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mardi, 28 novembre 2006
Agatha sur le petit écran
Elsa Zylberstein dit toutes ses répliques d'un ton doucereux, comme une femme qui retient un hurlement d'orgasme.
21:09 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (5)
Ma langue au chat, 3
12:54 A: SALUT ! (Je t'embête mais en fait, je vais aller déjeuner avec un collègue, là.)
13:01 B: Salut, je n'avais pas vu ton message.
A: Pas de problème. J'attends toujours Z.!
13:02 B: ça va bien ?
13:03 A: Oui, impeccable... sinon que j'ai encore essayé de donner mon sang, mais que je suis toujours rejeté ! Motif : plus de dix mois passés dans les Îles britanniques entre 1980 et 1996.
13:05 B: Eh ouais... mes longs mois sont plutôt venus après.
A: C'est le grand âge, que veux-tu... (Et puis Chicago ne compte pas dans les Îles britanniques.)
B: Ouais, mais j'ai passé un an à Edimbourg, entre autres.
13:06 A: Ah ça, oui, ça compte. (Incidentally, I'm listening (through Pandora (again and again)) to an amazing jazz harpist called Zeena Parkins.)
13:07 Bon, je vais déjeuner. BYE.
17:00 Publié dans Ma langue au chat | Lien permanent | Commentaires (0)
Hommage à Ornette Coleman
Psaumes !
rêver dans les collines
où les fruits rêvent aussi
où le jus des
fruits dégouline sur les joues
Rêver que je m'endors
en fumant la rosée des ténèbres, que j'
allume dans la nuit
dégoulinant d'étoiles
en vain le suave flambeau -
rêveur de psaumes...
10:10 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Jazz
Hommage à Charles Mingus
Guère dépossédé de rien, sans nulle envie
restreinte,
oublie ces pas anciens
un moment
pose tes sentiments dans la danse des sentinelles
dansez fugitifs
autres fuyards encore aux gestes oubliés
n'allez
croire de nos amours que la route soit faite
encore N'allez
répéter en tous lieux qu'un nuage s'est tu
09:09 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Jazz
5ème manche

Manches de telle ampleur, une étole à tout le moins ! Toujours sur le motif remettre votre ouvrage. Le pinceau en pince pour le décolleté, ce qui ne va pas sans maraudage ni braconnage. Il fut décidé d’intercaler à triple intervalle. On se braque toujours sur les compotiers, mais les vertes voltes d’une danseuse au repos, ce n’est pas rien tout de même. Que regarde-t-elle, d’ailleurs, de ces curieux orbites creux ? Cherche-t-elle à se rappeler quelque vers égaré de son passé d’actrice ? Si j’écoute Even the Sounds Shine, cette composition stupéfiante de Myra Melford, jouée avec son Extended Ensemble, je ne peux pas me mettre à la place d’un modèle de Matisse, si ? Le mur n’est pas plus vert que le pli de mon bras. Le nom de Matisse semble avoir été inventé pour se prêter aux plus subtils jeux de mots, aux détours par les formes et les matières. La danseuse regarde une toile du peintre, tiens. Vous êtes dans le puits ; passez deux tours. Orbites émotifs : la vérité en a mis, du temps à remonter.
06:30 Publié dans Vertes voltes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Art, Littérature, écriture

