« lun. 24 oct. - dim. 30 oct. | Page d'accueil
| lun. 07 nov. - dim. 13 nov. »
dimanche, 06 novembre 2016
Contretuba, bugle baryton, cor baryton
Untung-untung
6 novembre 2014 (14 h 32)
Ce matin, j'ai déposé, pour révision, le sax alto de mon fils aîné chez le luthier de “Guitares & Vents”, rue de la Fuye. Intrigué par un instrument en réparation qui ressemblait à un tuba mais de forme ovale, j'ai demandé au luthier ce que c'était. Il m'a expliqué que c'était une sorte de tuba basse surtout employé dans les marching bands, en Allemagne de l'Est mais aussi dans les groupes klezmer. Comme le nom exact ne lui revenait pas, et comme c'est un homme très occupé, le pauvre, je me suis dit que je trouverais la référence précise sur Internet. Eh bien, il ne s'agit ni d'un tuba, ni d'un saxhorn, ni d'un mellophone, ni d'un fiscorn, ni d'un saxtuba, encore moins d'un euphonium bien entendu.
Ce à quoi cet instrument ressemblait le plus, c'est au contretuba tel qu'on le voit sur cette entrée de la WP francophone. Mais l'instrument était plus petit, ce me semble. Après échanges sur Facebook, on se dirigerait vers le bugle baryton ou le cor baryton.
6 novembre 2016 (14 h 24)
Je ne manque pas d'air, ni de souffle, à classer ce billet aussi dans la rubrique Knobs & thorns, depuis bien longtemps en friche, et normalement réservée aux trombones.
Le cuivre en devient ivre.
Le tuba basse passe, les écrits restent.
14:31 Publié dans Knobs & thorns, MUS, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 05 novembre 2016
Cadavre gobelet
Feuilles dans le caniveau. Dalles recouvertes de feuilles pourries. Monde perdu ou ignoré dans les nids de poules. Souffle trop froid pas si classique du vent qui incite à se sentir vivant. Longue chevelure, la plus belle, des trois saules pleureurs du square. Incendie magnifique des dernières feuilles des merisiers. Jaune persistant des bambous malingres. Emballages plastiques comme étonnés d'être là, abandonnés, condamnés à volonté le long des trottoirs.
Le temps d'une désespérance vaine n'était pas arrivé, n'avait pas pu advenir sous une tonnelle chaleureuse, vaine entreprise, dans l'embrouillamini du décor, dans le brouhaha des grues de chantier, dans le maillage atroce des caddies isolés sur le parking défoncé, et pourtant la désespérance ne pouvait s'affirmer, l'optimisme, la vivacité demeurait à l'ordre du jour, on ne pouvait pas du tout savoir pourquoi. Il fallait presque tout réécrire. Ce que l'on reprend après une pause n'a plus le même sens, est noyé sous le bruit furieux des feuilles de platane sèches que le pied maladroit foule, maillage ou quadrillage d'un futur emprisonné, engoncé sous trop de lainages. Citron de ménage.
Soudain, au milieu des feuilles de platane, au milieu, un cadavre de rat. Non, c'était un gobelet en plastique.
Par le hublot du texte, jamais le ciel n'avait semblé aussi éloigné.
Camelote que toutes ces bicoques.
14:36 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 03 novembre 2016
Vert & vert
Untung-untung
3 novembre 2015
C'est youTube qui ralentit Flickr, ou c'est Flickr qui rame, ou c'est ma connexion wiFi qui a du plomb dans l'aile avec toutes ces feuilles de néflier encore chues sur le trottoir, de sorte que si la voisine septuagénaire m'apporte de sa voix métallique deux bocaux de gelée de coings, j'en pense quoi, seul à ramer dans mon aviron, hein ? hein ? HEIN ?
3 novembre 2016
Entre onze heures et midi, l'avenue de la Tranchée noyée de soleil, on aurait pu avoir envie d'y flâner, mais pas le temps, bien sûr. Retrouver l'abri, le nid. C'est hier que j'ai ramassé la première jonchée de feuilles de néfliers (et les feuilles des cognassiers, plus quelques coings talés), car je pensais que le ramassage des déchets verts aurait lieu ce matin, jeudi, tôt à l'aube, comme d'ordinaire.
14:48 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 01 novembre 2016
Peuplier, néflier
Untung-untung
1er novembre 2013
« Le temps est -il ce peuplier
Que j'interroge à ma fenêtre ? »
1er novembre 2016
Ici, ici dans la maison de Tours où j'habite depuis presque huit ans, c'est plutôt le néflier et le cognassier que j'interroge.
(Comme c'est décidément le jour des comptes ronds, ce billet est le 2.700e ici, tandis que là on a pondu le 4.000e.)
23:30 Publié dans Droit de cité, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 31 octobre 2016
13
13
Pourtant, ces considérations sont parties de la rime, de l'idée qu'il m'arrive d'avoir que chaque nouveau poème rimé mis en chantier est, au fond, au profond, la volonté de retracer ce qui s'est produit le jour (que je ne me rappelle pas du tout) où j'ai saisi ce qu'était la rime, avant de m'en saisir.
Même quand un poème n'est pas rimé, il se passe quelque chose, dans la langue, qui est de l'ordre du jeu des rimes.
–– Pas question ici des poèmes en prose farcis de rimes internes. Même quand il n'y a aucune rime, aucun jeu sur les sonorités (je déteste cette expression, pourquoi d'ailleurs?), l'acte poétique consiste à se situer hors du moment présent pour habiter un autre lieu, ou même le créer, par un acte d'irréalité dont le meilleur exemple est la rime.
12:21 Publié dans Part oétique | Lien permanent | Commentaires (0)
Bref bilan
Le dernier jour d'octobre est souvent, je ne sais pourquoi, l'occasion d'un bilan.
Curieusement, je n'ai pas trouvé, dans les archives de précédents 31 octobre, de quoi écrire un billet pour le journal en stéréo.
En revanche, je peux tracer ici un bilan sommaire de ces dix jours landais : en quatre jours à Hagetmau, j'ai traduit une quarantaine de pages de Ngũgĩ, mais rien à Cagnotte. Commencé aussi à tenir des carnets de traduction au fur et à mesure que j'avance dans ce qui sera peut-être un projet de longue haleine.
Promenades : Aubagnan, Pau, marais d'Orx, la Salamandre (bien sûr), la Fougère à Tyrosse.
09:48 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (0)

