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dimanche, 24 mai 2015
▬73▬
prise dans les plis du drap)
râpeuse merveilleuse bouche
inventant mille maléfices
n'offrant à d'autre autres caresses
téméraires & bouillonnantes
et assise aussi sur moi
manières fesses tendues vers la
pyromanie de ma chair
(seule une heure torrentielle
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07:47 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
Vers le sandwich inévitable
Avant Arras, bien avant, on s'est emberlificotés dans les bouchons, parce qu'un poids lourd s'était “couché sur la voie” en “renversant sa cargaison”, de sorte que tous les véhicules devaient quitter l'autoroute, et donc, au pas, en perdant de précieuses minutes, on se dirigeait vers l'inévitable dégueulasse sandwich de région parisienne, qui est venu à point nommé, inévitable, dégueulasse.
07:05 Publié dans Artois, à moi, J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 23 mai 2015
▬72▬
partie effrénée endiablée
roborative chaotique
ivre en rebonds forte en pirouettes
naissante du point des raquettes
tremblements tirs trébuchades
en même temps qu'on écoute
mugissements éclats de gratte
pris eux aussi dans des rebonds
salutaires saufs solitaires
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17:28 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
La stupeur perdue (Pong-ping, 9)
On a poursuivi la stupeur dans les rues d’Arras. Sans jamais la rattraper.
Sans jamais la rattraper, on a poursuivi la stupeur. On courait presque, le temps quoique censément printanier était frais ; malgré le soleil, le vent rabattait nos prétentions sur les façades refaites, repeintes, rebriquées. La stupeur nous devançait largement, sur les pavés.
Pas de géants, ni de foire. Pas de vieille histoire, pas d’encan. Le souffle du vent agitait les querelles vaines d’automobilistes énervés, tout retombait en girandoles après le passage d’Éole. Arras gardait son secret.
On n’a pas idée non plus !
On n’a pas idée, non plus !
Des voix d’hommes s’élevèrent, tandis que nous renoncions piteusement à poursuivre la stupeur. Un chœur sublime, un peu ridicule. Pourquoi Vølvens spådom dans les rues d’Arras ?
Quelque grande soit la foule, dans ces lieux désertés, on a le sentiment que jamais ces places ne pourront paraître autrement qu’immenses, traversées par le vent. Et la cité Vauban, on n’a pas idée, sans trompette ni cancans. Elle n’est pas fabriquée, pas rebriquée. Du gravier en pluie. Une jeune femme passe, collants noirs serrés et jupe à ras.
Reluquer n’aide pas à rattraper la stupeur, ni à donner un sens à sa vie.
On a poursuivi la stupeur dans les rues d’Arras. Sans jamais la rattraper.
14:53 Publié dans 1295, Artois, à moi, Les Murmures de Morminal, Pong-ping | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 22 mai 2015
Santiago : Amigorena ::: Mes : derniers : mots
Mes derniers mots — livre moins fort que les autres livres d'Amigorena. Finalement, avec inquiétude on se dit que le sommet de son œuvre, ce sera peut-être la trilogie, les trois premiers livres. On peut décroître, ou décliner. (Le Premier amour était très bien.)
Au moins, il prend le risque d'un virage, sur le sujet (roman d'anticipation, récit d'apocalypse ou du dernier survivant) comme pour la langue, la forme très sérielle.
Justement, pour le déclin, Mes derniers mots souffre, pour moi, de la comparaison avec Wittgenstein's Mistress, qui traite du même sujet — mais livre, pour le coup, génialissime. Amigorena a le mérite d'imaginer, et d'envisager des hypothèses. Il le fait en romancier, en imaginant un narrateur qui est le dépositaire de ces ultimes années, et en poussant un aspect paradoxalement utopique (reconstitution d'une utopie ultime à Athènes).
Dans un premier temps, ces générations obscures d'avant le dépeuplement ont fait succéder à la croissance une drôle d'idée qui prit plusieurs noms, parmi lesquels celui de « développement durable ». Il fallait croître encore, mais en faisant attention. (ch. XCV, p. 133)
Qu'adviendra-t-il lors de la conférence de Paris ?
Qu'adviendra-t-il ?
11:46 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)
▬71▬
ponge
roubaud
isou
norge
trassard
et
michaux
parmi tant d'autre
s
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09:39 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 21 mai 2015
▬70▬
pongiste
résolu, râleur un peu, pas
infatigable —
né dans l'abîme de ce geste
terriblement vif ou naïf
et rabattu dans un centième
minutieux de seconde
passablement inphotographiable —
s'il faut tout avouer
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09:36 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 20 mai 2015
▬69▬
pataquès sur la ligne de crête :
rapides coups de raquette
implosent en rebonds
naïfs de celluloïd, en
trémas et circonflexes, à l'
estime d'une page de journal !
même au printemps
perforé par la pluie à coups de dents,
seuls quelques perroquets sur le pont
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09:30 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 19 mai 2015
▬68▬
privautés) sans
respecter de code absolu ni s'
indigner pour rien de
neuf, il y a du vent dans les voiles
tempête
emportements romantiques
mugissements longs et douloureux de l'onde (à
précipiter les amours dans la
splendeur des flots :
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09:27 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 18 mai 2015
▬67▬
parce que tenir le
rythme est difficile
il fallait une
nouvelle stratégie
(tel ou tel stratagème)
entre deux feux
mêlés à cette idylle
parution opportune
sans déroger à la gabegie
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09:25 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

