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dimanche, 21 octobre 2012

Tulips & Chimneys – Portraits, XIX [88]

la rose

meurt les

lèvres d'un vieillard assassinent

 

les pétales

se taisent

énigmatiquement

un cortège funèbre invisible avance

visages prosaïques et habits,en pleurs

Le symbole de la rose

 

immobile

les ailes et les pieds en

deuil

s'élève

 

contre les marges abruptes du chant

une douceur d'étalon              ,les

 

lèvres d'un vieillard assassinent

 

les pétales

 

)))))))))))))))((((((((((

Texte original ici et  et là aussi.

Par ailleurs, c'est la première fois, en trois semaines de traduction effrénée et quotidienne, que je tombe, sans l'avoir jamais cherché, sur une traduction du poème en cours de publication. Voici donc la traduction du très respecté Thierry Gillyboeuf, qui est mauvaise (rythme non respecté, plusieurs contresens, non-respect des enchaînements syntaxiques). Le traducteur n'a même pas compris le poème... Confirmation qu'il y a un vrai travail à faire.

16:10 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 20 octobre 2012

Sonnet CVI

Sonnet composé entre 16 h 30 et 16 h 50, pendant le premier quart-temps d'un match de rugby de Coupe d'Europe, et en mode élégiaque latin.

Quand le Racing Métro contre les Saracens

En Belgique joue, c'est l'âne Trotro :

Vingt secondes jouées, ils mènent 3-0

Sur un terrain parfait pour Uncle Ben's.

Serait-ce une rizière ? Endroit où on se rince

Sans friture, trop fertile terreau

Aux glissades, ballons échappés – les héros

Aiment la pluie, même quand cela coince.

 

3 partout après la vraie domination

Sur ce vert waterzooï des perfides d'Albion,

De sorte que, du haut des gradins vides,

 

De spectrales clameurs se haussent. Les bandas

Jouent, pour l'oreille des Wallons avides

Et les maillots rayés, d'âpres Encantadas.

18:51 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

is 5, IV, xiii [297]

Personne n’arbore une fleur

 

jaune à sa boutonnière

c’est le genre plein de manières

un type aussi jeune que vieux

 

lorsque l’automne arrive en douce,

le genre à se tourner les pouces

à descendre fissa les boulevards

 

sans manteau sans chapeau

 

—(et je ne sais pas ce que ce damoiseau

y trouve de plaisant je ne sais pas ce qu’il fabrique)

 

et pourquoi(au fond de sa malle,

sous des cols crasseux)il y a

quelques

(ou

étaient-ce des années)minutes j’ai trouvé,qui me

 

fixait,une petite rose jaune,morte

 

---------------------------------

Texte original ici, , ou chanté.

14:52 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 19 octobre 2012

95 Poems, 5 [677]

insensé bleu geai)

démon riantcri

ant sur mon passage

ton mépris des facilement

 

ta haine des timides

et aversion pour les(bien fades

réguliers bienséants

& commodes)non-mondes

 

voleur escroc cynique

(fragment de paradis

nageflottantàladérive)

lousticanaille

 

rustaud rugissant &

voltaire vivace

ô toi anarchiste splendide

(je te salue

 

-------------////--------------

Texte original ici, ici ou .

16:49 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 18 octobre 2012

Marge mar:jeu

doom and gloom· à la radio Le· soleil point

un nouveau· Nathalie Quintane· fait l'automne

au ciel gris· douceur du sonore· boogaerts

bojan z· ulfikarpasic· feinteur rôde

gros pavé· de pluie en sommeil· encre lourde

la gajda· résonne au ciel gris· gürültü

jamais une· erreur les mots ne· mentent pas

soleil perce· vitres du coup plus· d'électrique

l'ami plane· retrouvé le miel· au frigo

12:35 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0)

L'antiprothrombinase du dimanche après-midi

    L'intrus qui, s'immisçant, se faufilant, a glissé sur la terrasse mouillée de pluie n'aurait pas dû laisser gésir son imperméable et son couvre-chef. Et il s'éloigne, pris en pleine distraction. Ce n'est pas la pluie torrentielle de ces dernières semaines qui déforme sa démarche. Tricherie. Je n'en ferai rien. Il zigzague. Ralentit. Accélère. Perd pied pour rien au monde. Et creuse sa tombe avec son tronc, même le gynérium n'y comprend goutte. Ce n'est pas l'averse, nourricière de tant de vers, qui dégèle sa coiffure horripliante, mais peut-être un soupçon de tricherie. Un bolide passe près de lui, le décoiffe encore, feux clignotants dans la brume caniculaire. Quelque manœuvre, quelque fausse apparence aura eu raison de sa raison, tandis qu'il se souvient subitement — mon imperméable ! mon chapeau !

