« 2007-05-14 | Page d'accueil
| 2007-05-16 »
mardi, 15 mai 2007
La monnaie de ta pièce
En 1629 à Bordeaux, ce sont 703 doubles tournois (et deniers tournois) qui ont été mis en boîte, puis en circulation suite à sept délivrances, entre le 15 mai 1627 et le 31 décembre 1627.
20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (2)
Mardi pleuvra
Florine Pré a gribouillé plusieurs pages de Rimbaud le fils. À chaque fois qu'il regardait le P.M.U., c'était la même chose, il devenait comme fou. Vous lui avez tendu votre carte vitale, et alors la carte d'électeur est tombée au sol et s'est perdue dans l'épaisse moquette berbère. Tout de même, un chien à trois têtes, ça se remarque, et un berger sur échasses, avec une sorte de blouson américain et des yeux ouverts multicolores dessinés partout dans le dos, je te dis pas. Quand l'avocette s'envola, nous étions déjà endormis. J'en demande pardon par avance à Jésus... La part paisible de mon existence a cessé d'être, ce jour-là.
------------
Le texte ci-dessus est le treizième de la série Dimanche pleurera, qui, contrairement à la plupart des "rubriques" de ces carnets, n'est pas restreinte a priori dans le nombre de textes éventuels.
De plus en plus souvent, quand j'écris les textes qui composent Dimanche pleurera (dont je m'étonne d'ailleurs qu'il y en ait aussi peu), je me dis que chaque embranchement laisse de côté des dizaines d'embranchements parallèles et qu'il faudrait, idéalement, reprendre chacun de ces textes et les creuser, les enrichir, suivre d'autres pistes, plus intéressantes. Le principe structurant, qui est celui des kyrielles, a fini par déboucher sur une étonnante uniformité. Nécessité de faire "exploser" tout cela !
Ainsi, ici, en tirant sur l'un des bouts de ficelle de la première phrase, le texte a ouvert la voie P.M.U.. Mais il y avait sans doute d'autres pistes à défricher : Gribouille, Florine, Rimbaud, pages...
16:27 Publié dans Dimanche pleurera | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Fiction, écriture, Poésie
Pour répondre à un double commentaire de ma chère & tendre
Voici une explication de ce doublon (que je laisse en ligne, pour les éventuels comparatistes) : C'était travaille sous Macintosh, donc ça marche mal.
Voici à présent pour expliquer d'où viennent de telles questions :
- Les deux premiers vers de ce poème (un onzain, comme tous ceux de Zézayant au zénith) ont été trouvés dans un demi-sommeil, deep inside my bed, ce matin.
- Par ailleurs, j'ai demandé à C'était, ce matin également, s'il existait un terme pour décrire les strophes (ou les poèmes) de sept vers. Un sizain, un huitain... un septain ?
Réponse : en fait, je n'ai jamais eu l'intention d'écrire un septain à partir des deux premiers vers de L'Aigle blanc. (Frustrant, hein ?) Ce devait, d'emblée, être un onzain. Les neuf autres vers ont été composés entre deux portes, si je puis dire, sur mon lieu de travail (et avant d'aller assister à une représentation théâtrale qui... [STOP]).
15:53 Publié dans Fièvre de nombres | Lien permanent | Commentaires (2)
L'Aigle blanc
L'Aigle écartelé sur l'écusson écarquille
Admirables ses yeux Sur tout
il pose le regard
généreux des ambassadeurs
libres de royauté ou tyrannie Qu'importe, il
entre en majesté dans le ciel comme une salle
baignée de lumière où
l'aigle écartelé sur l'écusson écarquille
admirables ses yeux Sur tout
ne plane-t-il, la proie de son regard,
comme un doute farouche à rougir les blasons ?
10:00 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Poésie, Héraldique, Intime

