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dimanche, 23 décembre 2007

1 - L'Oratoire

1. L'Oratoire

08:00 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Photographie

samedi, 22 décembre 2007

In illo tempore cum turba magna

    Ce seront sans doute les derniers mots de 2007, dix jours avant l'échéance, ou l'avènement de la nouvelle année (bissextile). Peut-être devrais-je d'ores et déjà numéroter mes abattis, c'est-à-dire prendre de bonnes résolutions : ici, ce pourrait être abandonner définitivement ce site d'écriture, ou, au contraire, en reprendre le fil, en renouer les peluches éparses. Il est difficile de savoir ce qui est préférable, d'autant que j'ai l'impression de m'être, depuis quelques mois, emmuré dans le soliloque, et que plus personne n'a vraiment envie de lire ce que j'écris ici. Il faudrait que l'envie renaisse, allez savoir. On peut imaginer que, loin du tumulte tourbeux, je relancerai, hors connexion, le navire sur des flots plus sûrs. Comment savoir ?

06:48 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 20 décembre 2007

a / VANT MON DEPAR / t

    Saint François Xavier gagna Kyoto en décembre 1550 et repartit finalement pour l’Inde le 20 décembre 1551. Il y avait à Kyushu, dès 1582, 125 000 convertis au catholicisme.

20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)

Décembrien

    Je cuis derrière la vitre, mais dès loin d'elle glace le sang.

 

15:51 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 19 décembre 2007

Coincé contre la tour d'ivoire

          Up against the Ivory Tower *                            Coincé contre la tour d’ivoire

 

I’m sitting here (at a cafe) thinking                      Assis ici (dans un café) je songe à

about writing a poem. What will I write                 écrire un poème. Mais sur quel sujet

about ? I don’t know. I just feel like it.                 écrire? Aucune idée. Juste une envie

when suddenly a young man in a hurry                  mais soudain un jeune homme pressé

walks up to me and says, “Can I use your      vient vers moi et me lance: “Puis-je emprunter votre

              pen? ”                                                                         stylo?”

There’s an envelope in his hand. “I want               Il tient une enveloppe. “J’ai besoin

to address this.” He takes my pen                      de rédiger l’adresse.” Il prend mon stylo

and addresses the envelope. He’s very serious       et inscrit l’adresse sur l’enveloppe. Il fait

about it. He’s really using the                         ça très sérieusement. Mais oui : il se sert du

              pen.                                                                            stylo.

  

* R. Brautigan. Rommel drives on deep into Egypt (Delacorte Press, 1970, p. 74)

Traduction, droits réservés.

11:50 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (2)

Erbarme dich

    Heures passées dans la contemplation muette de l’aurore glacée (et des cormorans déjà hâtifs). Heures dénouées sur le fil du rasoir, sans cri ni sursaut. Heures brisées contre les récifs. Heures déjà mortes, à se frotter aux sueurs d’autres. Heures dont l’envol soudain fut sans saveur, mais qui restent froides, si infiniment froides. J’envie aux nostalgiques leur candeur délicieuse.

11:10 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, écriture

Sind Blitze, sind Donner...

    Il suppute que le monde ne s’effondrera pas de sitôt, alors il se résigne, mais sans être certain de la nuance entre s’effondrer et exploser. Gravir la falaise d’un air austère, se retrouver seul au sommet à attendre la décrue, ce n’était pas la peine vraiment. On ne va pas lire la double page sur les races de loups. Il suggère que continue le bal, mais quelle est cette appréhension qui noue le moindre de ses rêves ?

10:30 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, écriture

lundi, 17 décembre 2007

Autofictive, #75

    Comme j'aime bien ce qu'écrit Chevillard, et comme je suis très frustré de découvrir qu'il n'autorise pas les commentaires sur son blog L'Autofictif (pensez !), je livre ci-après la traduction de son texte #75.

I went to the edge of the cliff, firmly intent on throwing myself into the abyss. As I leant, however, I had a glimpse of two children who, far from being dreadfully dismembered on the rocks, were laughingly prawning in the water holes. So there’s no dying once at the bottom, I said to myself before giving up on jumping.

How conceited all those workers are! One single mason is noisier than a hundred toiling writers, each of whom is nonetheless struggling to attract everyone’s attention.

Narcissus thought he had suddenly become blind – he was pallidly * fumbling his way through the streets. The physicians were at a loss. A frog it was that diagnosed the evil: there is no water in the spring, it said.

 

* Après avoir hésité à traduire hagard par haggardly (ou par pale, adjectif en tête de phrase), j'ai opté pour pallidly, qui ne manque pas d'évoquer, pour le lecteur anglophone, des échos bartlebyens : "I can see that figure now—pallidly neat, pitiably respectable, incurably forlorn! It was Bartleby."

17:15 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, Traduction, Anglais