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jeudi, 15 janvier 2026

Trop de coups sans pioche

Riddles commence par se saisir du ruban calligraphié de prunier.

Je réplique en posant le ruban de pivoine.

Il prend le ruban de lespédèze, et la plaine de paulownia associée au poète.

Je ne prends rien, ni à la pose ni à la pioche.

Il prend la lune et deux plaines d’iris.

Je prends l’oiseau de prunier.

Il prend le ruban calligraphié de cerisier.

Je prends le pont (animal d’iris).

Il prend les papillons : 7 fleurs, 4 rubans, 3 animaux dont 2 forts.

Avec l’érable j’ai hésité entre le cerf et le ruban bleu. J’ai pris le cerf, j’ai bien fait.

Il ne prend que 2 plaines, ne peut rien marquer.

Au coup ultime, je pose la coupe de saké, marque 1 point avec 5 animaux. Cette avance très faible est également inespérée.

 

Je commence donc la deuxième manche. Je pose le ruban de chrysanthème, ne pioche rien.

Riddles prend le poète et la lune.

Je prends les fleurs de cerisier et le ruban d’iris.

Il prend le ruban d’érable.

Je prends deux fleurs de glycine, ne pioche rien.

Il prend le ruban de lespédèze, ne pioche rien.

Je pose la plaine d’érable (ayant le cerf en main également), ne pioche rien.

Il prend le coucou (glycine).

Je prends les papillons avec le ruban bleu, ne pioche rien.

Il prend le pont de huit planches.

Je prends le cerf, ne pioche rien.

Il prend la grue, ne pioche rien.

Je prends les deux pivoines et le phénix, marque 2 points en faisant yame.

 

Screenshot_20260115-140333_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

À l’entame de la dernière manche je prends le ruban calligraphié de paulownia avec la grue, ne pioche rien.

Riddles prend les papillons avec le ruban, ne pioche rien.

Je prends le sanglier, ne pioche rien.

Il prend le phénix et deux plaines d’érable.

Je pose le poète, ne pioche rien.

[...]

Je prends le ruban de glycine, prends les oiseaux en vol (miscanthe).

Il prend le rideau de cerisier, ne pioche rien.

Je pose la plaine de glycine restante, ne pioche rien non plus.

Il prend les deux plaines simples d’iris.

Je prends la lune (miscanthe). Trois lumières, mais avec le poète donc nul yaku, aucun point. Je ne pioche rien.

Il marque dix plaines à l’avant-dernier coup, doit faire koï-koï.

Je prends le pont de huit planches.

Il prend 2 plaines supplémentaires et double ses points in extremis, pour une victoire sur le fil 33 à 27. Je n’avais pas assez d’avance, et trop de coups sans pioche.

 

14:13 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 14 janvier 2026

Comme un(e) manche

Je travaille depuis 2 heures : un cours de 3e année, la reprise d’une traduction de Ngũgĩ wa Thiong'o, la relecture de quelques poèmes de Jack Mapanje pour un autre projet. Et donc pause : j’ouvre l’appli Hanafuda Koi-Koi. Tout pour ne pas me remettre à l’autre énorme traduction, hein. Après une pub pour une boîte de merde genre Shein, l’appli « recherche un adversaire », qu’elle finit par trouver (un pseudo en caractères japonais, illisible pour moi donc).

Trois chrysanthèmes dans la rivière, dont le ruban et la coupe de saké. L’adversaire s’étant saisi de la grue et de la lune après deux prises, je n’en mène pas large. Et sur mon clavier la barre d’espace est rétive, depuis plusieurs semaines déjà. C’est coton car j’écris le texte tout en jouant ; or, on ne dispose que de 60 secondes pour chaque tour. À la troisième prise, j’attrape les chrysanthèmes ; oui, mais l’adversaire attrape son troisième ruban calligraphié, relançant (imprudemment ? nous verrons). Oui, c’était imprudent : à l’avant-dernière prise je marque 1 point pour les plaines (ou fleurs) et 5 points pour le saké sous les cerisiers : 42 à 18.

