Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 19 octobre 2014

S•o•••n•n•••e•t I

    mais imaginez cinq secondes • imaginez le point aveugle ••• le point d'aiguille au fond de l'œil

• une éternité à penser •••• le trajet du siècle au seuil •• rayons de soleil et les ondes •

• ici beugle • un bœuf qui a baissé •••• le cou •• sous le joug

imaginez à l'unisson • d'autres épreuves ••• autres remugles • le point d'aiguille au fond du son

11:04 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 13 octobre 2014

Octobre est une croix *

12.X.2014, rue Christian Huygens, vers 17 h.

    Plus tôt que tu ne crois

tu feras tes délices

d'avironner le Styx

en harponnant tes proies.

 

Le futur que tu broies

pauvre accouchée sous X

la nèfle a son calice :

octobre est une croix.

 

Enjoliveur perdu,

implacable miroir.

 

Flaque dans le bitume,

pouliche avec tiroir

à quoi ne se résume

un calice mordu. °

 

.

* Vers venu en premier, pendant la marche. Placé par commodité en point d'orgue plutôt qu'en incipit.

° Trois autres “derniers vers” ont été composés chemin faisant :

ton soleil morfondu

nèfle fruit défendu

un poème tordu

13:14 Publié dans Aujourd'hier, Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 12 octobre 2014

Poème à danser

Pour Marie-Aude.

 

    dans le noir de la cave

dans le ventre du temps

sous le flot glougloutant

les mots debout les braves

 

la passerelle un crâne

son langage s'apprend

quatre pies sont à cran

et le vent à leur traîne

 

un chat siamois guette

yeux d'azur myosotis

l'ombre d'ombellifères

 

et dans le clapotis

de ce calorifère

(mon crâne) s'enchevêtre

.

20:10 Publié dans Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 07 octobre 2014

Que disent les arbres

    et donc que disent les arbres

sous la pluie qui revigore

même le sable

le vent essore

 

un froissement

étouffe à peine

un bâillement

la pluie ravive à perdre haleine

 

ce flot de paroles

arbres vous chuchotez

rien ne se donne aisément

 

chaque jour je retourne à l'école

chanter d'autres motets

avec pour tout feuillage un idiot zézaiement

.

18:16 Publié dans Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 06 octobre 2014

La Mémoire et l'automne

    Aux noces de l'autre octobre,

De saisonniers jamais sobres,

La mémoire tend les bras

Par analogies impropres.

 

Pour tirer tout ce fatras

– La parade du tétras

Sous d'austères candélabres –

Elle grime avec du gras

 

Le passé qui se délabre,

Le futur d'un hiver âpre.

Ni à l'amble ni au trot

 

La mémoire, palefroi

Pitbull, saisit dans ses crocs

Le futur d'un hiver froid.

.

 

Pour le précédent sautnet, j'avais improvisé en cours de route un sonnet. Pour celui-ci, composé sur le chemin du retour (dimanche vers onze heures), l'idée des rimes avec assonances et inversions est venue dès le premier vers, ainsi que d'un sonnet plus classique de structure. Le premier vers du précédent est venu au moment où je tapai du pied contre un coing pourri, jaune pectiné de brun. Celui-ci est plus abstrait, mais les “noces” ont mis quelque temps à s'imposer.

12:17 Publié dans Aujourd'hier, Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 05 octobre 2014

Sic transit

Nouvelle forme inventée, le poème écrit en marchant (celui-ci, et le suivant, sur le chemin de la boulangerie aujourd'hui), et plus précisément, comme l'ordonnancement a fini par y aboutir, le sonnet écrit en marchant, que je nomme donc sautnet. [Par sauts et à gambades.] Composition complexe malgré la marche (le trot sur le trottoir), avec notamment recherche maximale d'hétérométrie. Entre autres. Et ajout de liens après recopiage.

    coings pourris

durs comme des rocs

 

le groin des porcs

dans l'habitacle de la terre

 

rien n'arrête la mort

tout frotte

sous la sève

 

la mâchoire qui te serre

fort

de ses crocs

tes mots = des scories

 

la voix est morte

rien n'arrête

 

la pourriture dure

.

