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samedi, 12 janvier 2008
Ô

06:00 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Photographie, Ligérienne, Intime
vendredi, 11 janvier 2008
Bet
D'ailleurs, pour accélérer les recherches, Napoléon fit interdire tout simplement le sucre de canne le 11 janvier 1813.
{ Source : Aquadesign }
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Oyez
Dans les moires
Une vie de planches
perdue en d'infinis déboires
à broyer des branches
Même si la fonte des neiges
Même si les terreurs nocturnes
Même si le piège à mâchoires
Même si les bourrasques
t'entendent Entendent tes cris
Ce ne sera pas la Saint-Jean, ni le feu sacré en soi,
l'encre des ciboires.
(Broyer des branches, crie-t-il : toute ma vie broyer des branches.)
18:13 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie, Littérature
jeudi, 10 janvier 2008
Envolée
[ 29.12.2007. ]
Il n’est pas nécessairement agréable de se retrouver seul, dans l’obscurité, à écrire dans une maison qui, chauffée tout le jour par une cheminée un peu fumante, a pu être aérée mais conserve tout de même, dans son atmosphère, un je ne sais quoi de fuligineux, et ce d’autant moins que la mélancolie n’a pu manquer de se faire envahissante, après une heure passée à ramasser, sous une bruine crachinante, des feuilles et des cônes d’épicéa trempés, sauf à considérer que le souvenir, soudain revenu, des huit hérons garde-bœuf d’une parfaite blancheur entrevus près du chantier de la maison voisine ne suffise, pour l’heure, à empêcher la victoire des pulsions suicidaires.
01:10 Publié dans YYY | Lien permanent | Commentaires (3)
mercredi, 09 janvier 2008
Ornementz d'églises
Par son testament daté du 9 janvier 1607, Christophe de La Vallée, évêque de Toul et abbé commandataire de La Chalade, légua à son abbaye la somme de quatre centz francs... pour estre employé... a l'achapt d'ornementz d'église [les] plus nécessaires à l'église dudict monastère. Ce legs indique sans aucun doute que l'abbaye se trouvait dans une grande pauvreté, puisqu'il voulut non pas embellir le culte divin, mais seulement pallier les manques les plus flagrants.
Source : Abbaye de la Chalade, site Généagil.
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Akosh S. Unit ::: Imafa
Dix ans après sa parution, cet album flambe toujours de la même ardeur. Immense polyinstrumentiste, Akosh Szelevenyi excelle surtout au saxophone – je ne connaissais bien, de lui, jusqu’alors, qu’un disque en solo tout à fait épatant (Aki, 2004). Sans doute des dizaines de critiques musicaux ont-ils aligné, à propos d’Imafa, le même poncif sur la rencontre entre l’esprit du free jazz et la mélopée stridente façon Europe centrale ; n’est-il pas rassurant, après tout, de constater que ce poncif est étonnamment juste ?
Kebelen, Lenne et Vetek ont suivi. Une trilogie (Kebelen, Lenne et Vetek) a suivi. (Et d'autres encore.)
Le premier instrument d’Akosh S. fut le basson. Là encore, c’est l’évidence même.
Pour n’en dire que quelques phrases... « Paprika » : appel distant de l’autre côté de la plaine ; envol fou furieux de l’autour ; hésitations, dans le vent, des graminées. Tout cela, histrions s’abstenir.
(Enfin, on n’oubliera pas qu’il a un site Web.)
16:07 Publié dans J'Aurai Zig-Zagué | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Jazz, Musique, écriture
La mort à la noce
[ 29.12.2007. ]
Vers six heures du soir, j’ai lu, dans un recueil d’archives du magazine Paris Match que je feuilletais car il se trouve dans la chambre de mon fils cadet, une rubrique nécrologique consacrée au décès de Boris Vian, dont j’ai appris à cette occasion qu’il était mort pendant la première projection d’une adaptation cinématographique d’un de ses romans. L’une des illustrations était une photographie en noir et blanc représentant Vian et d’autres germanopratins – dont Juliette Greco – « dans le style du Douanier Rousseau ». Je n’avais pas le tableau du Douanier en tête, mais quelques minutes plus tard, mon fils cadet couché pour sa troisième sieste, je feuilletais au salon un volume un peu didactique consacré aux « chefs-d’œuvre de l’histoire de la peinture » (or some such title) afin d’y trouver quelques informations sur Maurice Utrillo. Que le volume s’ouvrît à la page où figure la seule reproduction du Douanier Rousseau du volume, cette Noce justement mimée dans la photographie, c’était inévitable – de même que l’ajout du circonflexe au-dessus du i d’ouvrit quand je me suis aperçu qu’aucune apodose ne pourrait me venir après une telle protase à l’indicatif.
Dans ce même recueil d’archives de Paris Match, j’ai appris qu’Albert Camus était mort le 4 janvier 1960, date qui ne m’avait pas autrement frappée auparavant, et qu’on avait trouvé, dans la poche de son pardessus, un billet de train inutilisé. L’auteur (anonyme) de la notice nécrologique évoque un « détail stupide pour ce maître de l’absurde », alors que c’est là, au contraire – à supposer que ce détail ne soit pas un « effet de légende », comme l'écrivit un autre A. – , une illustration excellente de l’absurde selon Albert Camus lui-même.
Bref, ces feuilletages, pour ineptes qu’ils soient, donnent à réfléchir, et matière à la rubrique Unissons (sans circonflexe).
11:12 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, Art
lundi, 07 janvier 2008
Clochard, neige, lys
Charles de Coligny, marquis d'Andelot, né le 15 décembre 1565, abjura la religion réformée et mourut le 7 janvier 1632.
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Histoire, écriture
Cages d’ambre
[ 3 janvier 2008 ]
En lisant les poèmes de Vincent O’ Sullivan, je bute sur les mots cadging et camber, que je me promets de vérifier une fois rentré à la maison. « C’est aux mots de vous chercher, à eux de vous trouver. On doit pouvoir dire de n’importe laquelle de vos phrases : „C’est son père tout craché.“ Un écrivain doit avoir sa propre longueur d’onde. » (Venises)
J’aime bien mettre des guillemets allemands à l’intérieur d’une citation de Paul Morand. En outre, il m’agace, avec son style sec coupé, ses cascades de points-virgules et sa mythomanie à la Cendrars (« Brancusi nous y cuisait des beefsteaks », p. 31). Ces pages me rappellent aussi qu’il faudra vérifier l’authenticité de la prétendue dernière phrase de Wilde, dans son galetas miteux : either this wallpaper goes or I do.
Paris est meublé de cimetières, et pourtant c’est à Caen que tout le monde semble s’ennuyer à mourir, de nos amis archéologues à Morand lui-même (au service, il faut dire). « J’étais un très vieux monsieur, un peu madérisé, ravi de l’être. » (p. 51) / Pour ma fête, ma mère m’offre Imafa – les fripes folles d’Europe centrale.
« ... les mères occupées par l’interminable / métier de materner... » (O’ Sullivan. ‘Travel bug’ [La bougeotte])
16:32 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, écriture, Ligérienne

