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dimanche, 17 mai 2015

▬66▬

    peine perdue

ratée la marche

invisible,

nommé le phénomène

tarde à s'épanouir

entièrement,

même s'il se

pare d'un certain

scintillement d'ébène

09:22 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 16 mai 2015

▬65▬

    place aux cannibales

rotor de vent dans la folie des foudres

immensité perdue

nudité, à ces mangeurs de vent place

tramontane d'appétits

empêchés insatiables

macère une autre folie furieuse de foudre

parce que ça ne se fait pas comme ça

sa cargaison de vent aux foudres de la voracité

10:39 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 15 mai 2015

▬64▬

    pieds, pointe posée sur la corne

refusant le froid du carreau

inéluctable frais matin

neuf négligeable de mai

tordu dans un souffle nouveau (de fraîcheur),

erreur ce serait de reposer

même un instant la

plante du pied droit

sur le carreau froid

.

06:23 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 14 mai 2015

▬63▬

    pluie battante, après quoi

rapiècement dans les nuages

il restait la queue d'un orage

ni ou loire de vent

tibre tage ou adour de soleil

en fin de compte c'est le fleuve (ascendant

méritoire de

pluies torrentielles, chats et chiens)

salpêtre depuis plus de vingt ans déjà le soleil

16:23 Publié dans Aujourd'hier, Diableries manuelles, Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

De frite en friche

    Les pommes de terre, pelées depuis à peine dix minutes, s’étaient déjà oxydées. Coupées, il a fallu deux torchons pour les “démousser”, avant d’allumer la friteuse. L’étape délicate, périlleuse, c’est soulever le panier avec une fourchette (outil spécifique perdu depuis longtemps déjà). On relance les chantiers, il faut bien, on ne va arriver nulle part à laisser en friche.

12:14 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 13 mai 2015

▬62▬

    pleins feux sur notre enfer moderne

rapières terreurs de soupentes

infernaux dialogues de l'ombre

navrantes balivernes

tirer à boulets rouges sur d'autres

entre autres par magie

myriades de complaintes ternes

pleins feux sur la descente

systématique gabegie

.

12:26 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

Pong-ping, 8

    Tout de même, le soleil se lève.

Je viens d'écouter les cinq titres enregistrés en concert par Ygranka au Petit Faucheux en novembre 2006, qui figurent sur le deuxième CD de l'album La danse du beau-frère. Je préfère nettement leur dernier disque, Le tacot de Jérémiah, mais ces morceaux sonnent avec joie, tendresse, extase.

▬╣¢▬

Comme j'ai évoqué, sur Touraine sereine, les perspectives de chantiers, je note ici combien je trouve moi-même désolant de n'avoir publié ici même rien d'autre, depuis deux mois, que mes neuvains en acrostiche ; toutefois, ce qui est satisfaisant, c'est de se tenir à l'idée, énoncée par Stéphane Bouquet en mars et qui m'a redonné le déclic, d'écrire tous les jours.

Le nouveau site, Very Billish Problems, ne décolle, lui, absolument pas. Peut-être que je devrais renoncer à y recycler les statuts déjà publiés sur FB et n'y écrire que des inédits.

▬╣¢▬

Maintenant, nous voici avec Doulce Mémoire et le double album pour le cinquième centenaire de l'avènement de François Ier. ▬╣¢▬ Quite a change.

10:02 Publié dans MUS, Pong-ping | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 12 mai 2015

▬61▬

    plaqueminiers, oui ce sont eux

rapides, dont la verdure étonne

immanquablement ?

n'attendons pas l'été ni l'automne :

tiraillés entre verdure et verdeur

emportés dans le souffle des félins

montés accrochés à l'écorce

profonde verte en profondeur,

sans même en ressentir l'amorce

.

12:05 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 mai 2015

▬60▬

    poisse de la pluie en automne

rois attendant sous les ramures

iroquois un peu mais l'armure 

narquoise à prendre de guingois

trois mots suffisent à l'éteindre

emplois d'étendre une autre étreinte

moi je n'y entends de klaxon

poisseux d'un coup sur le volant

soirées d'automne à fendre l'âme

.

06:39 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)