Pour la manche 2, la lune et le rideau sont dans mon jeu. Je réussis à les poser dès les deux premiers tours, mais l’adversaire marque les 3 rubans bleus, relançant (imprudemment ? peut-être mais a-t-il le choix vu son déficit de points ?). Oui, c’était imprudent : à la cinquième prise, je marque les 6 points (doublés) des 3 lumières.

Screenshot_20260114-070203_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

 

Pour la manche 3, je n’ai aucune carte posable. Mais je mène 54 à 6, espérons. La coupe de saké est dans la rivière mais je prends bientôt la lune. À la cinquième prise, l’adversaire, qui détient pourtant la carte du rideau, choisit, en piochant un chrysanthème, de prendre le ruban bleu et de marquer 1 seul point, pour relancer. C’était habile : au tour suivant, il prend le phénix et un autre ruban, pourrait marquer 16 points mais relance bien sûr. Imprudemment je me défais d’une fleur de pivoine (prolepse : oui, c’était une boulette car il me restait d'autres cartes et le seul ruban bleu non posé était celui de pivoine) ; comme de bien entendu l’adversaire prend le ruban de pivoine et la coupe de saké, marque 66 points en une seule manche. J’ai mal joué sur cette dernière manche. (Une manche comme un manche.)

On (j’) espère que je suis meilleur traducteur.

 

07:09 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 13 janvier 2026

Tout en jeux de mots (vaseux)

Cette victoire en deux manches face à Neorex, je n’avais pas prévu de l’écrire (de la transcrire ?).

Je ne sais d’ailleurs pas très bien ce qui se trame ici.

L’idée de raconter (ou de décrire (ou de transcrire (même les verbes sont impuissants à dire – pour le moment – ce que je fabrique ici))) des parties de Koï-Koï a fini par émerger dans la droite ligne d’une obsession de jeu.

Screenshot_20260113-075503_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

Avant de me remettre à la relecture des épreuves de NSRJ, une petite partie ? oh oui, tiens… Et donc cette partie, je la clos en deux manches, ce n’est pas si souvent. Plus rare, en une manche – j’espère un jour en dire un mot (en faire un texte).

Aussi j’ai du mal imaginer le·a lecteur·ice de ces textes. Quelqu’un·e qui connaît le jeu s’y amusera éventuellement au fil de quelques paragraphes, sans plus ; quelqu’un·e qui n’y connaît rien peut lire ces textes comme une sorte de prose codée expérimentale. Tentative d’épuisement d’un jeu japonais, mais à vrai dire c’est moi qui m’y épuise.

En tout cas, en deux coups de cuillère à pot, j’ai réglé son compte à Neorex, et d’ailleurs remarquez que la deuxième (seconde) manche aurait pu y suffire : 26 points, ce n’est pas si loin de 30.

Il suffit de marquer 30 points, lors de la première manche, pour avoir partie gagnée : les scores, au Koï-Koï, fonctionnent par vases communicants, le score des deux adversaires devant toujours totaliser 60. C’est d’ailleurs pour cela qu’alors que j’ai marqué 40 points contre Neorex, mon score a été plafonné à 60 : en toute logique on s’attendrait à ce que je gagne 80 à 0, ou 40 à 0 s’il n’y avait pas de vases communicants.

C’est vaseux.

On voit que je tente de parler de cette partie après l’avoir jouée, sans avoir pris de notes.

La manche 1 fut assez classique : saké à la lune (je crois), koï-koï, puis doublé de fleurs et d’animaux permettant de totaliser 7 points, soit un score après yame et avant la manche 2 de 44 à 16. Lors de la manche 2, j’ai joué de façon plus risquée, car j’avais un chrysanthème dans ma main et, une fois captée la carte du rideau, puis celle de la lune, j’attendais de piocher la carte du saké. Après un koï-koï qui aurait pu être imprudent (mais je comptais sur mon matelas de points pour que la défaite éventuelle en manche 2 ne soit pas trop handicapante), j’ai pioché de fait la coupe de saké lors de la dernière prise : 6 animaux, 10 fleurs (donc 3 points), plus les 10 points de deux sakés 26 points.