12:10 Publié dans Sautnets | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 08 mai 2014

Moins que bien

    Vous n'ignorez plus rien

quand la vie passe à l'offensive.

Une posture lascive

à décourager les vauriens ?

 

Votre désespoir terrien

planqué au fin fond du Soubestre

sur la croûte terrestre... --

Le moins que rien est moins que bien.

 

La soirée a fait flic,

Il fallait faire bref.

Il n'y a pas eu de déclic,

 

ou pour rien, non, pour pas grand chose.

Passé le gué, franchi le bief,

vous m'avez envoyé sur la rose.

 

06:56 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 31 décembre 2013

·▬··▬

24.11.2013.

je ne compte plus les mots ·▬ tu ne comptes plus les mômes ▬· elle règle un compte perso ▬▬ nous sommes ce que nous sommes ·

je ne compte plus les sots ·▬ il crante l'aluminium ▬· vous savez il pleut à seaux ▬▬ les sonnets sont le summum

elle noie dans un grand verre ▬·▬ les journées les plus sévères ·▬· ça fait un sacré morceau

je ne pèse plus ma peine ▬·▬ nous divaguons du cerceau ·▬· tu ris comme une baleine

 

╦ sonnets alignés, I ╚

22:56 Publié dans Sonnets alignés | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 24 décembre 2013

╬ vodkas ═

23.11.2013.

C'est la vodka des virevoltes 
Bien engoncé dans ma parka 
Je mets en rimes désinvoltes
La virevolte des vodkas

Déjà autrefois dans Kojak 
Vous trouviez ça manquait de love 
Vous saisissiez votre Kodak 
Avec son petit oeillet torve 

Le crâne chauffé comme un bol
Je mets en rimailles sadiques 
La virevolte des cognacs 

Si ce poème était un vol
Au-dessus des feux atlantiques
Sonnant la langue sous le gnac


₩ ¡ sonnets sonnés ¡ ₩

22:42 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 19 novembre 2013

¹ sa ceinture nouée ¹

ma robe de chambre

pelucheuse ▬ trouée

à l'aisselle droite ╩ depuis déjà

longtemps ╩ 24

ans (qu'elle a), m'accompagne

sur le canapé ³ tendre

ment neutre ³ Rien à battre

¹ sa ceinture nouée ¹

 

je revois dans la chambre

d'hôpital mes grands-parents

■ mon arrière-grand-mère ■

je les revois je les entends

╩ par le trou à l'aisselle

la mémoire ruisselle ╩

 

sonnets martiaux imparfaits, 2

16:57 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 12 novembre 2013

Tomasz Stanko

    Tomasz Stanko avant d'aller au carreau

Gabor Gado avant l'hosto

Jean-Pierre Como avant le coma

Tomasz Stanko avant d'aller au carreau

 

Antoine Illouz avant Naplouse

Jaromir Honzak 1000 prises Kodak 

Roman Pokorny avant d'être racorni

Tomasz Stanko 1000 prises judo

 

Braxton Parker pour les rancœurs

Eu dans l'eau et la douceur

 

Tomasz Stanko envols traîneaux

Padovani avant la pluie

Sidsel Endresen après larsen

Tomasz Tomasz Stanko avant d'être au carreau

·

13:50 Publié dans J'Aurai Zig-Zagué, Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

petit cercle bleu ▬

petit cercle bleu petit cercle rose 

▬ se tournent autour ▬

pour quoi pour rien 

╩ ça rame on dit ╩

on dit ça rame 

¹ petit cercle bleu à droite ¹

³ petit cercle rose à gauche ³

et vice-versa in-


-lassablement 

■ jusqu'au message ■

d'erreur 

`volent oiseaux` 

de nos tombeaux 

ı bleuroses rosebleutés ı



(sonnets martiaux imparfaits, 1)

