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dimanche, 21 janvier 2007
Fini d'y croire

Entre les lectures poussées de Michaux, depuis un mois, et les journées hantées davantage chaque journée, j'avais peut-être oublié d'ouvrir, parfois, les yeux. Aujourd'hui, j'ai photographié, sur un mur du quartier où je réside, une fissure mescalinienne qui est aussi, dans mes souvenirs, l'image des lignes de vie et des délires enfantins, dans la cour de l'école primaire, quand nous nous imaginions tous vivre entre quatre-vingts et cent quarante ans. Prêter aussi l'oreille à la Rhapsodie roumaine d'Enesco n'y changera rien ; même sursauts et virevoltes s'inscrivent au long de l'échelle effilée, dont les répétitions sans fin n'entretiennent qu'un lointain rapport, finalement, avec le peyotl.
19:04 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Ligérienne, écriture, Littérature, Photographie, Musique
jeudi, 18 janvier 2007
Eau douce glacée

C'était le dernier décembre, face à l'enfilade et aux dômes. Je t'offre un verre d'eau glacée Même d'autres rumeurs montent, des champs de maïs coupés à ras. Ne le bois pas distraitement Quelle âme ne vibrerait pas, à ces tristesses sourdes. Il est le fruit d'une pensée Terreurs sourdes, aussi, comme une eau lourde qui s'échappe vers l'océan, renversent les désespoirs. Sans ornement il ne faut pas résister c'est inutile. C'était décembre, face au clocher, à l'enfilade.
08:00 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Photographie, Littérature, Poésie, écriture
mercredi, 17 janvier 2007
Sans le moindre bazar

19:21 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Photographie
mardi, 16 janvier 2007
Prés
Sonate. C'est ce qu'elle s'imaginait. La mer pourtant s'en est allée.
19:42 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Poésie
lundi, 15 janvier 2007
Hope Ring True
Des monceaux de poussière et des amas de boîtes de conserve traînent dans mes rêves, y mêlent leurs sales odeurs, comme je sens venir à moi la nuit le long de la voie ferrée, comme un nuage passe dans les yeux de l’enfant puni, et le miroir encore se ternit de poussière, et d’odeurs rances, de tristes rancœurs, comme la nuit nous environne d’un châle ténébreux, vertigineuse absinthe, à effleurer de tous bouquets la saveur, et encore les mouflons descendent en cascade aux yeux de promeneurs perdus dans les alpages, les isards prennent la tangente sans tambour ni trompette, comme alors que j’écris deux puis trois cordes pincées tourmentent le crépuscule, et dans les yeux des ténèbres je me retrouve, déraille, pour qu’enfin surgisse, jaillisse peinturlurée la montagne nauséabonde et poreuse qui troue le ciel comme un désert de neige, et à force de percer le ciel de cuivre tabac, la pointe du pic découvre d’autres paysages, d’autres rivages, des mers abandonnées, au creux même des alpages.
[13 janvier, prima hora, dans le TGV]
10:10 Publié dans Pêle-mêle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Jazz, écriture
Stendhal et Flaubert
I feel so sorry for Sir Dominick Ferrand.
Pourquoi faudrait-il choisir entre le style et la vie ? Le style n’est pas la mort, ni l’horreur. C’est le style qui vit, qui fait vivre, qui souffle. Et pourquoi confondre musique et spontanéité ? En littérature, le spontané n’existe qu’informé, repris, stylisé encore et encore, même dans l’écriture automatique, spontanéité informée par un projet philosophique ou analytique qui lui donnait son grain. L’écriture et la vie, pas ou ; le style et la vie, pas ou ; pas à choisir ni à barguigner.
05:55 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature

