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dimanche, 16 octobre 2011
Félix
Des mouchoirs de linon – sifflements. Ce jeu si emblématique des Jeux de 20 Heures (avec le fameux dictionnaire de Me Capello), je n’y excellais pas (litote). Tête à claques, tête en l’air, tête de mule, la voisine du deuxième accumule les défauts, mais ne laisse pas d’entraîner, dans son sillage, les regards concupiscents de tout l’immeuble. Avoir réédité Le Marchand de Lodz dans la traduction de Gilberte Crépy reste une de nos fiertés. Les Valois, c’était autre chose que les Bourbon. Et je suis là comme un con sous ton balcon.
13:45 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (0)
A = Alto
Finalement, nous avons parlé de Dave Liebman, de Menahem Pressler. (Depuis ce matin, Blue Suede Shoes me trotte dans la tête.) Sur le pont Mirabeau, nous avons doublé l'ami cycliste musicien.
08:06 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 15 octobre 2011
113, encore
(16 juillet dernier, dans l'Aude)
Hier, ou avant-hier, je délirais sur le nombre 113. Aujourd’hui, nous avons revu, quatorze ans après notre première « visite » (mais moins en détail) les stalles de la cathédrale Sainte-Marie, à Auch. Elles sont toujours aussi captivantes, et au nombre de 113. Comme nous avions acheté, en 1997, un livre très bien écrit sur ces stalles et dont – quoique je l’aie beaucoup pratiqué – le nom de l’auteur m’échappe, cette analogie esthético-numérique devait se trouver quelque part dans mon esprit.
Ce soir, après un tour rapide dans Toulouse, nous avons gagné Saissac sans jamais emprunter la N 113. (Depuis une semaine, nous nous faisons la remarque que, des Landes au Languedoc, toute une partie de la France semble s’être convertie, quasi du jour au lendemain, à la monoculture du tournesol.)
De la route de Saissac, ayant tourné à droite pour nous retrouver dans le domaine de Massillargues, nous avons compté exactement cent treize forts rondins de bois sur la partie gauche du chemin cabossé (côté conducteur). Les poneys sont des Dartmoor, des Shetland et des hybrides de ces deux races ; il n’y en a pas tant.
J’engrange ces billets assez vains – on verra.
21:33 Publié dans Fièvre de nombres | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 14 octobre 2011
Son axe : la photo
Aile du parc. Nos notes s'envolent, novionates. J'aurai inventé un mot.
Ail du câpre. Ce n'est pas toujours si facile. je n'écris ce texte qu'à seule fin de relancer la rubrique ABC*ACB.
Île crapaud. Vous n'avez rien, mon vieux – au moins, c'est déjà ça (mouais, pfffff, soupira-t-il).
16:48 Publié dans ABC*ACB | Lien permanent | Commentaires (0)
S = Saxo
Dans mon bureau, j'attends le professeur de saxophone, si jeune. Chemin faisant je ne sais pas de quoi nous pourrons discuter. Manches courtes (= en chemisette), je triturerai, peut-être, nerveusement mes clés.
16:36 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
« Ton clignotant, tête de mort ! »
― Ton clignotant, tête de mort !
Celui des deux qui avait dit cela avait la jambe, non pas plâtrée, mais prise dans une sorte de harnais ou de fourreau rembourré – l’équivalent moderne et sportif, doit-on supposer quand on ne s’est jamais rien fracturé, pour sa part, des plâtres de jadis, sur lesquels les camarades écrivaient de facétieuses idioties, ou déposaient leur signature. En conduisant à très faible allure, j’avais remarqué ces deux adolescents, tous les deux blonds et en tenue de rugby, ils marchaient sans hâte. C’est au moment où les deux adolescents en scooter ou en vélomoteur m’ont doublé que cette apostrophe insolite et énigmatique a fusé :
― Ton clignotant, tête de mort !
Au cours du bref échange, autant scopique que verbal, qui a suivi entre les deux couples, il ne m’a pas été possible de comprendre s’ils se connaissaient déjà et se chambraient gentiment, ni de deviner la signification, ici, de l’expression « tête de mort » : insulte insolite, surnom énigmatique, remarque sur un détail de la tenue d’un des deux motocyclistes ?