Je crois avoir déjà fait le jeu de mots stupide sur la coupe de saké et le coup de bol ; toutefois il est ici plus pertinent que jamais.

(Vaseux aussi est un jeu de mots. Un jeu de mots vaseux.)

 

08:09 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 09 janvier 2026

Bourrasques et miscanthes

La tempête a soufflé cette nuit, et encore aujourd’hui. En vélo ce n’était pas commode.

Ce matin tôt j’ai atteint mon plus haut classement au Koï-Koï, 1793. En buvant du Pu-erh j’entame une partie, à 15 h 15. L’adversaire, Mr E., prend le ruban calligraphié de prunier puis riposte à ma prise de la coupe de saké par le ruban de paulownia. Papillons pour moi, lune pour lui. Cerf pour moi, ruban bleu de pivoine pour lui. À partir de la cinquième prise j’enchaîne tardivement les rubans. À la septième il totalise 10 fleurs mais fait koï-koï. En dernier lieu je marque 5 animaux.

Au Cappucino, la playlist hésitait entre l’improbable et le pénible.

1000011401.jpgMenant 32 à 28, je prends d’emblée le rideau de cerisier (prise) et la grue (pioche). La coupe est dans la rivière.

Au Livre, où j’ai découvert la parution d’un nouveau livre de Ryoko Sekiguchi, que j’ai acheté, L.* m’a fait son grand numéro de radicalité, en tapant totalement à côté.

La manche 2 fait long feu : à la deuxième prise l’adversaire prend la coupe après la lune.

J’avais rechargé la batterie de mon vélo dans le bureau ; sans cela je n’aurais pas pu, entre la fatigue et les bourrasques, gravir la Tranchée, au retour.

Ah non, il fait koï-koï : la manche 2 se poursuit donc. Il n’avait pas tort. Acculé, je ne peux que le laisser finir avec 11 fleurs ou plaines et marquer 14 points.

Hier soir à l’entraînement de ping-pong j’ai fait les exercices avec E*, qui est nettement plus fort que moi – pas difficile – mais qui ne comprend pas du tout les exercices demandés.

Le début de la troisième manche est un effet miroir de la précédente : il prend d’emblée le rideau de cerisier (prise) et la grue (pioche). La suite est pathétique pour moi, car je n’ai rien en main. À la cinquième prise l’adversaire prend le phénix et met fin à la partie, avec une victoire 48 à 12.

Ce matin, dans une copie de traductologie, j’ai écrit, en face du mot « ajustement », qu’une étudiante employait de façon récurrente : « nouveau concept ? vous devriez le faire breveter ».

Il me faut tenter une autre partie, face à eve (sic). Elle est l’oya, prend le rideau de cerisier ; je prends la coupe ; elle prend le sanglier et les deux plaines de miscanthe ; je prends le cerf ; elle prend un ruban calligraphié ; je prends l’hirondelle et le ponton ; elle ne prend rien ; je prends un ruban de glycine ; elle prend deux plaines supplémentaires ; je prends la grue ; au sixième coup je mets fin à la manche (5 animaux et 5 rubans, 2 points, bien payé, ouf).

1000011402.jpgDevant la boulangerie du haut de la place du Monstre, à midi, un employé défaisait les décorations de Noël en exhibant le sourire du plombier boulanger, un nounours gisant comme mort à ses pieds.

Pour la deuxième manche, je prends rapidement le sanglier et les papillons ; j’ai une carte d’érable dans ma main, donc attendons. À la cinquième prise l’adversaire prend la lune et marque les trois lumières.

Il y a encore une nouvelle employée chez le torréfacteur.

La troisième manche démarre poussivement : une paire de chrysanthèmes, les papillons, le cerf, enfin le rideau accompagné du ruban de magnolias ( ?). L’adversaire prend de l’avance mais je finis par piocher la coupe de saké, qui me suffit pour gagner l’ensemble des 3 manches d’un cheveu.

