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jeudi, 31 mai 2007
On dit que Jeanne est revenue...
Il aura fallu soixante-dix sept traces de canif dans la pierre, au hasard, à l'aveugle, pour tomber enfin, la paume en sang, le poignet presque brisé, sur une source belle d'évidence, comme dans les visions mystiques, comme dans la danse infiniment reprise, le tourbillon des derviches soufis, il aura fallu ces soixante-dix sept erreurs, tâtonnements, gravures, marques, entailles, pour qu'enfin, comme si de rien n'était, au gré d'un texte juste suscité par la lecture de quelques vers plus frappants encore de John Skelton, ou par une soudaine giboulée de bientôt juin, apparaisse une date évidente, un événement que tous connaissent, sans même qu'il fût besoin de passer par le truchement de recherches ingrates quoique cocasses :
31 mai 1430
Alors, autour des barques folles,
les flammes rouges montent du sol
Et, devant l'évêque de Meaux,
on la condamne à demi-mot.
Après quoi, il fallut renoncer. (Rivette et Quintane, c'en était trop.)
17:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Histoire, écriture
57/77
Lire les quelque 1400 vers brefs de Philip Sparrow, écouter les Douze variations sur un thème de Johann Caspar Fischer (KV 179). Menus plaisirs futiles que l’on ne peut conter. Soudain tombe une averse, une vraie giboulée de pas même une minute, mais violente en diable. Ce que vous chantez, là-haut dans les nuages joufflus, je ne l’entends pas, mais les giboulées de juin me tiennent compagnie. Soixante-dix sept fois sur le métier le batelier de l’aube…
14:30 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Musique, écriture
Été étrusque
Mon âme éraillée criaille. C’est l’été étrusque, criblé de nuages. Errance chrétienne parmi ces hères crevés : du bout du talon, je leur donne trente coups de pied. Pitié !
09:22 Publié dans Sonnets de février et d'après | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Poésie, Sonnet

