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mercredi, 06 décembre 2006
De porche en porche
Mercredi dernier, avant mon départ pour Paris, je lisais – sur le canapé de la chambre beige, où je surveillais d’un œil les tribulations du train électrique –
“The Visits”, la neuvième nouvelle du huitième volume de l’édition Edel des Complete Tales of Henry James. Or, cet après-midi, dans le jardin, je lisais “Collaboration”, la onzième de ce même tome, dans laquelle il est question – entre autres – d’un projet de collaboration, au lendemain de la guerre de 1870, entre un musicien allemand et un poète français. Il s’agit d’un livret d’opéra, comme hier déjà, il avait été question de la librettiste de Britten et d’Owen Wingrave, nouvelle de Henry James. Tout se tient.
20:20 Publié dans YYY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature
Journées parisiennes, 1
29 novembre. 18 h 15.
Rue des Tanneries. Cela me change un peu de la rue des Tanneurs. Je suis arrivé par le bus 91, quasi bondé et escargot. Des visages fermés, des sirènes de SAMU et de police à tous les carrefours. Paris la ville bruit. Paris bruit de millions de fourmillements. C’é comme ça.
Dans le TGV, mon ordinateur m’indiquait un réseau qui, en fait, ne m’a jamais connecté à rien. Ici, au moins, c’est plus honnête : aucun réseau repéré. Tous voisins méfiants ont des accès protégés. C’est bien.
Je vais ressortir, de toute façon ; faire un tour, manger un morceau, peut-être aller au Musée Dapper (ouverture en nocturne, ai-je lu, les derniers mercredi du mois).
18:15 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (2)
Le Démantèlement de la bibliothèque / Stephen Romer
Comme il était prévisible, je ne m'en tiendrai pas au rythme envisagé d'un poème traduit chaque jour (ou, du moins, pas tant que j'aurai des tonnes de choses à faire par ailleurs), mais j'aimerais essayer de proposer trois poèmes par semaine, en moyenne. Aujourd'hui, allongé dans le canapé de la chambre beige, j'ai fini par poser, sur le papier, l'esquisse d'une traduction du poème de Stephen Romer, "Dismantling the Library", avant de la reprendre à l'ordinateur. Je suis plutôt content de la dernière strophe, avec le rythme 11-8-11-11, mais il y a, bien sûr, de nombreux points de friction.
(Accessoirement, et bien que cela me flatte, évidemment, j'aimerais vous demander de ne pas formuler d'éloges, mais de soulever des critiques et, à la rigueur, de proposer des solutions alternatives. Ce serait, en quelque sorte, une version interactive de Traduire, journal, le beau livre de Roubaud (mais où ne figurent pas les versions originales, ce qui est bien dommage).)
Le démantèlement de la bibliothèque
Enlever les alvéoles
ou le nid de frelons
par petites touches
ce n’est pas ce que je m’imaginais, je n’ai pas dit
voici mes provisions, mes douceurs,
ma liqueur, je n’ai pas pensé
être ici, en tout cas,
le maître de ce qui s’offre à mon regard
en revanche j’ai remarqué, avec consternationque beaucoup n’avaient pas été lus,
comme cette Anthologie de la poésie turque contemporaine
ou cette Vie de Tolstoï, absolument passionnante
et que même les vieux complices cornésse terraient sous leur couverture
comme s’il me fallait reprendre à zéro
et m’approcher d’eux en parfait inconnu.
16:21 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Poésie, Traduction, Littérature, Anglais
Largonji
Comme je me suis donné, ici, droit de citer... citons ! Quoi ? Eh bien, pourquoi pas la prose que l'on peut trouver dans le projet d'établissement d'un lycée tout à fait ordinaire...?
Le relevé sémantique des bulletins d'élèves redoublants a permis de constater que les appréciations portées n'apportaient que très insuffisamment voire pas du tout, les palliatifs de la rhétorique qu'elles caractérisaient. Ce qui peut être à l'origine d'un "effet Pygmalion" ou au mieux d'un désespoir dans les améliorations souhaitées.
Dont acte. (?)
P.S.: Je tiens à préciser que ce paragraphe n'a pas été rédigé par un professeur. Si j'en comprends la teneur (mais rien n'est moins sûr), il s'agit de réduire le fossé entre les élèves en difficulté et les enseignants. Ce qui est certain, c'est que le projet d'établissement n'est pas, semble-t-il, destiné à être lu par les parents d'élèves ou par les "élèves en difficulté".
10:20 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Langue française, Enseignement, Education

