« lun. 07 janv. - dim. 13 janv. | Page d'accueil
| lun. 21 janv. - dim. 27 janv. »
dimanche, 20 janvier 2013
suǝs ǝp sɐd
˙suǝs ǝp sɐd ɐ,u ınb ǝsoɥɔ ǝnblǝnb ǝsodoɹd ǝɾ 'ınɥ,pɹnoɾnɐ sʇǝuɹɐɔ sǝɔ ɹnod ʇıɹɔé uǝıɹ ıɐ,u ǝɾ ǝɯɯoɔ
22:27 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 19 janvier 2013
Quatrain semi-pressé 1
Tigantourine :
tragique dénouement pour la prise d'otage.*
Triste doctrine
À ne pas mélanger omelette et potage.
(* Libération de ce jour)
17:44 Publié dans Semi-pressés | Lien permanent | Commentaires (1)
35
va en avant marche
la mélopée qui me calme
saxo d'Alban Darche
dure naguère éternel
.
09:48 Publié dans J'Aurai Zig-Zagué, Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)
34
pas ce samedi
la terrasse verglacée
se risquer dehors
vieux fauteuil défoncé
partie de triominos
.
09:00 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)
33
saxophone alto
Michael Row the Boat Ashore
notes résonnant
chaud dans la chaleur neigeuse
mélodie sur Bételgeuse
18 janvier, 18 h.
01:51 Publié dans Aujourd'hier, MUS, Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 18 janvier 2013
4131
pas dans la neige
j'y suis (pas piège)
pas galèje
Monsieur, ceci n'est pas une plaisanterie
qu'en sais-je
vacherie
pas pris au piège
si je souris
pas dans la neige
ton regard me meurtrit
sur mon siège
ai-je
vu ton manège
belle au regard de neige
(pas dans la neige)
un foulard beige
(pas dans la neige)
qu'en sais-je
de cela Le solfège
ne m'a rien appris
langage contrit
que pour rien au monde on n'allège
sonneries
beauté des pièges
confréries
charme des pas dans la neige
(pas dans la neige)
un sourire échappé d'un tableau du Corrège
elle neige
mémoire faite de cris
l'enfant et les sortilèges
l'enfant pas dans la neige
mescaline disparais-je
disparition de l'ombre en haut plus haut, Barèges
pas dans la neige
et le manège
(pas dans la neige)
le monde s'assombrit
toujours on exagère
montée au sommet qui m'est chère
au haut du poème sans gêne
mutinerie
mots mis en chaînes
aux fers dans ce maudit manège
quelques (pas dans la neige)
rêves qui s'abrègent
dans la furie
soie grège
pris au piège
mes mots trouvent cette neige
meurtrie
enfin, la mélodie réchauffe mes froides norvèges
(pas dans la neige)
qu'en sais-je
23:13 Publié dans Corbeilles de Bourges | Lien permanent | Commentaires (0)
La grève se poursuit autour de la lecture
Ayant déjà pas mal vu proliférer, récemment, les formes brèves (des quatrains d'Aoustrille aux douzains d'aise en passant par les quintils pétroniens et autres Grands Sextiles), ces carnets accueillent, à partir d'aujourd'hui, une nouveau genre de poème, la strophe & nerf, forme inspirée des œuvres de Mme Élisabeth Chamontin, auteure, depuis 365 jours, des ultra-savoureux “quatrains quotidiens”, et avant cela inventrice de nombreuses formes (dont les térines). En effet, Élisabeth Chamontin est aussi l'auteur (zut, j'ai oublié le e) de poèmes utilisant des titres de presse qui se trouvent être des alexandrins, et qu'elle fait rimer selon la tradition des centons.
Histoire de ne pas plagier entièrement son invention, j'adapte la contrainte : d'une part, on se restreindra à des titres tirés d'un seul et même numéro de La Nouvelle République – d'autre part, on s'autorisera une certaine hétérométrie. Le premier exemple, ci-après, est composé d'alexandrins, et accompagné d'une photographie du découpage. On remarquera qu'il s'agit de rimes embrassées, et que les vers 1 et 4 assonnent plus qu'ils ne riment.

