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lundi, 14 mai 2007
Dieu seul me voit
Le bleu de Prusse, comme le bleu roi, colle aux nuages et désempare le moujik. Ce sont de ces chats blancs que le Ciel nous envoie ! Nageant dans le pétrole, il vit un émir. Qui a dit que l'oxymore était devenu le pont-aux-ânes de la critique littéraire estudiantine ? (En même temps, comme dirait l'autre, c'est une redondance.) Le jour où valsait Odilon, c'était du caviar pour les moines. C'était sur les rives du Gange, où habite cette sorte de crocodile, seul de son espèce (et même de son genre). Pense à Fernande !
19:26 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Poésie, écriture
Novionates (378/20)
Quelle douceur n'est quelle fureur. Qu'elle est douce, qu'elle est furieuse, la main à charrue qui soudain se repose. Sur la rive, sur la berge, j'ai aperçu un cincle. Il a scintillé en plein soleil, comme la lame de silex quand elle fait des étincelles. De la douceur aussi peut naître une fureur passagère, quand le vent déplie ses vagues.
De la berge, de la rive, j'ai vu couler les années, et le cincle plonger, ressortir à tire-d'ailes, frais comme un gardon.
Tout de même, tu me tires des larmes.
Il n'y a rien, pas le moindre mouvement au crépuscule paisible, et plus de silence dans les allées mortes pour emmurer ta mémoire, qui ne soit à même de faire naître, dans ta caboche qu'adoucit le vent, de quelconques regrets.
17:40 Publié dans Novionates | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Musique, Mozart, écriture
Pleins et déliés
C'était au matin de sa vie
De ce seul doigt que je désigne
Pleins et déliés de l'infamie
Un soubresaut d'aile de cygne
De ce seul souvenir diffus
Son avenir comme les algues
Englué empêtré confus
Le trot des chevaux de Camargue
C'était sans joie et sans envie
D'un soubresaut d'aile de cygne
Se vêtir de feuilles de vigne
C'était au mitan de sa vie
07:25 Publié dans Odelettes d'été | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie

