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dimanche, 06 mars 2016

Juin

Untung-untung

 

    6 mars 2012

Un lapin écrasé avenue du maréchal Juin.

 

6 mars 2016

En mars, le mois guerrier, quand on finit par émerger, qu'on se lève, à 7 h 15, on ouvre les volets du salon et de la salle à manger, et on voit qu'il fait grand jour, comme hier à bientôt sept heures du soir, alors qu'hier sous la neige à cette même heure matinale, et même un peu plus tard, il faisait encore nuit, à cause des nuages, première fois qu'il neige en mars ici depuis début mars 2006.

07:37 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 05 mars 2016

43

    il neige sur Tours

le tram file dans le gris

dans cette grisaille

 

où vous ne me trouvez pas

où je ne vous entends plus

08:05 Publié dans Tankas de Touraine | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 04 mars 2016

Ludes

Untung-untung

 

    4 mars 2015

Chez le coiffeur, qui m'a coupé les cheveux aux ciseaux et sans shampooing préalable, j'ai lu le dernier numéro du Chasseur français, avec ses vannes à deux balles sur les espèces protégées, son dossier spécial pêche à la mouche et sa ribambelle de petites annonces de femmes désireuses d'une relation sérieuse avec un homme de 35-65 ans vivant en France.

 

4 mars 2013

« Au moins, dans les kebabs, ils ne cherchent pas à cacher du cheval dans leurs sandwiches au chat. »

 

4 mars 2016

Ce matin, il fait très doux. Il a plu. Hier soir, j'ai essayé de photographier les jonquilles en fleur, n'y suis pas parvenu. Je n'écris pas Ludes.

08:12 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 03 mars 2016

Bestioles

Untung-untung

 

    3 mars 2015

même quand il dort, le potamogale

est plus velu qu'une mygale

 

3 mars 2016

Ce matin, pour écrire un autre billet, je suis tombé sur ce texte de Rebotier :

La girafe est un animal métaphysique, en ce sens qu'il se tient haut au-dessus de la physique. Comme l'araignée. Toutes deux ont un très long cou, mais la girafe a son cou loin sorti du corps. L'araignée, absolument pas.

11:35 Publié dans Droit de cité, Pong-ping, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 02 mars 2016

2412 — La poursuite des bacons

Untung-untung

    2 mars 2015

Bacon 1818

 

2 mars 2016

Ces autoportraits délibérément déformés par un geste vif du bras au moment de se selfier, que je nomme bacons, sont devenus plus occasionnels. Hier soir, j'ai essayé de me photographier en train de faire cuire des saucisses. Vous imaginez le tableau...

10:06 Publié dans Brille de mille yeux, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 01 mars 2016

Du flan à l'élan, trois ans

Untung-untung

    1er mars 2013, 4 h du matin.

Passent, en trombe, bringuebalant, à au moins 90, d'énormes poids lourds, sur la route limitée à 50. Pour ne rien dire des bagnoles. Jamais vu un flic. C'est la campagne, censément. Du flan, oui...

 

1er mars 2016

Aujourd'hui, c'est à 4 h 30 que j'ai été réveillé par un élan (oui : un orignal, un caribou — mais sans bois).

10:58 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)

Intermède, 2 — Couloir, 2 — Escalier du sous-sol, 1

    Dans le rêve qui m'a réveillé, un élan débaroulait de l'escalier, et j'essayais de l'empêcher de pénétrer dans le couloir, en pure perte. Il détalait jusqu'aux W.C., où pissait mon fils cadet, sans heurter ce dernier, puis faisait marche arrière, et après je ne sais plus. C'était un élan, avec une bonne tête d'élan féroce, mais sans ses bois (seule solution, je pense, pour que, gardant un semblant de logique, le couloir et l'escalier de la maison puissent accueillir un élan sans qu'il détruise tout de ses imposants bois).

Réveillé, dans mon lit j'ai tenté de chercher quelle pouvait être la signification de ce rêve, mais, ne sachant plus du tout ce qui précédait le moment où, ouvrant la porte qui donne sur l'escalier qui mène au sous-sol, je voyais un élan, difficile de reconstituer. L'absence de bois, associée au fait que cet élan ne détruisait rien, en fait, m'a laissé perplexe.

