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mardi, 02 mai 2006
Haugwitzschen ???
Il semblerait que, le 2 mai 1749, l'impératrice Marie Thérèse d'Autriche ait signé une réforme importante, que les sites en langue anglaise nomment "Haugwitzschen State Reform", sans que je puisse trouver la trace de ce mystérieux état de Haugwitzschen sur un quelconque site de langue allemande. (Ce ne devait pas être un nom d'homme politique ou de conseiller, et le peu d'informations glanées rend improbable qu'il s'agisse d'un toponyme. Mystère... Il faudra consulter des livres. Des livres ? Du papier ? Non, nous, vois-tu, ce que nous aimons, ce sont des sites Web peu fiables et auxquels on ne comprend rien...)
19:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (7)
Une bande de jeunes à moi tout seul
Par un hasard malencontreux, mes quelques très rares mais très fidèles lecteurs (Livy, Joye, Aurélie, Fuligineuse, Tinou, Jacques, Simon, Antoine, Philippe[s], Philippe, Denis et Paul) doivent être, en ce moment et pour diverses raisons, rangés des bécanes, ce qui fait que je me retrouve à pondre des textes, de nouveau frais et dispos dans l'éventualité de commentaires qui nécessiteraient des réponses, et que de commentaires il n'y a pas trace... Y'a plus d' jeunesse, tiens, ça m' déprime...
18:10 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (27)
Sfar away from me
Joann Sfar vient de publier un nouvel album, le premier d'une nouvelle série. (Rien d'inouï à cela : il doit pondre dans les dix à douze albums par an.) Je m'apprêtais à l'acheter, pour c'était, qui est une "fan", quand mon regard tomba sur la quatrième de couverture, où figurent les témoignages élogieux de quatre personnalités ultra-branchées : Daniel Pennac, Cédric Klapisch, et j'ai préféré oublier les deux autres, peut-être pires. J'ai reposé l'album. (Et ne m'engueulez pas parce que c'est surtout dégueulasse pour ma compagne. Je le sais.)
17:49 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (9)
Mer Rouge de la Brenne
À Ingrandes, dans la Brenne, où se trouve un très joli château, il y a un Musée Henry de Monfreid, et j'ai appris, à cette occasion, que l'aventurier s'y était retiré pour les vingt-cinq dernières années de sa vie. La proximité de l'Etang de la Mer Rouge, baptisé ainsi en l'honneur d'un chevalier revenu des Croisades, Amaury de Senegaud, m'avait paru, dès que je vis le panneau annonçant le Musée, trop curieuse pour être une pure coïncidence : de fait, il semblerait que Monfreid ait été sensible à cette bizarrerie toponymique.
"C'est toute la Brenne qui m'a remonté le moral." (Renaud Camus. Rannoch Moor, Fayard, 2006, p.300)
L'Etang de la Mer Rouge est magnifique. Tandis que nous nous promenions sur ses bords, admirant un couple de grèbes castagneux puis une foulque isolée et très nerveuse, je fredonnais à part moi les premières strophes de La Mer Rouge, la chanson de Manset ("Mon pauvre Henry, mon vieil Alfred / Mon pauvre Henry de Monfreid"), qui fut l'une des premières que je connus (en 1990).
Où sont les secrets de la Brenne ?
17:40 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (4)
16
amertume tellement
soufflée de guingois
dans le palais chaud,
je me repais de vos rires
sous le coton ligérien
15:51 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (3)
Hédonisme dissonant ?
Il y avait tout à l’heure, sur France Info, un entretien avec une dame dont je n’ai retenu, occupé que j’étais à une manœuvre délicate, ni le nom ni la fonction, et qui parlait, au sujet de la mode des objets miniatures, du zapping généralisé et du « tout petit », d’une forme d’hédonisme dissonant. Comme je crois savoir assez bien ce que sont l’hédonisme et la dissonance, je ne m’explique guère cette formule. Toutefois, ce qu’elle disait était très intéressant, car elle estimait que cette tendance très contemporaine révélait un profond mal-être, dans la mesure où l’on préférait les morceaux choisis aux œuvres complètes (à en croire son vocabulaire, elle devait songer à l’opéra ou à la musique classique), le snacking aux vrais bons repas, et, généralement, le saupoudrage à l’approfondissement.
