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jeudi, 01 juin 2006

X

    Ce film manque tout de même d'originalité ; enfin, l'accouchement est très cru ; il faut que la cinéaste ait perdu la foi.

(Où je me rêve à romancer, au Mans il y a huit ans.)

21:40 Publié dans Arbre à came | Lien permanent | Commentaires (0)

XVI : Six yeux

    À qui sont les six yeux ?

Y a-t-il des cyclopes ?

Suis-je du nombre de ces regards acérés, ou doit-on considérer trois Samuel B. désormais ? Je n'ai aucun moyen de le savoir, et le docteur Johnson ne m'est d'aucun secours.

J'ai regardé ce film qui durait deux heures et vingt minutes. Je me suis enfoncé pendant trois jours dans le noir du tombeau. J'ai botté en touche jusqu'à ne plus savoir si ces perles injectées de sang étaient bien mes yeux. Je ne sais si je dois attendre que le lait caille, que le nez caille, que le jet caille, que le dé caille, que la colombe poignardée abolisse le hasard.

La fille si belle qui écrivit l'Odyssée insiste pour obtenir une réponse : à qui sont les six yeux ?

11:45 Publié dans Voici venir Samuel B. | Lien permanent | Commentaires (1)

Rameute

    Les doigts collants de confiture de poire,    s’il se confiait là au soleil,    on verrait des licornes s’envoler, des orphéons se retourner sur l’ombre de leur musique nasillarde et déjà perdue, des livres d’heure passés au plomb, sans coup férir,    et les bêtes sauvages danser puis s’endormir autour de la jeune fille aux cheveux blonds, la nymphe terrestre au visage oublié, la mémoire gaufrée comme par les cascades de sons. Pourtant, il se tourne encore vers la lune, ce qui n’étonne personne.

06:43 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne

Cuisine

    La catégorie 721, où vient de paraître le billet intitulé Fonte (typographié dans la même police de caractères que d’ordinaire), n’avait pas reçu de texte depuis le 10 mai. Or, curieux hasard, la date du 10 mai apparaît (à propos de chauffage printanier) dans “Fonte”. (Par ailleurs, ceci doit être le 37ème texte d’une série annoncée de 59 textes.)

06:33 Publié dans 59 | Lien permanent | Commentaires (0)

Fonte

    Deux détails du quotidien auront marqué cette fin du mois de mai : le froid, glacial pour la saison, et une fâcheuse tendance à me réveiller très tôt (quatre heures du matin, je dirais, et j'ai fini par me lever à six, de guerre lasse). Pour ce qui est du froid, je me suis étonné, en relisant quelques-unes de mes phrases réagencées par Fuligineuse, de constater qu'un lundi d'avril (et même du début du mois), j'avais pu boire, rue Nationale, un demi en terrasse et en bras de chemise.

Rien ne m'ennuie plus, a priori, que la passion contemporaine, toute de vacuité, pour la météo, mais je dois noter ici qu'il a fallu rallumer le chauffage hier, 31 mai, au moins pour le pousser un peu le matin. À six heures, il faisait à peine 17° dans la maison, et, comme il ne fait pas chaud dans la journée, ça ne monte pas, sinon. Le chauffage début juin ! (Je dirais que d'ordinaire nous le coupons définitivement vers le 10 mai, au plus tard.)

06:25 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (0)