07:22 Publié dans Formes singulières, Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 14 juillet 2013

danse dans

danse dans les terrains vagues

bagues au fond des faïences

désert aride vide immense

un monde aux entournures craque


à peine on retourne sa veste

à peine on massacre un printemps

à grand peine on hume le vent

à lourde peine on prend la peste


et ce n'est pas pour rien

le souverain bien

cueillir des prunes dans le chêne


allez péteux faire du quad

nous assourdir la prétentaine

ma nostalgie forme une escouade

10 juillet


18:38 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 08 juin 2013

◙ ♣ B • ◙

◙ ♣ B • ◙
? Ë — ► ↨
╚ ♀ Ã ╔ ↨
ø r × É ◙

Ì ▀ ¦ ­¾ ◙
¾ j J Ì ↨
`® ë ¾ ↨
○ ┼ ã ─ ◙

┐¿ ‼ [ .
* { ½ $ .
/ 0 ò û ¢

æ ‘ Æ ’ ±
ƒ ¡ µ ¿ ¢
¾ ┼ ♠ ¿ ±

23:08 Publié dans Sonnets sémiotiques | Lien permanent | Commentaires (2)

mardi, 02 avril 2013

“Langage tangage”

    Hier, au zoo, le tenrec

— Je n'en avais jamais vu,

Ni d'aucun regard griffu

Directement, indirec-

 

Tement, ni dans la confu-

Sion d'un épisode grec

Mal reproduit (touche REC,

Tant commis-tu de bévues!) —

 

Se blottissait contre la

Vitre, pacha ou prélat

De quelque culte trompeur.

 

Spay n'est pas Madagascar,

Et, pas quitte pour la peur,

La vitre masque le lascar.

.

15:34 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 23 mars 2013

Springfield

    Mal rasé, rougeaud, bien hideux,

Cadré par le cintre en moumoute —

Ce pull en lambswool me les broute :

Je l'achèterai si je veux.

 

Dans la cabine, je filoute

À tenter le pantalon bleu

Ou le jean's jaune, hasardeux

Pour draguer à Knokke-le-Zoute.

 

Tirant le rideau, non sans lutte,

Je remarque une anacoluthe

Dans le premier quatrain ; je sue,

 

Chaussures vertes et jean's tomate, 

À ravauder fil et tissu

De ce poème en carapate.

 

41vFjIXB0LL._SY246_CR0,0,190,246_.jpg

08:23 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 22 mars 2013

La Valse des carabosses

    Je ne suis pas « pété de tunes » ;

Je te défends de dire ça,

Ou alors, pareil au fossa,

Je hurlerai tant à la lune

 

Et au soleil qu’une bossa

Nova que l’on danse à Béthune

Ou dans un lieu gai (tiens : la Hune)

Te poursuivra. Carabosse a

 

Plus d’un tour dans son sac, de l’or

À foison. Toi, dans le décor,

Mon pauvre ami, tu fais la pieuvre,

 

Et nous valsons — de nos Rolex

L’éclat éclaire les chefs-d’œuvre.

Va-t-en sur ton vélo-solex !

.

09:11 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 21 mars 2013

La Ninoxe bariolée

— We were hugging the coast of New Ireland when, rather to our surprise, a group of low islands, one of them conspicuous from a solitary tree standing out in bold relief on it, hove in sight. — W.D. PITCAIRN

   

    D'une syntaxe affriolée,

Toujours féru d'octosyllabe,

Je veux, stercoraire ni labbe,

Que la Ninoxe bariolée

 

Ici nous ouvre la cabale,

Avant son plumage moiré

Qu'il nous enivre de poiré

Servi à même la timbale :

 

La Strige de Nouvelle-Irlande

N'est, au poème, une guirlande,

Mais un alcool des plus puissants.