11:25 Publié dans 721, Knobs & thorns | Lien permanent | Commentaires (0)

95 Poems, 38 [710]

s.er:elève;cerés,idud'ho,mm:e

 

e

ffondr

é

 

.e:nple;inso,le;il:

 

«ah

onmlafépaah

moi»

 

murmur.etilàsoimême

 

 

xxxxxxxx----xxxxxxxx

08:51 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 17 octobre 2012

M = Mug

    Après la mug parme, pour le café, mug blanche: thé. Dans le fragment 401, fairy est au-dessus de mes forces (moyens). L'après-midi déploie ses fastes pour qu'on s'échine sur un poème.

15:15 Publié dans Aujourd'hier, En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)

95 Poems, 34 [706]

ADHUC SUB JUDICE LIS

 

lorsque mack a frappé phyllis sur son gros groin

 

frank se l'est dégommé d'un bon gros coup de poing

mais tous les autres (semble-t-il)

 

pensaient que linda ressemblait à bill

 

 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Texte original ici ou ici.

10:00 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 16 octobre 2012

No Thanks, 18 [401]

ces deux petits

michetons ont eu un petit peu les jetons

pile au milieu d'un lit lit

lit)lorsque chacun d'eux se courtisèrent

ça vraiment les contrarièrent)et

lorsque donc ce dont ils avortèrent

ce qui était mort mort mort)

 

sur quoi marie

pas mal marrie n'est pas

morte

(on peut dire qu'elle inexactement a trépassé et vaguement

est repassée pile où

la chair    harripile où montparnasse

déboule    sur raspail).

 

Mais il se changea en bonne

fée!une bonne

fée!une

bonne

fée!!!

mais elle se changea en bon-nefée(et

ça a l'air de faire de l'effet

 

 

¿¿¿????¿¿¿¿¿¿????¿¿¿

434-946560b664.jpgNotule : pour la troisième strophe, je n'ai pas trouvé de traduction convenable de fair-y. En effet, E.E. Cummings joue ici sur plusieurs tableaux, de sorte que la contrainte est multiple :

1) il faut un nom commun qui puisse rendre compte du sens littéral (magie) et du sens figuré (homosexualité)

2) un nom qui puisse se découper en une première partie autonome (fair=beau) et en une deuxième partie (y, le suffixe)

3) un mot qui rime avec les mots de la strophe précédente (mary/contrary/heiry)

Pour le sens figuré, je m'en suis très approximativement sorti en traduisant par « michetons » le little pair des vers 1-2. Pour le découpage, j'ai traduit fairy par bonne fée, ce qui autorise une lecture polysémique du vers 15 (« il se changea en bonne »). Pour la rime, échec complet.

Pour les autres difficultés du poème (incohérence syntaxique de la première strophe, jeu de mots sur gooseflesh aux vers 13-14, rimes et rimes internes), je ne suis pas trop mécontent de mes choix. Je serai (futur de l'indicatif) curieux de voir comment s'en sont sortis mes prédécesseurs.

 

15:56 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

“A world ploughed...” (Nicolas Pesquès, Juliau J10)

A world ploughed with every beast, then patched back up again

opening out onto blatancy

as with words

 

at the same time yellow and absent

 

 

the negative turns around without going through the eyes

thus vanishes the colour when it's said and done

 

it's as if what is going on nearby

could never be heard

but, deeply linked, so visible

it brought about confusion, and drilling

 

 

 

 

Un monde creusé à chaque bête, puis rapiécé

débouchant sur du visible

comme avec des mots


c'est jaune et absent ensemble

 

 

la négation rebrousse chemin sans passer par les yeux

ainsi disparaît la couleur quand c'est dit

 

c'est comme si ce qui se passait à côté

ne pouvait jamais être entendu

mais, profondément lié, tellement apparent

causait égarement, et forages

 

Nicolas Pesquès. La face nord de Juliau huit, neuf, dix. André Dimanche, 2011, p. 87

14:51 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

L = Longuement

    La chatte prend de neuves habitudes, avec le canapé rouge. Elle se lèche longuement sur la chaise cannée au cannage fragile. Puis elle fait de longues siestes sur le canapé rouge.

14:23 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 15 octobre 2012

95 Poems, 58 [730]

un sombre jour un parfait inconnu

m'a battu comme à plâtre mort —

 

j'ai eu du mal à pardonner :

lui moi-(il s'avéra)-même

 

—désormais ce rival et moi sommes

d'éternels amis chacun de l'autre

 

 

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Texte original ici, ici (with others) --- ou encore .

22:05 Publié dans tout e.e.c ? | Lien permanent | Commentaires (0)

Triolets sans ambages

ce lundi· froid d'anatidé· les Tanneurs

soleil par· le store gris clair· pollué

salle des· actes le midi· philip roth

diérèse· à point médian· arguties

je me trouve (poésie partout) aux toilettes

escalier· lent vertigineux· marche ou crève

18:35 Publié dans Fil bleu : Tridents & autres textes brefs | Lien permanent | Commentaires (0)