La grève se poursuit à La Poste d'Amboise
Noizay — Une soirée autour de la lecture
La Touraine “des bad boys” sur France Culture
Les lumières de Tours étaient défectueuses
15:10 Publié dans Strophe & Nerf | Lien permanent | Commentaires (5)
Hypothèse
2448 signes en 804 secondes. En quatre heures d'écriture effrénée épuisante chaque jour, je pourrais (conditionnel très théorique) écrire, chaque jour, plus de quarante mille signes. Et le nom nombreux se fit nombre.
13:23 Publié dans B x A, Fièvre de nombres | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 17 janvier 2013
Old Delhi
Il faudrait écrire sans même connaître la durée, sans savoir le terme, savoir comment ça finit. Et que le mimétique ne l'emporte pas nécessairement sur les remarques métatextuelles. Mais cela, ici, n'est pas possible, déjà qu'on se permet de remonter dans l'écriture du texte, mimétisme sans linéarité absolue, alors le précieux méta, ne rêve pas.
Et après ça, contrebasse → première ligne du trombone.
Janvier caniculaire descend sur la ville. Inscriptions sur les murs, en lettres inégales. Pour quel alphabet, par quel prodige. Une chatte met bas dans un coin, relents de cuisine, de légumes pourris. Batterie, roulements, toute l'usine garage.
Et là-dessus, bien sûr, le trombone défie les lois du genre. C'est souvent son rôle, au trombone : défier. Confiné, confit même dans ce rôle, il a tout de l'épouvantail. Aurait. Il aurait tout de l'épouvantail, sauf qu'il pose aussi, propose, suggère, développe. Pour moi, le trombone est, au fond, un instrument épique. Si longtemps que je m'en explique ou que j'aurais pu. Les bus peuvent passer, déglingués, bruyants, dans les faubourgs délabrés, je n'en ai cure, là n'est pas mon propos, j'en suis au trombone, baffe et caresse.
Donc, dans les faubourgs délabrés. Mais pas seulement. Les faubourgs déblatérés. Les faubourgs blabluseux. Faubourgs accabloblotants. Et quartiers chics, aussi, vrais blizzards de blagueuserie bondieumusardant pour quel alphabet. Dans quel idiome, et par quel prodige. Une chatte met bas, non loin d'un four où crament des restes de poissons, carré d'agneau. Quand la main nue dessina le tuba, le bonhomme s'en saisit, pour finir écrabouillé, déglingué bringuebalant dégingandé arrondi (éviscérieux remblagayé déblablutineur), par une file d'éléphants. Faudrait écrire troupeau. Alors, freine.
Revenir au garage, puisque dans cette huile sacrée se trouve l'âme de la ville. Chatte met bas freine. Et le bazar qui donna son nom à une langue parmi les plus logiques et garattouillimineuses du monde, hein. En freinant, file qui m'assomme, j'en retiens cela : du fatras naît l'ordre le plus absolu, l'hymne. J'ai trouvé ça dans votre usine, je vous remercie, on tire délabré le rideau on traverse emblayé le ruisseau on passe en été janvier caniculaire le ruisseau sans franchir rien, panthère aux yeux jaunes miniature délocalisée sur la dalle de béton. Le trombone est de la partie, construit une invisible demeure. Frénésie freine. Et advient un passage, en fait le terme.
13:19 Publié dans B x A, Knobs & thorns | Lien permanent | Commentaires (0)
Song of the Flying Fish (271·1570)
Il y a une dizaine de jours, je notais, quelque part sur Facebook (à la suite de ce billet-ci), qu'il fallait que je me bricole, pour le semestre à venir, un emploi du temps, sorte de planning d'écriture. J'ai esquissé ce planning vendredi dernier, et l'ai même mis en ligne sur Flickr, en profil restreint, histoire de pouvoir, moi, le retrouver facilement – une version non imprimée, consultable partout, dématérialisée comme on dit de manière assez inadéquate.