Je ne peux qu’opiner. Cette tendance est très nettement perceptible en art et en littérature, dans la mesure où de nombreux lecteurs préfèrent les « vies minuscules » et autres « gorgées de bière » (suivez mon regard) à des ouvrages plus exigeants. Qu’on ne se méprenne pas sur le sens de mon propos : il y a des textes brefs ou aphoristiques qui sont de pures merveilles, et des pavés (assez nombreux) qui sont de fades soupes populaires. Toutefois, on ne sort pas indemne des Démons de Dostoïevski, d’un roman de Dickens ou de la fréquentation assidue de Proust, de Tristram Shandy, ou encore de l’Exhortation aux crocodiles. J’ai plus souvent la mémoire courte pour les récits brefs, les proses distillées par les experts de l’écriture blanche et de l’ellipse à répétition (si j’ose dire). Un bon exemple de cela est une toute petite chose sans corps et sans vie, minimaliste et fade, qu’un ami libraire avait voulu me faire passer pour un chef d’œuvre de toute beauté : Elisa d’un certain Jacques Chauviré. Mon admiration pour des écrivains contemporains tels que Renaud Camus ou Breyten Breytenbach vient du fait qu’ils n’hésitent pas à en faire trop, et c’est toujours dans l’excès qu’ils se révèlent sublimes.
Mon père est d’avis qu’un écrivain doit se donner la peine d’être concis, ce qui est une opinion que je ne partage pas du tout. La littérature n’est pas le journalisme, et la vie ne sera jamais si courte qu’il ne faille pas se délecter des vers monumentaux de la Divine Comédie. D’ailleurs, cela fait trente ans que mon père n’a pas ouvert un livre qui soit de la littérature : CQFD ou QED, en quelque sorte. (Je précise ici que ce désaccord avec mon père porte sur la littérature, point barre, et qu’on peut fort bien aimer en ne partageant pas les goûts).
Ah ! affreusement infusée, ma tisane d’oranger est excellente !
15:45 Publié dans YYY | Lien permanent | Commentaires (1)
Commencé à 15 h 11
Je me prépare une théière de tisane d’oranger (faudrait-il parler de tisanière, ou l’objet prime-t-il sur sa fonction ?), en songeant à cette belle et radieuse journée, au mois de mai qui à peine commence, aux dictons que j’ai laissés en plan, aux rues de Tours qui s’animaient d’une joie nerveuse ou d’un entrain affecté, aux textes que je veux écrire.
Des différentes tâches que j’énumérais ce matin, trois seulement restent à accomplir (sans compter celles qui, s’étant ajoutées, comme les vaisselles, un passage chez l’opticien pour faire régler une vis sur ma deuxième paire de lunettes ou l’achat d’un cadeau, se sont accomplies illico et sans mention préalable dans ce carnet).
Tisane d’oranger, car je consomme trop de produits « excitants ».
15:17 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (1)
XX
Mardi 25 avril.
Peut-être, mieux que la lecture des dix chapitres de More Pricks than Kicks, le vrai hommage de ce mois consacré à penser à Beckett, ou à écrire comment je pense au centenaire de sa naissance bifide, sera la lecture de Wittgenstein’s Mistress, de David Markson, choisi un peu par hasard sur les rayonnages de la bibliothèque d’anglais, à force de lire des articles de critique consacrés à cet écrivain (j’avais même entendu, en 2003, une collègue prononcer une communication passionnante sur Reader’s Block), et qui s’avère être dans le sillage de Samuel, comme n’a pas manqué de le remarquer un critique anonyme de la San Francisco Review of Books, dont une phrase est reproduite en rouge et en quatrième de couverture *, mais aussi comme, par un hasard insensé, le signale un bref entretien avec l’auteur, qui est donné en guise de postface, et où il est question des 54 refus dont le manuscrit de Wittgenstein’s Mistress fut l’objet, Markson prétendant qu’il s’agit d’un record**, puisque The Ginger Man de Donleavy (une demi-heure avant de lire ces lignes, j’avais extirpé, de ma bibliothèque cagnottaise, The Beastly Beatitudes of Balthazar B, acheté à Oxford en 1996 et jamais lu) avait été refusé par 36 éditeurs, et Murphy, à en croire la biographie de Deirdre Bair (mais si ! il cite cette biographie que je lis moi-même en ce moment), par 42 éditeurs. Outre les quelques coïncidences, la fièvre des nombres s’empare alors de votre serviteur, qui saute de 36 à 42, puis de 42 à 54, pour constituer une suite arithmétique : un livre qui voudrait rendre hommage simultanément à Donleavy, Beckett et Markson, devrait, sans préjuger de son contenu, essuyer 78 refus. Enverrai-je cette œuvrette en trente et un brefs chapitres à 79 éditeurs, afin de voir si l’un d’entre eux (seulement) l’accepte ?
