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dimanche, 13 novembre 2016
Bataclan
Untung-untung
13 novembre 2013
— going downtown with a sorrel shirt and a picescent jacket.
13 novembre 2016
Il y a un an, nous écoutions, mon fils aîné et moi, un concert de l'excellent trio de jazz Steak, avant une deuxième partie plus pénible assurée par Jack DeJohnette. En sortant de la salle, vers 23 h 30, nous avons entendu des jeunes qui parlaient d'une prise d'otages à Paris. La suite, on la connaît...
(Ou on aimerait la connaître... Il faudra survivre, pour cela.)
22:02 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (1)
mardi, 08 novembre 2016
Zelda est entre quatre murs blancs... (Marie Cosnay)
Avant de se lancer dans la traduction, on trouve que ce texte fait penser à Michaux, et en le traduisant ça devient du Beckett. Ou pas.
Zelda is confined within four white walls. An unknown place, to remain unknown. Tea in a bowl, and a few biscuits. Zelda’s eyes cannot get used to dimensions again. No matter (or memory). Such a void has no name, no plunge, no end. The frail light only begs to fade, I am mistaken about the light (Zelda), there are flat areas outside (the desert plains), blows from the inside, bumps pushing and wanting out, wanting to meet something, possibly that voice from a while ago, I am removing the blindfold, note the tea and biscuits. Wanting to throw up, the body can’t find the spot where to stop. Nothing stops but the matter drifts away in greyish plains where combat boots and horses’ hooves lift clouds of dust, no image, brown dust, all of it in your throat and in your pores and in the sky, no image.
Zelda est entre quatre murs blancs. Les lieux sont inconnus, le resteront. Un bol de thé et quelques biscuits secs. Les yeux de Zelda ne se réhabituent pas aux volumes. Pas de matière (ni de mémoire). Un vide pareil n’a ni nom ni chute ni fin. La lumière fragile ne demande qu’à s’éteindre, je fais une erreur de lumière (Zelda), il y a les aplats dehors (plaines désertiques), les coups de dedans, chocs, qui poussent pour sortir, rencontrer quelque chose, la voix de tout à l’heure, je vous enlève le bandeau, mention du thé et des biscuits. Cette envie de vomir, le corps ne trouve pas où s’arrêter. Rien ne cesse mais la matière dérive dans des plaines grisâtres où rangers et sabots soulèvent la poussière, sans image, poussière brune, le tout dans la gorge et les pores et le ciel, sans image.
Marie Cosnay. Cordelia la Guerre. Éditions de l’Ogre, 2015, p. 181
11:32 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)
Gnome
Untung-untung
8 novembre 2015
« L'année va boire un gnome. »
(Aphorismes de GuillaumeBot)
8 novembre 2016
Je n'ai jamais poursuivi l'exploitation poétique de ces textes générés par prélèvement aléatoire dans la masse de mes statuts Facebook. Au vu des premiers billets publiés il y a un peu moins de deux ans, on ne peut guère s'en étonner.
06:10 Publié dans Pong-ping, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)