 

Au lendemain de l'équinoxe,

Ma lyre prendra les accents

Jaunes pentus de la Ninoxe.

23:23 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 20 mars 2013

2025 - Lys orangés

    Tu assouvis les térébinthes

Mon pauvre tricholome équestre

Tu te cognes contre les plinthes

Et empoisonnes les bourgmestres

 

Et sur tous les sentiers pédestres

Foulés par les buveurs d'absinthe

Des spores que tu ne séquestres

On entrevoit les labyrinthes

 

Un monde étouffe entre tes rails

On en admire les camails

Avec le temps qui s'enchevêtre

 

Autour des troncs sur les sentiers

Pédestres, les nombres entiers

Égaient le spectre de l'ancêtre

08:09 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 20 octobre 2012

Sonnet CVI

Sonnet composé entre 16 h 30 et 16 h 50, pendant le premier quart-temps d'un match de rugby de Coupe d'Europe, et en mode élégiaque latin.

Quand le Racing Métro contre les Saracens

En Belgique joue, c'est l'âne Trotro :

Vingt secondes jouées, ils mènent 3-0

Sur un terrain parfait pour Uncle Ben's.

Serait-ce une rizière ? Endroit où on se rince

Sans friture, trop fertile terreau

Aux glissades, ballons échappés – les héros

Aiment la pluie, même quand cela coince.

 

3 partout après la vraie domination

Sur ce vert waterzooï des perfides d'Albion,

De sorte que, du haut des gradins vides,

 

De spectrales clameurs se haussent. Les bandas

Jouent, pour l'oreille des Wallons avides

Et les maillots rayés, d'âpres Encantadas.

18:51 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 29 janvier 2012

Sur la photographie d'un berger de Beauce (à moi envoyée par une amie)

    Fier et noble, le Beauceron,

Chien à faire pâlir Rodrigue

(Janois, qui du pseudo Rod brigue

L’amour de qui le hausseront

 

À la gloire), s’il pue du rond,

Au moins ne connaît pas l’intrigue

Et, aboyant dans la garrigue,

Mord ceux qui le nonosseront.

 

Noir d’ébène et feu de chimère,

N’est pas chienchien à sa mémère

Ce canin qu’on dit arlequin.

 

Et, même en Beauce, le bellâtre

Ne peut, avec son saint-frusquin,

Lutter, même à gent androlâtre.

12:15 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 05 novembre 2011

Aux yeux de Frumence

    Ta moustache nous ensemence

Frêle maréchal des logis,

Quoique tu aies pour nom Frumence

Et si depuis longtemps tu gis

 

Hors du vaste décor lunaire

Où Henri Rousseau te dressa

Pour séduire celle qu'une aire

Aux bêtes fauves ne pressa.

 

C'en est ainsi, pauvre Frumence

Au prénom tantôt oublié

Inactif à toute romance,

 

Et sans rendre mon tablier

Que ma plumine trubliée

Ton souvenir réensemence !

16:16 Publié dans Aujourd'hier, Diableries manuelles, MAS, Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 04 novembre 2011

Au départ de Tavers

    Détestant autant l'alizé

Que  vague et sombre le soleil,

Abhorrant le reflet vermeil

Sur l'abbatiale de Luzé

 

D'un rayon à peine en éveil,

Nous avons gagné Trélazé

– Tout en maudissant l'alizé –

En pélerinesque appareil :

 

Makila à la main, pour les

Brigands de bord de Loire ; ourlets

Bien nets au bas du pantalon ;

 

Gourdes, carnets, tout ce qu'il faut

Pour s'escagasser les talons

Sous de fictifs vols de gerfauts.

 

08:45 Publié dans Sonnets de juin et d'après, Tropographies | Lien permanent | Commentaires (1)

dimanche, 23 octobre 2011

Sonnet portninwak

    Vous parlez si François Hollande

Va se défoncer au pinard !

Si c’est son assistant qui glande,

Lui ne lambine au lupanar.