 

Dois-je alors, reprenant le jeu de mots du maître de mon fils cadet en CE1, prendre mon élan et remettre sur le métier le chantier d'écriture abandonné depuis le 13 février ?

Le couloir du rez-de-chaussée a déjà été évoqué : un élan n'y passerait pas, je pense.

L'escalier qui conduit au sous-sol, non : depuis bientôt un an, la cordelette qui servait de rampe a été enlevée, car nous en avions assez de son état effiloché, et d'avoir dû en remplacer la partie inférieure, pendant tant d'années, par un tendeur de vélo. Après que mon père eut réparé un des trois porte-corde, en avril, j'ai commandé une nouvelle corde en chanvre, mais mon père s'était trompé dans les mesures, je n'ai jamais pu la faire passer par les porte-corde, sans compter que la réparation de mon père n'a pas tenu, il n'y a plus de rampe dans l'escalier, on fait sans. (Et la corde neuve, affreusement puante, est allée finir sa carrière, non à la fourrière, mais dans le cagibi situé sous le perron.)

Dans cet escalier se trouvent trois placards : un grand, en haut de l'escalier, où sont remisées diverses provisions, mais où l'on trouve aussi les jeux les moins appréciés de mon fils cadet, de vieilles VHS, je crois, et tout un bazar hétéroclite (enfin, on a rangé il n'y a pas si longtemps) ; une simple porte, sur la gauche en descendant, donnant sur un placard d'à peine dix centimètres de profondeur, que l'ancien propriétaire nous avait décrit comme un placard à balai, au sens propre (et au singulier, probablement), mais où nous rangeons une sorte de plateau avec tréteau dépliable ; enfin, au milieu de l'escalier, toujours dans le mur de gauche quand on descend au sous-sol, un petit placard avec trois étagères, où sont rangées les confitures (avec de périlleuses superpositions, on peut y ranger, je dirais, dans les 40 pots).

L'escalier est carrelé. Il est décoré de deux (ou trois ? (à un moment, ce texte, je l'ai déjà noté, devra reprendre chaque pièce in situ)) affiches.

 

les barres verticales oranges — Autre bureau, autre escalier, autre moment, de temporaires travaux, et je ne revois pas du tout ces barres, quoique je me rappelle la bâche. Noter aussi que j'avais alors mes quartiers dans le bureau 44, avant de rallier le bureau 45 pendant deux ans, puis de retrouver, cette année, le bureau 38 (comme à mes débuts).

jamais de haridelles ni de rosses ni de carnes — On pourra penser que c'est par un fait exprès, mais non, comment pourrais-je me rappeler, sur les six mille et quelque billets publiés depuis 2005, celui qui associait la venelle en escalier du Cheval blanc à l'impossible ascension d'équidés, dont l'élan du rêve serait alors un lointain descendant textuel ?

 

(Ce billet-ci s'achève donc sur une allusion à Nathalie Quintane, alors qu'il commence par un verbe directement importé de la série Kaamelott, alors que mon ami Éric R. m'a demandé hier soir si je connaissais l'épisode de La Quinte juste, son préféré.)

 

06:12 Publié dans 16 en 16 | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 29 février 2016

2409 — Bissextile

Untung-untung

    29 février 2012

21° sur la terrasse, en t-shirt, il devrait y avoir plus souvent des années bissextiles.

 

29 février 2016

Ce matin, à l'arrêt du tramway, bise glaciale diminuant encore les - 3 ° affichés. Pas le temps de vérifier cela maintenant, mais je pense qu'il y a quatre ans, cette douceur était landaise, pas ligérienne. — Dans le tramway, j'ai presque eu le temps de lire en entier “Shoga”, la quatrième des (impressionnantes) Fairy Tales for Lost Children de Diriye Osman.

(Il fait froid, oui. En ouvrant le volet roulant de mon bureau, à 7 h 35, vue directe sur les deux clochards qui se sont installés depuis octobre sur la grille avec leur barda, et leurs trois chiens. Fait-il un peu plus de zéro près des murs ?)

07:53 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)