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dimanche, 20 janvier 2008
Vies parallèles
Comme un fou je vagabonde. As-tu ajouté cette pointe d'estragon sans laquelle le canard aux olives... Verdâtre, dans les toilettes du Bardo, il avait dégueulé tripes et boyaux. Le film dans lequel nous avons joué, encore adolescents, se nommait Triple éjac dans Brigitte. Depuis, votre femme et vous, vous n'avez plus tourné de film X, à moins que l'on ne compte, dans vos prestations un rien perverses, ce double rôle dans Dostoïevski va à la plage. Les acteurs prennent des libertés avec les pronoms, idiots ou démons.
18:00 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Fiction, écriture
samedi, 19 janvier 2008
1603 - En quarantaine
03:00 Publié dans Clés du sol | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, écriture
vendredi, 18 janvier 2008
Renne&Gorki
Ravir l’air aux anges
entre chien et loup
n’être la part d’ombre d’aucune
étoile tombée dans sa course :
Kagel peut souffler du verre pilé,
on s’en moque ; on
embrasse encore l’espace – alors, se
ravisant, il
infléchit la course des astres,
nuages d’anges
grandiloquents.
22:15 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Musique
Furtifs
Et le 18 Janvier 1745. jour pendant lequel le Ciel fut tout couvert ici de nuages & rempli de neige, Mr. Du Pernoy observa à Stuttgard une Aurore Boréale qui fembloit former un Arc pâle.
Histoire de l'Académie royale des sciences et des belles lettres de Berlin,
(publiée en 1748, Ambroise Haude, Libraire)
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Allô
Comme le cœur bat la chamade, le sommeil a ses bourrasques. Tartarin n’est pas Turlupin, n’en déplaise à Leo. Quoi, passer sous Acrobat c’est pas le Pérou, tu te fous de moi ? La danseuse de corde avait les pieds arqués, de tant de contorsions. Il tombe toujours des hallebardes, aussi dans mes rêves les plus futiles. Dans la gare déserte de cette petite ville allemande pourtant très touristique, nous avions si chaud, et la Mineralwasser à goût d’aspirine désaltérait si peu que tu avais siroté un quart de litre de lait dans une boîte cartonnée. La strip-teaseuse était venue chercher son cachet. Pourquoi, dans Tokyo Eyes, avoir choisi de faire chanter, à l’adolescente japonaise, Lola de Gainsbourg ? La prochaine fois, ras-le-bol, je loue une caisse chez Ada. Offusquée de peu de chose, la comtesse n’abhorrait rien tant que les calembours et les contrepèteries. Bzz, bzz, je suis de la secte d’Épicure.
17:45 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Fiction, écriture, Littérature, Cinéma
Fautifs
Cela commence toujours par les quatre espaces suivies de la lettrine en caractères gras, et il est rare que le maître des lieux ait failli à cet usage routinier. (Un usage routinier, c’est un pléonasme.) Dans une mise en scène de Marivaux que nous avions vue, toi et moi, au printemps 1995, et dont – ah, ma mémoire ! – je ne me rappelle ni les metteurs en scène, ni le titre de la pièce, un personnage muet avait été ajouté : le Génie du lieu. Connaissais-je le grand œuvre de Butor, alors ? J’en doute. (Une mise en scène dont je ne me rappelle pas le titre de la pièce, c’est un bien vilain solécisme.) Toute écriture enfantée au zénith d’un jour nuageux finit par se résoudre en arrachage de cheveux.
15:30 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Ligérienne, écriture
Ronflements
Ratures striant la toile des nuits –
ostensibles étendards, hymne aux
nuages – vos
fripes effilochées comme des banderoles
lumineuses,
en plastique rouge et blanc
meurtrières sur motorways ! Mais
enfin – ratures striant la toile des
nuits – vous n’avez pas d’excuse, servir à
tant de terribles rodomontades rhétoriques :
syllogismes, images (dés)abstr(e)uses, allitérations, calembours (Ô, ratures !)
13:15 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, écriture
jeudi, 17 janvier 2008
Stochastique historiographique (!)
Je pioche, dans la Biographie nicçoise ancienne et moderne de Jean-Baptiste Toselli (1860), un paragraphe au hasard, qui mériterait des heures de recherche si l'on voulait commencer d'y comprendre quelque chose :
L'accord conclu au château de Chambéry le 17 janvier 1400 par Ludovic, en son nom et en celui de son frère Jean, rétablit solidement la paix entre les seigneurs de Beuil et le comte Amédée VIII, qui les prit en grande considération, et, en 1415, voulut même que Jean Grimaldi fît partie de sa cour.
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (2)
Lire, un pavé (pour aider à la noyade)
# avec 7 liens hypertextuels impersonnels #
Certaine d’avoir conservé, dans son coffre-fort, le souvenir des jours anciens du collège de nonesses, elle avait traversé le très large boulevard sans songer que, sa bottine droite ayant buté contre un pavé descellé, ce simple incident donnerait le signal d’une longue série d’oublis. Elle en fut pour ses frais, la rombière. Ça lui apprend à tergiverser, du plomb dans la cervelle. On ne peut que constater l’envahissement du terrain vague par les marteau-piqueurs de l’amnésie, comme certainement d’autres coffres-forts, en d’autres contrées, en portent les stigmates.
14:00 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Fiction, écriture
mardi, 15 janvier 2008
1595 - Tout flambe
16:00 Publié dans Clés du sol | Lien permanent | Commentaires (0)
Enferme
Des peurs ancestrales – démons chevillés au ventre, noués d’étoffes délicieuses – courir à perdre souffle, dans un désert sans fin – tu l’as bien mérité ! Jamais Immanuel ne se serait ainsi ridiculisé – trouver des spectres sous les graviers, le penne de la serrure fermement tenu du bout de la canne. Le signe = te donne du fil à retordre – pas immérité.
12:00 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 14 janvier 2008
Oraz
Charles de Kergorlay, aussi parent des Kermeno, échangea la baronnie de Pestivien, le 14 janvier 1616, contre celle de Kerandraoul qu'il venait d'acquérir.
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Bzz
Sans mélodie ni fourmillement
Sans vapeurs ni frétillements
Il se mit à écrire un poème
Des oliviers passèrent sous ses yeux, dans le grondement sourd des roues.
Il se mit à écrire un poème.
Bouche bée le vague-à-l'âme dormait
sans vapeurs ni frétillements
Dans l'astronef Il se mit à écrire un poème
Quand bien même il dormirait
Quand bien même il dormirait trois jours
Il dort du sommeil du juste sous l'encre de la toile de jute
Il se mit à écrire un poème
Et si Morminal, tus ses
murmures, n'existait pas ? Il se mit...
... à écrire seize mots de seize lettres.
16:16 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, écriture

