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samedi, 09 juin 2007

Virevoltes historiées...

    Maurice de Volvire, chevalier, seigneur de la Rocheservière, Nieuil sur l'Autize, Chaveil, Saint-Gervais, Châteauneuf en Thouarsais. Il obtint, le 9 juin 1455, de Louis de Beaumont, sénéchal du Poitou, l'autorisation, en conséquence des lettres patentes de Charles VII, du 29 octobre 1454, de faire tenir à Nieuil, les foires qui s'y tenaient avant les guerres.

... burelées d'or et de gueule de dix pièces

19:55 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)

Au loin et à haute voix

    L'abeille ne sait rien du soleil. Quand les demoiselles passent près de la vitre, les deux serveurs rient à gorge déployée. Oui, ça rame terriblement, avec ça. On avance à rien dans ce canoë. Vous êtes rentrée de faire les courses à la Petite Arche, puis vous avez pris une douche après avoir rangé vos emplettes aux endroits idoines. L'abeille a eu amplement le temps de faire la connaissance des roses trémières. Le mercredi matin, je voyais bavasser, au loin et à voix haute, les fromagères.

14:55 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Fiction, écriture

mercredi, 06 juin 2007

Splitting hairs

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    Que l'orangé au jaune aussi se mêle, une fois pour toutes, sur le port désarmé, pas délabré mais où les ombres des bateaux se perdent, noires ou fuligineuses, sous un ciel à la façon des fruits, à la semblance des soirées silencieuses, sous des cieux couleur de neige sang, dans le grand vacuum farouche et fringant de ces harmonies célestes, alors que, d'une manière ou d'une autre, le rouge, lui aussi farouche, n'était là que par intermittence, par impressions, clignements d'yeux impromptus, à se perdre dans le bleu-vert, l'eau glauque admirablement métallique où, une dernière fois, les silhouettes crépusculaires des bateaux de plaisance nous invitaient pour une partie de campagne, la nuit       sous les étoiles.

 

 

Copyright de l'image : Emasplit.

Text by MuMM, as usual.

07:34 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Poésie, écriture

lundi, 04 juin 2007

You / Walking on the edge

    1032 : L'évêque de Metz, Thierry II de Luxembourg, 49ème évêque de Metz, décida de partager la seigneurie de Vaux entre les abbayes Sainte Glossinde et Saint Symphorien. (Plus tard ces deux propriétés furent éclatées et entrèrent en la possession de nombreux propriétaires.) Certains situent cet événement au mois de juin 1029, en indiquant que l'abbé de Saint-Symphorien, Théodoric, évêque de Metz, donna et confirma audit monastère la moitié du village de Vaux.

(Source : Petite histoire de Vaux)

12:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (2)

Rue Valentin Haüy

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    J'ai le sentiment que le vers exact n'est pas

Nageurs morts irons-nous d'ahan

 

mais ne souhaite pas vérifier.

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Ce que l'on voit ici, c'est une plaque bleue à fortes lettres blanches, sur fond de ciel bleu que traverse à peine une vague traînée nuageuse. Qui dirait que l'on célèbre aussi l'auteur de l'Essai sur l'éducation des aveugles ?

(Ce tréma sur le U, ah, que l'on me pardonne...)

Il reste à défendre les 99 noms du regard. Le remords n'est pas de mise, bleu violon etc. (Là, plus encore, je suis mal assuré de la citation.)

10:29 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Photographie, Ligérienne, écriture

Mutinerie

    Dans le désert

des mots rapaces

à perdre les trèfles bienheureux du carré de verdure

 

Dans le silence

elle ténèbre

à se pendre aux branches flétries de la rancune

 

Les dents se ferment

à l'horizon des viandes

à tout prendre

comme s'il pleuvait des morsures

 

Dans les registres

ces fumées noires

à peindre des prés verts, avec leurs trèfles bienheureux.

 

10:01 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie

Ri/en

3 juin 2007.

 

    Vingt ans déjà : dans un hôtel de Delphes,

            avoir souri de rien, ri de si peu,

            être passé près d’un nuage.

Alors, les récits noirs de Jeremias Gotthelf

            je n’en savais pas même le nom.

Pourtant, la tendre araignée blanche de l’espoir

            m’accompagnait déjà.

Stridences, mélodies : Even The Sounds Shine :

            tout un projet baudelairien

            qui se dissout dans la fumée

            avec Hölderlin (Brot und Wein)

oh, et tant d’années au bagne.

            Au port où l’âme s’est arrimée,

dans un hôtel, avoir souri de rien.

04:00 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Poésie