardadrab | Lien permanent | Commentaires (0)

27 juin 1432

    Maître Frédéric d'Amberg, Provincial et Gardien du couvent des Cordeliers de Fribourg, mourut le 27 juin 1432.

(Ô, le tétrarque sur la terrasse !)

16:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)

Relais Buré

    Les homards se regardaient en chiens de faïence.

Puis l'un d'eux s'activa, fit des tours d'aquarium, à toute banane, s'engagea dans une course folle, les pinces nouées par un élastique bleu.

14:32 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)

Luci care, luci belle

    Si vos voix vibrent, que ne les entends-je ? Elles s’élèvent vers les nues, noient les flaques de ciel ; la clarinette mime encore la flûte, et vous vous mirez dans la mer entière.

Ombre sage, un navire danse sur les flots, où l’accompagnent les merveilleux stercoraires aux songes enfermés – mais le vent souffle, la houle fait enfler la voile. Ce soir, vous n’aurez pas flétri, roses de mes yeux, songes creux dissonants, vol morne de l’oedicnème criard, et lorsque je descendrai de la vergue, quatre à quatre, des pleurs me tomberont des cils comme des fleurs sous le vent des quolibets.

La houle toujours nous sauve de la cime.

11:11 Publié dans Sonnets de février et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

Tranquillo Barnetta se mange un carton jaune

Lundi 26 juin, 22 h 15.

 

    Tranquillo Barnetta se mange un carton jaune

La pelouse est lucide aux yeux des aspirants

Vos cris et vos clameurs sont des cuirs délirants

Où l'âme voletant se cherche une avifaune

Et délaisse les cieux

                          Tranquillo Barnetta

N'a que vingt-et-un ans et la froideur des cygnes

Le regard âpre et sec comme un vieux cep de vigne

Le ballon est un sceptre où toute vendetta

Se résume, royale, et défie les insignes

 

Comme sur la pelouse où vole Tranquillo

Les pieds ailés, pour que naissent les dieux du stade

Dans ce monde dément,

                             Mes membres ankylo-

Sés j'ose gager mes mots d'une humeur maussade

Au fil de vains sonnets comme une tranquille eau.

07:55 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 26 juin 2006

Tisane à la réglisse

Soucieux de vous éblouir de mettre à profit ces carnets pour coucher par écrit certaines réflexions qui me viennent en lisant, écrivant, je voulais, ce soir, parler du personnage de Vladimir Horowitz dans un roman de l'Argentin César Aira, de la poésie de Rilke, dans laquelle je m'absorbe chaque soir en regardant le foot (non, ça, il ne faut vraiment pas l'avouer), ou noter quelques points de traduction, et, trop fourbu, je me retrouve à écrire le distique suivant :

Tisane à la réglisse

au pays des merveilles

22:05 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (1)

Rouges / anguilles de la nuit

    Rouges

Anguilles de la nuit,

Irisées sous la lune grise,

Nommer vos glissandi

Est une tâche acide, ardente.

Rappelez-vous vos rêveries.

 

Rouges

Il me plaît de les nommer :

Les folles anguilles, les marteaux de

Kühn dans la nuit

Enténébrée.

 

21:20 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0)

26 juin 1759

    La flotte anglaise composée de 125 vaisseaux, 152 embarcations et portant 27000 soldats et marins remonta le Saint-Laurent et atteignit l'île d'Orléans le 26 juin 1759.

20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (2)

# 2

    Creuse amèrement rigoles, dunes abondantes, déserts, ravins asséchés - brûlures.

17:59 Publié dans Cardadrab | Lien permanent | Commentaires (0)

En traduisant Links...

    Traduisant, je bute sur la phrase suivante :

Nor did he like Af-Laawe's lip.

 

Il s'agit ici, non de la lèvre, mais de l'expression figurée, qui signifie "culot". Have the lip to do something : avoir le culot, le front de faire quelque chose. Mais je suis gêné aux entournures, car j'aimerais garder la notation de physionomie. Alors je traduis, dans un premier temps :

Il n'aimait pas non plus la moue d'Af-Laawe.

 

Au début du chapitre suivant, l'expression revient, sous une forme légèrement différente. Soudain, je suis tenté de traduire cette lèvre métaphorique par le beau mot français de morgue (au sens de "suffisance"). Ce qui donne :

Il n’aimait pas non plus la morgue d’Af-Laawe.

 

Or, une fois le changement effectué dans les deux phrases, je réalise que la scène se passe dans un cimetière, et que ce personnage douteux, plein de duplicité (comme presque tous les personnages de Nuruddin Farah qui sont affectés d'un nom double), est à la tête... d'une entreprise de pompes funèbres ! Il est plein de morgue, assurément...

 

Mieux, encore. Au début du chapitre 23, qui se termine par la scène du cimetière, j'avais traduit, dans une comparaison difficile à rendre, l'anglais morgue par le français caveau :

Jeebleh thanked him and pushed away the omelette, which was cold as a morgue.

Jeebleh le remercia et repoussa son assiette, où la tortilla gisait, froide comme un caveau.

 

Je ne suis pas très sûr, d'ailleurs, d'être satisfait de cette traduction, pour un certain nombre de raisons. Mais ce qui est sûr, c'est que, maintenant que j'ai fait le choix d'un terme amphibologique en français pour traduire la métaphore lip, je ne reviendrai pas sur ce caveau.

(...)

16:15 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (4)

Une minute

    Seulement après avoir vaqué à diverses tâches administratives, universitaires ou même ménagères, puis-je m’atteler, ce matin, tard, à la traduction en cours, dont je voudrais avoir achevé le premier jet dans douze journées.                 Dans la cocotte-minute cuit le chou-fleur.

11:35 Publié dans ABC*ACB | Lien permanent | Commentaires (0)

2, place de l'Eperon (Dizain)

medium_Roche_Posay_9.JPG
Oh sur ce différend rocheux
Où la pierraille nous sépare
Et où la part du feu ferraille
Un émoi toujours déposé
Au pied du suzerain, n'osez
Jà guerroyer vaille que vaille
Contre ce qui ne se compare
Et ne saurait plaire aux grincheux
De Tours ou d'Azay-le-Ferron :
Ce 2, place de l'Eperon.

09:30 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (1)

# 1

    Ces anges rêvèrent, des années, de rivières, artères blanches.

06:20 Publié dans Cardadrab | Lien permanent | Commentaires (3)