Au courrier : Courrier international, avec une couverture sur Trump et le Venezuela ; deux petits livres de Jacques Ponzio sur Monk, envoyés directement par l’éditeur.

Peu après, je gagne face à F-sharp, en trois manches nettes : 8, 10 et 3 points (ce dernier score suite à un double koï-koï désespéré tenté par l’adversaire qui aurait gagné si le hasard avait fait tomber la coupe de saké dans son escarcelle). Pas noté le détail des coups, ni fait de capture d’écran.

Figurez-vous que j’écoute en boucle Nudge It et Mork n’ Mindy.

 

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jeudi, 08 janvier 2026

« You lose »

Hier, il y a eu deux ou trois parties jouées pour lesquelles j’ai envisagé de m’interrompre quelques instants, le temps de griffonner au crayon sur un bout de papier une sorte de résumé dramaturgique et chiffré : les parties qui présentent un véritable intérêt sont celles qui font l’objet soit d’un lent et improbable creusement, soit – plus classiquement – d’un retournement de situation aussi rare que déroutant, comme hier, où, mené 56 à 4, j’ai réussi à marquer un triple 9 sans lumières et à l’emporter donc de justesse, 31 à 29. (De mémoire.)

Que cela soit dit : ces textes, j’en suis pleinement conscient, sont aberrants.

Il n’empêche que me voici, après 1 h 30 de travail, à m’offrir une première pause. Il est 6 h 25 ; je vais voir s’allumer le lampadaire du néflier (qu’il vaudrait mieux nommer réverbère à l’érable), dans cinq minutes donc, pendant la partie.

 

Screenshot_20260108-063314_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

Cliquant sur « find opponent » (j’ai basculé l’application en anglais, juste pour voir), je vois que je suis censé attendre 59 secondes. Au bout de 27 secondes, la partie débute, avec moi à la manœuvre (je suis l’oya, donc). Je prends la lune et deux fleurs ; mon adversaire prend les papillons et le sanglier, de sorte que je saisis la plaine d’érable qui se trouve dans la rivière pour empêcher un éventuel Ino-Shika-Cho : peine perdue, car il avait les deux érables restants et fait yame au quatrième coup.

La deuxième manche est également une course, car l’adversaire est d’emblée en tête : je prends un paulownia pour empêcher le saké à la lune, puis un érable pour empêcher le triple ruban bleu. C’est mal embarqué, tout ça. Au bout de quatre coups, mon adversaire a deux lumières et 5 fleurs (ou plaines / plains dans la version anglaise). Au cinquième coup, il prend la lune et marque 11 points sans relancer.

Situation presque désespérée avant la troisième manche. Je suis contraint de faire koï-koï au cinquième coup après avoir associé les 3 lumières (phénix, cerisier, lune), ce dans l’espoir de poser la coupe de saké (et/ou plusieurs fleurs supplémentaires — j'en ai 9 déjà*) ; dès le coup suivant l’adversaire empoche un cinquième ruban, douchant définitivement mes maigres espoirs.

 

(Note de traductologie : la version anglaise de l’application propose de recatégoriser les noms victoire et défaite en verbes, avec renvoi à la personne et sujet exprimé : you win /you lose. Écrivant ceci, je feins que la langue originale soit le français, mais il faudrait réfléchir à partir des formules de la version japonaise ; c’est au-delà de mes compétences.)

 

 

 

* Histoire de montrer en quoi la prévoyance et la tactique ne peuvent rien face au hasard : si au lieu d’offrir un ruban à mon adversaire, la pioche avait posé une plaine de chrysanthème, j'aurais ensuite posé la coupe de saké et marqué 11 fleurs (2 points), les deux sakés (10 points) et les 3 lumières (6 points), le tout doublé car j’avais déjà fait koï-koï, donc 36 points et victoire par 49 à 11 pour moi.