07:55 Publié dans 721, Aujourd'hier, Diableries manuelles | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 13 octobre 2011
Performance (Les Murray) / En représentation
Performance En représentation
I starred that night, I shone: Ce soir-là, j'étais au sommet, je brillais :
I was footwork and firework in one, tout à la fois feu au plancher et feu de joie,
a rocket that wriggled up and shot fusée je montais en vrille et crevais
darkness with a parasol of brilliants l'obscurité d'un grand faisceau de brillants
and a peewee descant on a flung bit; et trilles de petit passereau sur orbite —
I was busters of glitter-bombs expanding j'étais rafales de scintillations en tous points,
to mantle and aurora from a crown, la tête, les rémiges, les rectrices —
I was fouéttes, falls of blazing paint, je n'étais que pirouettes, couleurs en cascades
para-flares spot-welding cloudy heaven, et fusées ressoudant les cieux enténébrés,
loose gold off fierce toeholds of white, filaments d'or soustrait aux fauves lames blanches,
a finale red-tongued as a haka leap: la langue sabre au clair en point d'orgue haka :
that too was a butt of all right! j'étais une bombasse on me lançait bravo !
As usual after any triumph, I was Comme à chaque fois que je triomphe, bien
of course, inconsolable. entendu, après j'étais inconsolable.
In Les Murray. Subhuman Redneck Poems, 1996.
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Une double ouverture intertextuelle : Je faux & tant d'astres divers.
13:27 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (1)
V = Vert
À l’instant même, un envol de vert dans la ramure. Vert sur vert, émeraude ou forêt, la verdure reverdit sans cesse. L’envol s’inverse, et un retour s’esquisse, et le vert louvoie.
03:35 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 12 octobre 2011
G = Gris
Le ciel uniformément gris, aujourd’hui, n’a cessé de me peser. Il n’a eu de cesse qu’il n’ait déteint sur mon moral. C’est un échec, toutefois, et le vilain fait grise mine.
21:10 Publié dans Aujourd'hier, En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Coryllis à gorge jaune
N'en déplaise aux bégueules, et pour le dire franc, on ne sait pas grand-chose du Coryllis à gorge jaune. On le trouve à Java, on le trouve à Bali. Il est quasiment menacé, ce qui signifie qu’il n’est pas assez menacé pour qu’on s’occupe de lui, se préoccupe de son sort.
Son nom finnois est Jaavanriippukaija. Mince moisson.
Ce moineau sait dire Peabody, mais figurez-vous que certaines espèces de perroquets peuvent répéter des phrases entières de façon compréhensible.
Figurez-vous.
Triste figure.
Mince.
Mince figure. Triste, vous répétez des phrases entières de façon compréhensible, espèce de perroquet, figurez-vous que ce moineau sait dire Peabody.
Mince, son nom finnois.
Son sort n’intéresse personne, il n’est pas assez menacé, c’est une espèce quasi menacée. On le trouve à Bali, à Java on le trouve. Du Coryllis à gorge jaune on ne sait pas grand-chose, soyons francs, figurez-vous. N’en déplaise aux bégueules.
11:47 Publié dans Répétitions | Lien permanent | Commentaires (1)
Sandales à néant, version avec des blancs stratégiques
La chatte dort encore sur mes sandales. Elle ne sait pas que je suis protégé par Leduc. Elle me voit boire comme un trou, ça l’afflige. Madame, ne vous réveillez pas, miaulez contre ma jambe, ne plantez pas vos griffes dans le papier peint. Qu’on leur donne de la brioche ! J’enfile mes sandales, sans avoir eu besoin de déloger la chatte – qui se faisait, entre-temps, les griffes sur l’écorce du néflier –, et je trimbale mon gros ventre jusqu’à la boîte à lettres.
Une fois encore, c’est le néant.
11:21 Publié dans Aujourd'hier | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 11 octobre 2011
Le Touï des tépuis
(Puise.)
Le nom commun donné aux oiseaux des genres Nannopsittaca, Touit, Brotogeris, Bolborhynchus et Forpus, en anglais, est Parrotlet (petit perroquet, perroquillon, perroquaillou, etc.) ; en français, s’impose, étrange, le mot touï, dont on ne sait si on doit le prononcer en une syllabe ou faire la diérèse – et si on fait la diérèse, comment diable ? to-hui ? tou-hi ?
