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dimanche, 12 février 2006
Nulla in mundo pax sincera
Longtemps, je n'ai guère aimé la musique de Vivaldi.
Quel soupçon, quelle réticence - quel adolescent et imbécile préjugé me retenait ? Lorsque je découvris l'oratorio Juditha triumphans, il y a deux ou trois ans, je fus subjugué. Depuis, c'est comme si un empire, une caverne pleine d'ors sonores, un ciel qui était déjà là mais que je ne savais entendre s'était révélé à moi.
Ces temps-ci, je fais mes délices des concertos pour flûte à bec, avec Laszlo Kecskemeti, mais aussi du coffret Erato de musique sacrée par l'Ensemble Vocal de Lausanne et l'Orchestre de Chambre de Lausanne sous la direction de Michel Corboz. Entre autres splendeurs, les quatre partitions qui composent le motet (non numéroté en RV) Nulla in mundo pax sincera figurent au sommet, telles, aux touffeurs de l'été, les neiges éternelles au sommet d'un pic parfaitement pyramidal.
Trop parcouru de bouffées fiévreuses pour en écrire davantage, je me laisse aller, languissamment, à écouter le chant si pur des cimes.
10:20 Publié dans MUS | Lien permanent | Commentaires (4)
samedi, 11 février 2006
Chaud et froid
Quant, au quatrième jour de grippe, on se trouve plus mal en point que n'importe lequel des jours précédents, j'ai tendance à penser que ce n'est pas très bon signe, d'autant que la nuit fut peuplée d'atroces cauchemars, puis, en sa seconde moitié, d'hallucinations, de ressassements, de fantasmes, à quoi une torpeur hâve a succédé pour toute la journée. Même pas moyen de lire... c'est tout dire.
18:25 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (3)
vendredi, 10 février 2006
Drogué
Outre que je me suis traîné à mon travail pour diverses tâches vitement exécutées, et chez le docteur pour avoir un traitement contre cette *** de grippe, le temps passe lentement, douleurs oculaires quasi permanentes : ai-je si bien choisi que cela mes lectures du moment, quelques Microgrammes de Robert Walser, et Mason & Dixon de Thomas Pynchon (là, il faudrait une esperluette d'un autre style, pour respecter les idiosyncrasies typographiques de l'auteur) ? Oui, à n'en pas douter, car je ne peux pas vraiment me passionner (et donc oublier momentanément la fièvre) pour des lectures dites "simples".
C'est la spirale du drogué : j'ai besoin de doses de plus en plus fortes.
17:35 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 09 février 2006
Endécasyllabe statuaire

19:27 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (6)
Grippé
Il semblerait bien que la malédiction des diaristes s'abatte sur moi, car, après une semaine de découragement, je n'ai plus guère d'idées. Elles vont revenir, je pense, mais, par ailleurs, je suis grippé, et me suis rarement senti aussi fatigué.
Décourageant début de ces pages grisâtres.
Merci, dans tous les cas, à mes lecteurs de leur retour fidèle et quasi immédiat !
10:36 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (8)
mercredi, 08 février 2006
Biquotidien
Le directeur d'une entreprise de télévision numérique me propose un abonnement à "leur nouveau quinzomadaire".
Les bimensuels, cela ne doit plus exister.
14:30 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (3)
Nulla dies sine linea
C'était ma devise auparavant. Seule l'écriture quotidienne (et même pluriquotidienne) pour mon petit public de fidèles lecteurs réussissait à stimuler la plume (le clavier).
M'étant trop exposé, parviendrai-je à quelque chose dans ce nouveau carnet ?
10:30 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (13)