 

06:35 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 07 janvier 2026

« Des lumières restent dans la rivière. »

Tandis que retombe une très fine neige, sur une couche de trois centimètres qui n’a pas fondu partout, loin de là, j’attaque une partie, après avoir subi – d’un œil, car j’écrivais ce début de phrase – une publicité pour le jeu CodyCross.

Screenshot_20260107-065749_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

Je suis oya ; je prends le sanglier, mais rien ne sort après pioche. Mon adversaire prend le ruban bleu d’érable. Me concentrant sur les animaux, je prends le pont de huit planches. Après la troisième prise (paulownias simples et rien à la pioche), je totalise 6 fleurs. 8 après la quatrième. 9 après la cinquième (avec le poète), mais mon adversaire m’a presque rejoint (8 fleurs), et je ne peux rien prendre d’emblée. Après la sixième prise, mon adversaire domine : 9 fleurs, 4 rubans. Personne ne prend rien. Je prends l’hirondelle et un ruban. Mon adversaire réussit à faire deux yaku à la dernière prise : 6 rubans, 10 fleurs, donc 33 à 27.

Mon adversaire ayant pris la grue, je capture le rideau de cerisier. La coupe de saké est dans la rivière, personne ne peut apparemment s’en saisir. La pioche me l’offre au troisième coup, et j’annonce yame, car l’adversaire a déjà deux lumières majeures.

Fort d’un mince avantage (32 à 28), je commence la troisième manche par le ruban de cerisier. Rien à la pioche. Ruban de pivoine et grue, mais l’adversaire a pris la lune et un chrysanthème simple baigne dans la rivière, faisant planer la menace d’une mort subite par coupe de saké. À la troisième prise, l’adversaire prend le chrysanthème, mais avec une autre fleur, et totalise 6 fleurs (contre 3 à moi). Des lumières restent dans la rivière. À l’avant-dernière prise, l’adversaire prend le ruban calligraphié de paulownia, et atteint 10 fleurs, soit 1 seul point — donc koï-koï. C’est le dernier coup. Je pose une fleur de miscanthe, récupère le sanglier à la pioche et marque 14 points (Ino-Shika-Cho + 5 animaux).

 

07:02 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 05 janvier 2026

Récit factuel avec cinq alexandrins

Il y a trois cerisiers, dont le rideau, dans la rivière. D’emblée, mon adversaire (qui a un pseudo en katakana) capte la coupe de saké et le phénix. Je prends le sanglier. Iel prend les papillons. Je prends le pont d’iris avec le ruban simple. Ellui, rien. Je prends le ruban à poésie matsu. Au coup suivant je saisis deux rubans et réussis à marquer 1 point et à prendre la main pour la deuxième manche, alors que ce n’était pas bien parti. La quatrième carte de cerisier n’a jamais été posée ou piochée.

Je prends la grue, ellui la lune. Je prends le ruban à poésie du prunier. Quelques coups et à-coups. Je réussis à capter la coupe de saké à la cinquième prise. À la sixième prise, réponse du berger à la bergère après la première manche, mon adversaire dit yame aux 5 rubans.

C’est donc égalité avant la manche 3.

Screenshot_20260105-111350_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

Iel prend la grue, moi le rideau et le phénix, dès la première prise. Coup de bol (il faudrait garder cette expression quand la victoire s’obtient par prise de la coupe de saké), j’ajoute la lune à ma main au coup suivant. Comme je m’apprête à dire yame en empochant les 6 points des 3 lumières, je vois que l’adversaire, plus vif·ve encore que moi (dégoûté·e peut-être ?) a abandonné la partie.