 

Nanan, mon Dieu, un vrai panard !

Ce n’est pas à Lille, où un flan de

DSK (la peña Pounard

L’atteste) a volé sur la lande,

 

Mais en quelque vil Sofitel

Où, dans l’ère post-minitel,

Les poules (qu’on nomme call-girls)

 

Palpent le pouls du FMI.

Et François, pas trop éffémi-

Né, grignote des Bahlsen Curls.

18:53 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 22 octobre 2011

Variété (d’après Paul Valéry)

    Tout de même, René la taupe

Avec son gros corps peu griffu

Est une marmotte (que fu-

Me-t-on, oui, c'est sûr, on se dope

 

Dans le milieu des concepteurs

Et infographistes ?) : confu-

Sion plus vile que le tofu

Au bouquet de mille saveurs.

 

Ainsi, si de ce gras René

Le postérieur enfariné

Nous nargue de ses flatulences,

 

Au moins (vive la vidéo !)

Du cul fictif les pestilences

Ne nous gênent – dam dam déo.

20:15 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

lesyeuxd'émilie ®

De l’Harmonie pomarézienne

La version des Yeux d’Emilie

L’affirmera-t-on, humilie

De Joe Dassin l’infâme antienne.

 

En dessinant, pointes jolies

Des becs de saxo tout comme hyènes,

Dans l’air des arabesques siennes,

Du chant naît la mélancolie.

 

Et si moi j’avais le soleil

Dans les yeux, quel yvesduteil

Ou adamo de pacotille

 

Me tendrait des verres fumés

Pour qu’en une humble apostille

Je n’ai les sourcils enrhumés ?

19:16 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 22 août 2007

Saltimbocca

    Contre ton front vengeur, le soleil

Trouve d’autres amertumes.

J’écris un livre ; tu t’en bats l’œil,

Aigre comme mille agrumes.

 

Au cirque ça fouette la friture

Tout autant que le vieux lion :

Dépenaillée crinière, l’armure

Du clown est l’autre bastion.

 

Je me suis perdu dans les feuilles !

Les numéros qui nous endeuillent !

 

Tu n’as pas dit le fin mot

Et je m’abreuverai à la cruche,

Tant que ces vils animaux

Auront leur drôle parade brusque.

 

[14 juillet. (Ces plusieurs textes écrits le 14 juillet repointent timidement en orientation invoulue vers le billet Quatorze.]

14:25 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie

lundi, 04 juin 2007

Ri/en

3 juin 2007.

 

    Vingt ans déjà : dans un hôtel de Delphes,

            avoir souri de rien, ri de si peu,

            être passé près d’un nuage.

Alors, les récits noirs de Jeremias Gotthelf

            je n’en savais pas même le nom.

Pourtant, la tendre araignée blanche de l’espoir

            m’accompagnait déjà.

Stridences, mélodies : Even The Sounds Shine :

            tout un projet baudelairien

            qui se dissout dans la fumée

            avec Hölderlin (Brot und Wein)

oh, et tant d’années au bagne.

            Au port où l’âme s’est arrimée,

dans un hôtel, avoir souri de rien.

04:00 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Poésie

lundi, 27 novembre 2006

Comme un mégot

    comme un mégot sur le trottoir

maréchal juin 

la ronde des efflorescences

 chopin

- avec ma cervelle en sautoir

et mon coeur lourd dans la balance -

 iut

voltiger il ferait beau voir

(à ton) entre (tour) dans la danse

 passerelle

comme, d'un violacé intense,

un vieux crachat sur le bavoir

 mirabeau

tu rampes comme un escargot

dans le jardin comme un mégot

 château de tours

fumé écrasé solitaire

 voltaire

noirci par la fuite du temps

et vert d'azurs compromettants

lubrique comme un ver de terre

anatole france

 

10:00 Publié dans Diableries manuelles, Fil bleu : Tridents & autres textes brefs, Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Ligérienne