* Tiens, un zeugme… Les derniers mots de cette phrase feraient un titre fort beckettien : No Less than with Beckett. Je songeais à cela tout à l’heure, dans le verger, lisant la page 40 du livre de Markson, et m’apercevant aussi que, pour ce qui est de More Pricks than Kicks, l’un des réseaux sémiotiques du titre réside dans les potentialités verbales de kick : comme le livre s’achève par la mort de Belacqua, l’expression familière et idiomatique “kick the bucket” s’impose (kick the Beckett ?).
** Sur la question des refus, il faudrait retrouver les sources exactes, mais je me rappelle que la Petite chronique des gens de la nuit dans un port de l’Atlantique Nord, de Philippe Hadengue, a essuyé des refus pendant une trentaine d’années avant d’être publié par Maren Sell. Il y aurait sans doute, dans le domaine francophone, d’autres exemples, et peut-être même qui enfonceraient largement le « record » de La maîtresse de Wittgenstein (la détresse de Wittgenstein ? (ce roman est-il traduit en français ?))
13:05 Publié dans Comment je n'ai pas célébré le centenaire de S.B. | Lien permanent | Commentaires (0)
S
Une boîte de salsifis vide gît, rouillée, près du mur ; ce genre de maisonnette avait été baptisé Castor ; après mon passage devant le cinéma, la file n'était plus si bien rangée.
(Où je me rêve en ouvreuse, ce qui est douteux.)
10:10 Publié dans Arbre à came | Lien permanent | Commentaires (0)
Aide-mémoire
8 h 35.
Tout juste rentré de l'école maternelle, au lieu de m'affairer aux diverses bricoles qui m'attendent aujourd'hui, je fonce sur ce carnet pour y parler de ces bricoles. Grand fou, va. Je dois passer à la Poste, à la banque, au pressing, à la gare (pour réserver des billets pour Paris en vue de la journée d'études du 19 mai à l'E.H.E.S.S.), chez le boucher, au supermarché, essayer encore d'appeler Alexis, vider le carton de verre à recycler, faire tirer les photographies de vacances, prendre rendez-vous pour le contrôle technique de nos deux véhicules, rendre les livres à la bibliothèque universitaire, mais aussi documents sonores et imprimés à la médiathèque de la Riche, acheter des enveloppes matelassées, sans parler, évidemment, d'un passage obligé par l'université, afin de voir si la situation se débloque. Hier soir, couché tard, je me disais que j'ai beaucoup progressé, en cinq et même en trois ans, dans mon travail de traducteur, à moins que le roman ne soit plus facile (mais je ne le pense pas). Jardin des délices / Tourne comme une hélice. Je dois réserver une chambre d'hôtel en Vendée, à Noirmoutier, et, parmi les billets qu'il me faut écrire, rendre hommage à Wittgenstein's Mistress, à Marcel Jouhandeau, à Yémy (depuis le temps...), transposer ma recension de Dynamo en anglais. Où l'a-t-on rangé ?
08:45 Publié dans YYY | Lien permanent | Commentaires (1)
Pinturrichio pour prétexte
Lundi, trois heures dix.
Le texte qui vient d'être écrit puis immédiatement publié devait signaler qu'on ne trouvait, sur le Web, presque aucune reproduction de toiles de Pinturrichio. C'est étonnant, et pique d'autant la curiosité.
Voilà qui est dit, puisque c'est cela qui devait s'écrire.
Ce texte, aussi, signe le commencement d'une nouvelle rubrique, dont le titre me trottait dans la tête depuis belle lurette. Je ne sais pas précisément (pour le moment) quels seront les points communs entre les billets qui y figureront, mais la musique et le bricolage doivent y prendre leur part (du lion ?). Si j'ai créé, avec Confins du monde, cette catégorie, c'est que le texte "n'entrait" dans aucune autre, et que je ne voulais pas me livrer, sur lui, à de procustéennes manoeuvres.
(On s'en fout !)
07:31 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (2)
Lalibela
On s'instruit tous les jours : Lalibela, en Ethiopie, site inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO, est composé de onze églises, fondées au treizième siècle. Le nom du site, si beau, est dérivé du nom d'un saint apparenté à la dynastie des Zagwe. Il signifie "même les abeilles reconnaissent sa souveraineté".
01:14 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (1)