 

Vu comment s’était achevée la deuxième manche, je pense qu’iel aurait dû tenter un koï-koï après les 5 rubans ; iel avait de fortes chances d’ajouter un ruban, voire un animal, et donc d’attaquer la 3e manche avec un avantage substantiel. Peut-être aussi que s’iel avait attrapé la coupe avant moi, iel aurait pu marquer un yaku de 5, 10 ou 12 points. Je trouve toujours curieuxses les adversaires qui abandonnent immédiatement, même si je les trouve beaucoup moins agaçant·es que celleux qui laissent filer le chronomètre pendant 60 secondes sans jouer : coincé à regarder mon téléphone, j’attends la confirmation que ce sera bel et bien une victoire par forfait, non quelque vile ruse – cela arrive – d’un·e adversaire qui attend les dernières secondes pour me décocher un coup rude, voire fatal.

 

11:25 Publié dans Koï-Koï | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 04 janvier 2026

Trois défaites et deux victoires, avec axiomes (en gras)

6 h 48. — 1e partie de la journée contre Wrath.

Screenshot_20260104-065203_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

Après un saké à la lune, je relance imprudemment, en comptant sur la grue (dans mon jeu) et sur les trois cartes cerisier qui se trouvent dans la rivière. Malheureusement, l’adversaire parvient à 12 fleurs à l’issue de la sixième prise, relance également ; comme c’est lui qui décroche les trois cerisiers, il marque 15 points (14 fleurs et 5 rubans avec un démultiplicateur de 3).

Lors de la manche 2, il marque 14 points (saké sous les cerisiers, koï-koï, puis 5 rubans et 10 fleurs).

 

La manche 3 me permet à peine de sauver l’honneur, avec 13 fleurs et 5 animaux (après koï-koï), de sorte que je perds lamentablement 51 à 9. Si j’avais fait yame après mon premier saké, j’aurais peut-être gagné ; il ne faut jamais être trop présomptueux lors de la manche 1, qui doit servir à prendre l’avantage – même modestement – et à garder la main. (La quatrième partie, plus tard, contre Chimpira, le montrera.)

 

La 2e partie m’oppose à un adversaire dont le pseudo est en alphabet coréen. L’enjeu est de remonter à 1691 points, mon meilleur classement, acquis grâce à une bonne série hier soir.

Les trois rubans bleus sont dans la rivière. L’adversaire capte celui de chrysanthème avec la carte du saké sortie de la pioche à la deuxième prise. J’avais les 4 lumières principales dans mon jeu, mais je n’ai rien pu faire : il m’a devancé en marquant 4 points grâce à 6 rubans (score dédoublé) ; cela montre que l’avantage apparent au tirage est toujours sujet à caution.

La manche 2 est également perdue, avec 5 rubans pour l’adversaire.

Mené 35 à 25, je tente comme objectif l’Ino-Shika-Cho, mais l’adversaire atteint encore les 5 rubans alors que je n’ai que trois animaux, dont le sanglier toujours dans mon jeu. Bien sûr, il fait yame et l’emporte 36 à 24.

 

Ça semble être reparti pour une série cheatée. (Même si on joue contre de vrais adversaires, l’appli est imprévisible.) D’ailleurs, c’est de nouveau mon adversaire (pseudo en idéogrammes chinois) qui est l’oya. L’histoire se répète d’ailleurs : dans la manche 1, l’adversaire atteint les 6 rubans alors qu’il me reste à ramasser l’ino (dans la rivière cette fois, et non dans ma main). Lors de la dernière prise de la manche 2, je marque également 2 points (11 fleurs), sur le fil du rasoir. Nous voici donc à égalité avant la manche décisive. Sur le fil du rasoir, là encore, mon adversaire marque 1 point (5 animaux) après l’avant-dernière prise ; j’avais trois lumières (dont le poète, bien sûr, grr) et 8 fleurs. Ça s’est joué à trois fois rien. Troisième défaite.

Le poète, ou homme au parapluie, est certainement la carte la plus ambivalente du jeu. (Il a d’ailleurs deux noms.) Je serais prêt à parier qu’il m’a plus souvent servi à gagner comme auxiliaire permettant de capter le ruban de saule ou l’hirondelle qu’en association avec les 3 ou 4 autres lumières.

 

7 h 10.

Je persiste.

Screenshot_20260104-071639_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

Me voici face à Chimpira, un récent habitué, on dira.

