Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2006-12-03 | Page d'accueil | 2006-12-05 »

lundi, 04 décembre 2006

Gratefulnesse / Gratitude (George H.)

    Comme je l'ai écrit précédemment, je ne suis guère satisfait de cette première mouture de traduction. Vous trouverez une version du poème original de George Herbert, Gratefulnesse, ici. Ma traduction n'est pas satisfaisante, parce qu'elle est trop archaïsante, qu'elle ne respecte pas suffisamment le schéma métrique et le système des rimes. Par ailleurs, plusieurs glissements de sens, quoique légers, me gênent aux entournures. J'essaierai de corriger au fur et à mesure que des idées me viendront...

Toi qui m’as donné tant et tant,

Encore donne-moi un cœur reconnaissant.

Vois ton suppliant œuvrer pour toi par

Son art.

À chacun de tes dons il accroît son œuvre

Et se dit Si ceci contre toi le courrouce,

Tout ce qu’à ce jour d’hui tu lui avais tendu
Est perdu.

Mais tu tenais pour sûr, quand au commencement

Nos cœurs comme nos mains aspiraient à ton verbe,

Ce qu’il te faudrait bien, le pire envisagé,

Sauver.


On frappe sans cesse à ta porte,

Ton céleste logis est flétri par les larmes,

Tes dons sont infinis ; beaucoup se voudrait large

Davantage.

Sans nous tenir rigueur, toi, tu as persisté,

Nous autorisant même à faire du tapage.

Mieux même, tu as su, de nos plaints et soupirs

Te réjouir.


Pourtant, là-haut, tu peux ouïr

Plus belles mélodies que de tels grognements,

Mais tu t’es pris, pour ces chansons de basse-cour,

D’amour.

Aussi suis-je toujours à t’implorer :

Tu ne peux trouver le repos

Tant que je n’ai, de toi, reçu un cœur content

Pour présent :

Non content quand cela me chaut,

Comme si tes bienfaits connaissaient des relâches :

Mais un cœur qui ne battrait

Qu’à te louer.

16:10 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Poésie, Traduction

Ingrate

    Je ne suis pas très convaincu par le premier jet de ma traduction du poème de George Herbert, "Gratefulness", pondue en fin de matinée. J'ai transposé le système des rimes, je n'ai pas pu versifier en recourant au même mètre sur les trois premiers vers de chaque strophe, et je m'arrache les cheveux avec plusieurs séries sémantiques. Faute de mieux, & histoire d'inaugurer la rubrique des traductions prétendûment quotidiennes, je la transcrirai tout de même ce soir dans ces carnets.

13:25 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Poésie

Place Charles VII, Universal Indians

medium_Loches_11_novembre_2006_040.2.jpg

    Tout de même, ce n'était pas si terrible de pousser la grille et de déposer, sur le front nu et froid du bronze qui s'ennuie, un baiser solitaire. Si on vous jette, d'une fenêtre haut placée, l'eau savonneuse de quelle vaisselle, vérifiez que vous n'avez rien oublié à votre place. Le néon cligne bruyamment, et j'aspire au repos. Bribes de mots... rire comme un veau. Le texte s'est désuni, fausse manipulation. Au train où vont les choses, les peaux rouges ont dû parcourir l'univers, d'une poudre tourbeuse.

10:45 Publié dans Onagre 87, Rues, plaques, places, Unissons | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne, Poésie, Jazz

Seul dans l'univers

medium_Seul_dans_l_univers.JPG

    A : Tiens, un point vert à côté de ton nom !

10:53 B : Ouais, encore là.
 A : Au travail ?
 B : Oui. Enfin, à Paris, hein.
10:54 A : De mon côté, je règle quelques affaires courantes avant de partir deux jours à Paris.
 B : Recherche ?
10:55 A : Je participe (tiens-toi bien, tu vas rire) à une des 60 tables rondes du Réseau Thématique Prioritaire (whatever that means) "Etudes Africaines", au C.N.R.S..
10:56 B : s'il y a 60 tables rondes, ça veut dire qu'il y a au moins 120 personnes ? Espérons...
 A : En fait, environ cinq chercheurs par table ronde. Tu vois le tableau. (Mais ça commence aujourd'hui. Là, je garde mon fils, comme tous les mercredi matins.)
10:58 B : Ok. Un jeune fils est parfois une affaire qui court, en effet. (Désolé, je suis fatigué.)
10:59 A : En l'occurrence, il passe généralement ses matinées sur le canapé, à se lire ses livres puis à courir en long et en large en s'inventant des histoires de chevaliers ou de Romains. Ce matin, nous avons installé le sapin de Noël (avec une semaine d'avance, je sais).
11:00 Bon, enfin, si tu travailles, je ne vais pas te distraire plus avant, surtout avec mes histoires de guirlandes. (Purcell, The Fairy Queen : calme écoute derrière les vitres chauffées de soleil, direct sur la nuuuuuque !)
11:01 Bonne journée !
11:03 B : Désolé, j'ai dû m'éloigner quelques instants. Mais en effet, je vais continuer à bosser, bonne écoute et bonne journée...

07:41 Publié dans Ma langue au chat | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Photographie, écriture