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dimanche, 27 août 2017
=8=
Et quand, aux derniers jours du mois d'août, la langue d'herbe pelée le long de la grande dalle de béton s'est trouvée jonchée de ces sortes de prunes d'ente sèches comme des coups de trique, il ne les a pas ramassées pour les jeter à la benne, préférant que fourmis, guêpes et autres peut-être insectes peut-être invisibles s'en délectent, s'y nichent, y trouvent leur demeure, peut-être.
La paralysie ne toucherait alors que la pogne à charrue, pas la pogne à plume.
08:27 Publié dans La rature a horreur du vide | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 26 août 2017
=9=
Ce ne sera pas, décrète-t-il, un roman d'arbres fruitiers.
D'ailleurs, ce n'est pas, ne peut pas être un roman.
Bon débarras.
08:34 Publié dans La rature a horreur du vide | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 25 août 2017
=10=
Et après... shooter dans un ballon flambant neuf ou dans les fruits durs, quelle différence ?
Comme en Bretagne, il fait beau dix fois dans la journée.
Le vent fait onduler les branches aux feuilles d'un vert profond.
15:50 Publié dans La rature a horreur du vide | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 24 août 2017
=11=
L'agent secret a débarqué dans sa décapotable, est descendue en faisant claquer la portière — comme Jésus descendant de la croix — et a déclaré : ce type est un salaud ! il peut rester comme ça, paralysé ! qu'il crève !
On ne sait pas d'où avait surgi, tout d'un coup, à la faveur d'une élection, cette haine des fonctionnaires, cette conviction que tous ces gens étaient des privilégiés (pas les trois mille familles qui escroquaient 140 milliards au fisc chaque année, non : les fonctionnaires, et en particulier les universitaires — suprêmes feignasses ignorant tout de tout).
De diatribe en diatribe, elle s'était enferrée, enfermée.
Pas possible d'obtenir une quelconque réponse aux objections même les plus évidentes.
La portière claque ; elle, elle vitupère, accuse.
Il reste longtemps confondu, paralysé.
Dans le leurre du seuil.
Que lui faisait de recevoir tant de messages confirmant qu'il avait raison, que tout cela cachait autre chose.
L'agent secret avait filé en Suisse, par montagnes russes, une farandole. Et lui, paralysé, était resté la tête dans de faibles fariboles.
15:54 Publié dans La rature a horreur du vide | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 23 août 2017
=12=
Les branches continuent de ployer sous les fruits.
Ou, métaphore plus habituelle: de l'eau coule sous les ponts.
19:28 Publié dans La rature a horreur du vide | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 22 août 2017
;1;
Dans quelque temps, on ne saura plus trop où on en est.
De l'eau coule toujours sous les ponts. Sous le pont, à cette pile-là, que je vois là avec précision, on n'a pas pu lancer de fruits, ni songer à la paralysie.
Tout était clair.
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lundi, 21 août 2017
;2;
Une trace microscopique sur l'écran, et j'ai cru à une cédille superflue au c de lancer.
05:36 Publié dans La rature a horreur du vide | Lien permanent | Commentaires (0)