Comme la totalité du week-end a été absorbée par les 500 et quelques copies de première année, et comme le début de cette semaine était tout copies, réunions, etc., j'ai différé sa mise en place à la reprise des cours, lundi qui vient, donc.
Je le mets en ligne ici aussi, histoire d'essayer de tenir mes engagements. Il y aura forcément de nombreuses entorses — semaines hors Touraine, la mission à Durban et Pietermaritzburg en février —, mais l'essentiel est d'avoir un planning, afin de constater, semaine après semaine, quel chantier n'a pas été avancé. Moi qui n'ai plus, depuis mes années d'étudiant, d'agenda et me fie intégralement à ma mémoire (et à gmail, il est vrai) pour mon travail et mes rendez-vous, ça risque de me faire drôle d'avoir des grilles aussi restrictives. Mais enfin, cela fera bientôt huit ans que je me suis remis à écrire, grâce aux blogs, et il est temps que je mette un peu d'ordre, ou, à défaut d'ordre (que je ne souhaite pas nécessairement – ma vie et mon travail sont ordonnés, il ne manquerait plus que ça s'appliquât à mon violon d'Ingres), de rigueur dans mon fatras.
10:31 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (0)
1974. La Meneuse de tortues d’or (version 637/773)?
Un été imaginaire est venu remplacer l’hiver. L’encre de la page réglée sur un niveau de noir presque absolu, on a écrasé la clope dans le cendrier, on s’est affalé dans le sable, et on a commencé à regarder l’étrange manège de cette femme, indescriptible. Ses mouvements : lents et précis, parfois saccadés. Elle veille à n’effrayer aucun buisson sur son chemin. Elle songe à la nuit passée, d’autres rêves évanouis. Elle prend garde de ne surtout pas compter les tortues qui la suivent, à ne pas se retourner, sans oublier de faire semblant de ne pas voir qu’elles ont des écailles sublimes, et que leurs pattes ne laissent pas de traces dans le sable humide. Sous ses yeux, les cernes de cette femme font comme un dessin d’enfant. On s’endort en comptant les écailles.
09:32 Publié dans ABC*ACB, MUS | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Fouzy-Yama vu des roseaux
Approchez-vous, il ne se passe plus rien. Ni écriture, ni émotion, nous avons lâché les rênes. C’est comme en haut d’une impériale, ou dans une calèche. Je pose un doigt sur vos lèvres – vos joues sales, vous êtes belle. À chaque fois qu’un nuage traverse le ciel, je revois les rides sur le bon visage de mon arrière-grand-mère. Approchez.
Bernard van den Sigtenhorst-Meyer, Daniel Gardiole
08:55 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II, MUS, Unissons | Lien permanent | Commentaires (0)
L = Linea 216
La main gauche, gantée, aux points multicolores, envoie des balles. Le bonhomme, dessiné à main nue, les renvoie avec une raquette. Des traits imbriqués bricolent, à l’infini, une biographie toujours recommencée.
07:50 Publié dans En/tiers (Triolets quantifiés) | Lien permanent | Commentaires (0)
32
mercredi à tours
puanteur de kérosène
cons de militaires
vent de mort sale grisaille
fendu l'air terrorisé
06:30 Publié dans Aujourd'hier, Diableries manuelles, Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 16 janvier 2013
dit du kilt
mercredi gredinerie divorces
noms amorces amirautés
divorces désuétudes
mercredi vieilleries frigidaires
amorces noms frigidaires
mercredi frimas gredins frigidaires
frimas amorces divorces
kilts kopeks mercredi
noms désuétudes gredineries
frimas kopeks amirautés
noms mercredi
vieilleries mercredi kilts
.
15:17 Publié dans Douzains d'aise | Lien permanent | Commentaires (0)

