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dimanche, 27 novembre 2016

Crétinerie...

Untung-untung

    27 novembre 2015

quran.jpgAnd some people wonder why so many Americans are ready to vote for Donald Trump, or why so many French people celebrate the state of emergency... well, the answer is quite simple : too many morons everywhere !

 

27 novembre 2014

« Il me semble qu'il n'ait pas dans l'air du temps de rajouter une nouvelle promotion de 25 étudiants. » (un collègue universitaire)

 

27 novembre 2016

Il y a un an, donc, j'annonçais comme tout à fait possible, en me contentant d'analyser la crétinerie ambulante qui se donnait partout à lire dans les médias et sur les réseaux sociaux, la victoire de Donald Trump.

Entre-temps, bien sûr, il a gagné — surprise ! étonnement ! stupéfaction ! — Tu parles.

Pour l'état d'urgence, il a été prolongé trois ou quatre fois, et c'est l'état d'urgence permanent, qui autorise n'importe quoi et contrevient au fonctionnement convenable de notre démocratie.

17:57 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

Chanson douce —

Les voisins se sont réunis en bas de l’immeuble. Il y a surtout des femmes. C’est bientôt l’heure d’aller chercher les enfants à l’école. Elles regardent l’ambulance, les yeux gonflés de larmes. Elles pleurent et elles veulent savoir. Elles se mettent sur la pointe des pieds. Essaient de distinguer ce qui se passe derrière le cordon de police, à l’intérieur de l’ambulance qui démarre toutes sirènes hurlantes. Elles se murmurent des informations à l’oreille. Déjà, la rumeur court. Il est arrivé malheur aux enfants.

C’est un bel immeuble de la rue d’Hauteville, dans le dixième arrondissement. Un immeuble où les voisins s’adressent, sans se connaître, des bonjours chaleureux. L’appartement des Massé se trouve au cinquième étage. C’est le plus petit appartement de la résidence. Paul et Myriam ont fait monter une cloison au milieu du salon à la naissance de leur second enfant. Ils dorment dans une pièce exiguë, entre la cuisine et la fenêtre qui donne sur la rue. Myriam aime les meubles chinés et les tapis berbères. Au mur, elle a accroché des estampes japonaises.

Leïla Slimani. Chanson douce (2016).

 

The neighbours have gathered at the bottom of the building. Mostly women. It'll soon be time to pick up the children from school. They watch the ambulance with tear-laden eyes. They are crying and they want to know. They stand on tiptoe. Trying to make out what is going on the other side of the police lines, in the ambulance which pulls away with its sirens blaring. They whisper shards of information into each other's ears. Already, rumour has it that something bad has happened to the kids.

It's a nice building on the rue d'Hauteville, in the 10th arrondissement in Paris. A building where all neighbours exchange hearty greetings without knowing each other. The flat where the Massé live is on the fifth floor. It's the smallest flat in the block. When their second child was born, Paul and Myriam put up a partition in [across] the living-room. They sleep in a narrow room stuck between the kitchen and the window that looks out onto the street. Myriam likes furniture gleaned from antique markets and Berber rugs. She has hung Japanese prints on the wall.

Translation © Guillaume Cingal

11:51 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)

Quatrain semi-pressé, 2

La chanson de Calogero est un plagiat.

Une fabrique de glaçons en proie aux flammes.

Plagier un ingé son, est-on plus galapiat ?

Le feu éteignant l'eau, Louise L. le proclame.

 

(S.O. Landes du 27 novembre 2016)

 

10:00 Publié dans Semi-pressés | Lien permanent | Commentaires (0)

20

20

Ainsi, au moment où apparaît un vers, à moins que ce ne soit carrément une phrase ou que ce ne soient plusieurs vers, une strophe, on pourrait légitimement demander ce que je fabrique (ce qui se fabrique en soi).

03:30 Publié dans Part oétique | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 26 novembre 2016

Je suis démasqué.

Untung-untung

    26 novembre 2014

robert.jpg

26 novembre 2016

Toutefois, ici, j'ai moins mon nom, moins mon prénom, suis totalement moi, plus pleinement moi parfois, mais apparais moins évidemment sous mon nom — seuls certains savent, puis ont compris (puisque les rares à se perdre encore ici s'y égarent depuis les réseaux sociaux, et puisque c'est sous mon vrai nom, pour le coup, que je publie les alertes annonçant un nouveau billet). Il a pu se produire d'amusants malentendus, comme quand j'ai balancé un exocet contre Emmanuel Carrère et qu'un ami a foudroyé le type qui se permettait d'écrire ce genre de connerie sur son blog (eh, mec, le merdeux c'est moi, mais j'assume). Rions, rions, dansons, que peut-on faire seul face à l'abîme.

 

15:16 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 25 novembre 2016

19

19

Déjà deux erreurs sur des accents corrigées grâce au soulignement par le logiciel de vérification orthographique : tempêtueuse, affèterie. Dans la fabrique où montent les sons, le seul accent qui compte est celui qu'on n'entend pas : la fabrique est muette.

15:29 Publié dans Part oétique | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 24 novembre 2016

18

18

Peut-être qu'avec l'écran la transcription de ce qui monte en soi (en moi) est plus preste. Peut-être.

15:28 Publié dans Part oétique | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 23 novembre 2016

17

17

Les sons montent. C'est-à-dire une tourmente. Une tourmente tempétueuse de sons se fait entendre, et ne peut rester en soi (en moi), demande à être transcrire, couchée sur le papier ou l'écran.

15:27 Publié dans Part oétique | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 22 novembre 2016

16

16

Ce n'est ni ruse ni afféterie de dire que certains poèmes naissent dans la caboche, dans cette partie de soi (de moi) où des sons montent.

15:26 Publié dans Part oétique | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 21 novembre 2016

15

15

Il m'est impossible d'écrire en état de totale désespérance, dans la noirceur. Si je suis triste et si j'arrive à écrire, c'est que je ne suis pas assez triste. Le poème, si je peux l'écrire, ne me guérit pas de ma mélancolie ; c'est plutôt ma mélancolie qui a commencé à se dissiper au moment même où j'ai ébauché le geste de penser le poème (ou au moment où le poème a commencé à se faire entendre en moi avant de le transcrire).

15:25 Publié dans Part oétique | Lien permanent | Commentaires (0)