« lun. 04 mai - dim. 10 mai | Page d'accueil
| lun. 18 mai - dim. 24 mai »
dimanche, 17 mai 2015
▬66▬
peine perdue
ratée la marche
invisible,
nommé le phénomène
tarde à s'épanouir
entièrement,
même s'il se
pare d'un certain
scintillement d'ébène
▬
09:22 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 16 mai 2015
▬65▬
place aux cannibales
rotor de vent dans la folie des foudres
immensité perdue
nudité, à ces mangeurs de vent place
tramontane d'appétits
empêchés insatiables
macère une autre folie furieuse de foudre
parce que ça ne se fait pas comme ça
sa cargaison de vent aux foudres de la voracité
▬
10:39 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 15 mai 2015
▬64▬
pieds, pointe posée sur la corne
refusant le froid du carreau
inéluctable frais matin
neuf négligeable de mai
tordu dans un souffle nouveau (de fraîcheur),
erreur ce serait de reposer
même un instant la
plante du pied droit
sur le carreau froid
.
06:23 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 14 mai 2015
▬63▬
pluie battante, après quoi
rapiècement dans les nuages
il restait la queue d'un orage
ni ou loire de vent
tibre tage ou adour de soleil
en fin de compte c'est le fleuve (ascendant
méritoire de
pluies torrentielles, chats et chiens)
salpêtre depuis plus de vingt ans déjà le soleil
▬
16:23 Publié dans Aujourd'hier, Diableries manuelles, Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
De frite en friche
Les pommes de terre, pelées depuis à peine dix minutes, s’étaient déjà oxydées. Coupées, il a fallu deux torchons pour les “démousser”, avant d’allumer la friteuse. L’étape délicate, périlleuse, c’est soulever le panier avec une fourchette (outil spécifique perdu depuis longtemps déjà). On relance les chantiers, il faut bien, on ne va arriver nulle part à laisser en friche.
12:14 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 13 mai 2015
▬62▬
pleins feux sur notre enfer moderne
rapières terreurs de soupentes
infernaux dialogues de l'ombre
navrantes balivernes
tirer à boulets rouges sur d'autres
entre autres par magie
myriades de complaintes ternes
pleins feux sur la descente
systématique gabegie
.
12:26 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
Pong-ping, 8
Tout de même, le soleil se lève.
Je viens d'écouter les cinq titres enregistrés en concert par Ygranka au Petit Faucheux en novembre 2006, qui figurent sur le deuxième CD de l'album La danse du beau-frère. Je préfère nettement leur dernier disque, Le tacot de Jérémiah, mais ces morceaux sonnent avec joie, tendresse, extase.
▬╣¢▬
Comme j'ai évoqué, sur Touraine sereine, les perspectives de chantiers, je note ici combien je trouve moi-même désolant de n'avoir publié ici même rien d'autre, depuis deux mois, que mes neuvains en acrostiche ; toutefois, ce qui est satisfaisant, c'est de se tenir à l'idée, énoncée par Stéphane Bouquet en mars et qui m'a redonné le déclic, d'écrire tous les jours.
Le nouveau site, Very Billish Problems, ne décolle, lui, absolument pas. Peut-être que je devrais renoncer à y recycler les statuts déjà publiés sur FB et n'y écrire que des inédits.
▬╣¢▬
Maintenant, nous voici avec Doulce Mémoire et le double album pour le cinquième centenaire de l'avènement de François Ier. ▬╣¢▬ Quite a change.
10:02 Publié dans MUS, Pong-ping | Lien permanent | Commentaires (1)
mardi, 12 mai 2015
▬61▬
plaqueminiers, oui ce sont eux
rapides, dont la verdure étonne
immanquablement ?
n'attendons pas l'été ni l'automne :
tiraillés entre verdure et verdeur
emportés dans le souffle des félins
montés accrochés à l'écorce
profonde verte en profondeur,
sans même en ressentir l'amorce
.
12:05 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 11 mai 2015
▬60▬
poisse de la pluie en automne
rois attendant sous les ramures
iroquois un peu mais l'armure
narquoise à prendre de guingois
trois mots suffisent à l'éteindre
emplois d'étendre une autre étreinte
moi je n'y entends de klaxon
poisseux d'un coup sur le volant
soirées d'automne à fendre l'âme
.
06:39 Publié dans Prison des tempos | Lien permanent | Commentaires (0)

