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vendredi, 07 avril 2006

Virevoltes, 9

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    Ce vieux canapé usé,

On y dort bien

mélancoliquement.

19:05 Publié dans Virevoltes | Lien permanent | Commentaires (4)

Tentative d’écriture en simultané d’une première écoute de la Cinquième Symphonie (en ré majeur) de Ralph Vaughan Williams

    Ce que j’aime le moins, dans la musique, après n’avoir – en quelque sorte – connu que cela, ce sont les symphonies.

Je découvre la Cinquième de Vaughan Williams, et, après un premier mouvement à l’allegro limite dégoulinant, je suis séduit par le scherzo (Presto misterioso : tout un programme, ou même un oxymore ?) et franchement charmé par la romance, d’influence clairement romantique (comme son nom l’indique) mais douce, ô combien, comme un rêve de berger arcadien. (Je suis encore sous le coup des pages insulaires de Rannoch Moor, je pense.) Le hautbois nasille avec tendresse, et des frondaisons se balancent, bientôt gagnées par l’orage ; on se croit dans les bois.

La passacaille, composée de trilles, de rafales, de grands envols, n’est pas loin de l’emphase du premier mouvement. Mais ce sont aussi d’infimes sautillements, d’infinis regards perdus dans l’horizon. Pour être profondément symphonique, post-romantique, cette musique me plaît, par son unité, ses hésitations et ses retours de flamme. (Ce n’est qu’à première écoute. (Je dois me dépêcher de publier cette note, qui me semblera demain avoir été écrite par un autre. (Et ce sera vrai.)) L’effet en est saisissant.)

Le grondement lointain est toujours maintenu ; jamais la passacaille n’explose en feu furieux, à moins que le finale (j’écris ceci en simultané) ne démente cette assertion. (Pauvre dément ! Closes tes parenthèses.)

Le finale est accompli.

16:02 Publié dans YYY | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : TRES GRANDE MUSIQUE

Ruser

    La colonne de droite a disparu. Jamais l'hébergeur ne nous prévient de ces opérations de maintenance, qui peuvent s'avérer (très légèrement) inquiétantes. Ruser avec le temps, pour fleurir les demeures.

15:51 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)

Berceuse

    En faisant la vaisselle, j’écoutais la 2ème sonate pour deux flûtes de Telemann, les doigts ébouillantés et les narines bercées par les effluves des cannelés cuisant dans le four. Dehors un doux grand soleil, qui ne parvient pas à me libérer de mes angoisses. Le déjeuner tout simple, de truite fumée et de chou frisé, passe comme un rêve.

15:42 Publié dans 59 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : TRES GRANDE MUSIQUE

Palette des sillons

    propos de façades : entre les deux principaux systèmes de rides qui se partagent mon visage, celui des cernes sous les yeux et leurs prolongements, d'une part, celui des plis d'amertume de la bouche et leurs dépendances, d'autre part, il est apparu récemment, sur l'un et l'autre versants du nez, de hardis sillons de liaison, des sortes de canal des Deux-Mers, ou du Rhône au Rhin, très droits, très sobres, très efficaces, qui impressionnent par la rigide simplicité no nonsense de leur tracé. Les soucis, désormais, peuvent aller du menton jusqu'au front sans toucher chair ni mettre pied à peau." (Renaud Camus. Rannoch Moor, pp. 650-1)

 

09:39 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : TRES GRANDE MUSIQUE

Virevoltes, 8

medium_virevoltes_8.jpg

 

 

    Le bois se meurt : pas de veine,

le lac Léman

s'échappe infiniment.

09:05 Publié dans Virevoltes | Lien permanent | Commentaires (4)

Ay

    En avril, Chirac a tout d'un Playmobil.

08:09 Publié dans Quel mois... | Lien permanent | Commentaires (3)