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dimanche, 14 janvier 2018
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De la cuisine où j'ai attendu qu'infuse le thé – je mens un peu, mais pas beaucoup car si je n'ai pas fait ça réellement aujourd'hui jeudi 25 janvier 2018 à cinq heures moins le quart, ça m'est arrivé suffisamment souvent pour que ce soit vrai d'un point de vue autobiographique général – j'ai vu passer un jeune type, 25 ans peut-être, peut-être moins, qui trimbalait, non, qui promenait, avec quelque difficulté même, un énorme saint-bernard. Cinq minutes après, je l'ai vu passer dans l'autre sens.
Cinq ou dix minutes plus tard, je n'avais pas l'oeil sur la montre, j'ai vu ce même type passer, tenant en laisse, cette fois, un solide patou des Pyrénées.
Un tel gag s'explique, sans doute : le plus probable est que ce jeune homme garde des chiens, ou même que ce sont ses chiens et que, vu la taille des bêtes (et la difficulté qu'il avait déjà à s'en traîner un seul), il est contraint de les promener un par un. En revanche, les promenades sont des virées express, certainement à cause de la pluie.
16:51 Publié dans La Pluie opaque | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 13 janvier 2018
152.2
après quelles orties jeter sa ligne, l’enfant qui dort en moi ne le dit pas, pas plus que ne
parle après coup la fumée de la cigarette clandestine, qu’on l’ait fumée ou pas, pourtant il fallait la tenir
entre les doigts après l’avoir volée dans le paquet, tout comme chronométrer le temps que mettait le grand-père ou
la tante ne suffisait plus, comme c’était bien d’aller près du pont sur l’autoroute et de compter les poids
lourds jaunes, après avoir refusé de fumer la cigarette, l’avoir déchirée puis dispersé le tabac brun ou plutôt roux
sur les poids lourds imaginaires, compter dans sa tête le temps que ça prenait au grand-père de fumer une
clope et compter les poids lourds jaunes, pas forcément tout jaunes mais il en fallait, teinte dominante dira-t-on, la
dernière miette de tabac brun collée à l’index qui comptait comme battant la mesure, doigt mordu de lumière, après
07:30 Publié dans 152 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 12 janvier 2018
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En attendant, avec ou sans gugusse promenant d'improbables et colossaux clébards, la pluie continue de tomber. Il faudra aller compter les flaques, demain, dans les ornières de la rue Torricelli, ou contempler la Loire, dont le débit ne cesse de s'accroître.
La pluie a offert à Apollinaire un de ses plus célèbres calligrammes, mais c'est aussi un des plus faciles, un des moins inventifs.
Et si la pluie, opaque, écran insaisissable devant les yeux du marcheur, lui rappelait plus de scènes de sa vie que tout autre événement ?
La Pluie opaque, autobiographie(s).
17:33 Publié dans La Pluie opaque | Lien permanent | Commentaires (0)