Les cinq genres cités ci-dessus sont représentés respectivement par 2, 8, 8, 5 et 7 espèces. Le Touï des tépuis appartient au genre le plus restreint, Nannopsittaca. Si vous tenez à ce que je discoure de manière plus abstruse encore, je peux vous livrer, à propos du Touï des tépuis, un secret bien gardé : Des filoplumes jaunes constituent ses cercles oculaires.
Sur une planche de 1883, Johannes Gerardus Keulemans l’a représenté aux côtés d’un Troglodyte flûtiste. L’oiseau brun a l’air d’épouiller l’oiseau vert émeraude au niveau des rectrices. (Bien sûr, vous connaissez Keulemans. Il est l’auteur de la planche la plus célèbre représentant l’espèce éteinte du Grand pingouin. La dernière fois que je l’ai vue, c’était en préparant un cours sur The Good Soldier. Ford Madox Ford appelait ce roman son « œuf de grand pingouin », my great auk’s egg, afin d’en souligner la bizarrerie, ou peut-être l’exploit narratif.)
―― Il me semble écrire un des textes les plus pénibles de mon œuvre, mon œuvre de grand pingouin. Ce n’est pas peu dire.
Stupidités douteuses.
Duetto de députés.
Studieuse petiote.
Idiotes séduites.
Toupets désuets.
Suédois dépités.
Sieste oiseuse.
(Ce n’est pas peu dire. Epuise.)
22:52 Publié dans Répétitions | Lien permanent | Commentaires (0)
Onze dix Onze
Un jour comme aujourd'hui, j'ai raté la publication de textes à 10 h 11, ou à 11 h 10. On se rattrape comme on peut, y a qu'à voir :
22:10 Publié dans Ex abrupto, Fièvre de nombres | Lien permanent | Commentaires (0)
La corrida la conscience sauve
Voici une nouvelle traduction :
- Bullfighting with a Conscience (poème de John Hand primé en 2009 par l'Université de Monash)
- La corrida la conscience sauve (traduction faite ce jour)
19:11 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (3)
O = Ouverture
La forme sera celle du trident, déjà explorée en voyage. Dans la prose, les mots remplacent les syllabes (unité de base). Reste à écrire des textes brefs mais pas trop débiles.
16:29 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
Sandales à néant
La chatte dort encore sur mes sandales. Elle ne sait pas que je suis protégé par Leduc. Elle me voit boire comme un trou, ça l’afflige. Madame, ne vous réveillez pas, miaulez contre ma jambe, ne plantez pas vos griffes dans le papier peint. Qu’on leur donne de la brioche ! J’enfile mes sandales, sans avoir eu besoin de déloger la chatte – qui se faisait, entre-temps, les griffes sur l’écorce du néflier –, et je trimbale mon gros ventre jusqu’à la boîte à lettres.
Une fois encore, c’est le néant.
12:27 Publié dans 410/500, Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 10 octobre 2011
La Conure magellanique
La Conure magellanique (aussi nommée Perroquet austral, ou Conure émeraude) se distingue de la Conure à long bec par l'absence de rouge sur le front.
Dans un poème de Robert W. Service, 'The Younger Son', dont on ne sait trop s'il est censé se passer en Afrique australe, en Amérique du sud (où vit notre Conure), ou même en Océanie (sans doute les trois à la fois – c'est un poème sur l'éloignement, l'exil, la nostalgie), on trouve le huitain suivant :
When the wattle-blooms are drooping in the sombre she-oak glade,
And the breathless land is lying in a swoon,
He leaves his work a moment, leaning lightly on his spade,
And he hears the bell-bird chime the Austral noon.
The parakeets are silent in the gum-tree by the creek;
The ferny grove is sunshine-steeped and still;
But the dew will gem the myrtle in the twilight ere he seek
His little lonely cabin on the hill.
Je le traduirai un jour si j'en trouve le temps, ou si l'envie m'en prend. En attendant, je préfère regarder quelques photos, quelques vidéos, où l'on voit, en action, la Conure magellanique. ― Tandis que je glandouille ainsi, un noceur me tend la cornue à laquelle il s'enivre. Je n'ai pas envie de picoler maintenant. Pauvre type.
09:29 Publié dans Répétitions | Lien permanent | Commentaires (0)