 

Il capte d’emblée la lune et la grue. C’est bien barré, cette histoire, encore. Heureusement, je prends le saké et peux capter le rideau sous les cerisiers à la deuxième prise. Zéro risque, yame. — Pour la manche 2, je commence avec la carte du saké, puis capte la grue. Le salut vient toutefois des fleurs, presque in extremis. Je mène donc 37 à 23, faible avantage, avant la manche 3. — Là, j’ai encore la coupe de saké dans mon jeu, sans pouvoir la poser. Je choisis donc de tenter Ino-Shika-Cho, mais les papillons restent inaccessibles. A la sixième prise, l’adversaire marque 5 rubans, relance évidemment. À la septième prise, il marque 10 fleurs mais doit encore relancer (4 points ne lui suffiraient pas pour combler son retard). Je pose la coupe de saké, ne récupère rien. Le dernier tour de l’adversaire est également sans effet, match nul ; ça s’est encore joué à très peu car s’il récupérait une seule fleur ou un seul ruban supplémentaire, il marquait 9 points et me battait.

 

Screenshot_20260104-073531_Hanafuda Koi-koi Dojo.jpg

 

Un peu plus tard, j’ai réussi à revenir à mon classement de début de journée, contre MAGAevil4USA (un habitué dont je devine qu’il est anti-trumpiste).

Après une manche 1 serrée, perdue de peu, la manche 2 a été gagnée avec 26 points pour moi alors que j’ai failli me contenter d’un point en faisant yame. Trois lumières, saké à la lune. Cela démontre qu’il ne faut pas forcément être précautionneux ; ici, les probabilités que l’adversaire me rattrape étaient plutôt faibles, et même si je comptais simplement sur un doublement de 4 ou 6, je me suis retrouvé avec un doublement de 13.

Lors de la troisième manche j’ai pu gérer car l’adversaire devait prendre beaucoup de risques. Je suis d’ailleurs parvenu avant lui à achever une combinaison complète, avec 5 animaux simples (pas de cerf en vue sur le plateau, mais même dans une autre manche je n’aurais pas pris de risque).

 

Cinq parties, cinq adversaires différents ; voilà qui n'est pas banal.

 

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vendredi, 02 janvier 2026

Renversement et diptyque

Ce matin à 6 h 57, ce qui aurait pu être ma 1.313e victoire au Koï-Koï en ligne a tourné en eau de boudin. J’avais gagné les deux premières manches avec 6 et 12 points respectivement et disposais donc d’une avance confortable (48 à 12). Toutefois, mon adversaire – dont je n’ai pas noté le pseudo – a fait assez rapidement un saké à la lune, suivi de 4 fleurs au cinquième coup : avec 12 fleurs, il pouvait arrêter la partie et obtenir le match nul (5+4 multiplié par 2 = 18 points), mais il a préféré annoncer koï-koï, et, à la paire de fleurs suivante, marquer 33 points. Victorieux par 45 à 15, il m’a fait chuter à 1653 points (mon meilleur classement, hier je crois, est de 1674). Si je m’évertue à écrire des textes comme celui-ci (dont la rédaction a duré plus longtemps que la partie perdue elle-même), il faudra que je fasse une capture d’écran du résultat final.

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Ma 1.313e victoire, ce fut donc, juste après, face à ···J···K···, un habitué de l’appli. — Manche 1 gagnée par lui, 1 point avec les 10 fleurs. J’ai eu chaud car le hasard aurait pu lui faire marquer les deux sakés, mais il n’a jamais récupéré la carte maîtresse, alors qu’un des deux chrysanthèmes était dans la rivière depuis le début, ou presque (ma mémoire me fait défaut ici). — Manche 2 gagnée à la 4e carte, avec saké sous les cerisiers : j’ai déclaré yame, car, l’adversaire ayant déjà 3 lumières, je n’avais guère d’espoir de marquer davantage. — Manche 3 gagnée à l’avant-dernière prise, au terme d’une classique « course aux fleurs ».

 

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