« lun. 18 avril - dim. 24 avril | Page d'accueil
| lun. 02 mai - dim. 08 mai »
samedi, 30 avril 2016
2525 — Mathématiques cingalaises
Untung-untung
30 avril 2015
Impossible de retrouver, sur mes étagères, Mathématiques congolaises d'In Koli Jean Bofane, acheté en janvier 2012 et lu. Prêté ? Laissé dans les Landes ?
30 avril 2016
Toujours pas lu Congo Inc.
La pile, c'est quelque chose...
14:04 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 29 avril 2016
→48←
serpent empoisonne le sang
pleure pas
rien n'émeut l'innocent
isthme sicilien en arpent
ne pleure pas
guirlande de serpent
(Explication du projet ici.)
14:40 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
29042016 / 704
Pas atteint à 7 h 04, après un lever matinal (quand employer matutinal ?), et, par ironie, quasi immobile, assis dans le tramway, à l'arrêt Monconseil, un gros livre ouvert pour d'ultimes vérifications en vue du deuxième cours de ce vendredi.
Cette entreprise est hasardeuse. Elle ne sera peut-être pas sans intérêt.
08:10 Publié dans 1177 pas | Lien permanent | Commentaires (0)
Fini jeunesse embaumée
Untung-untung
29 avril 2015
Est-il possible de rêver de Nogent-en-Bassigny ?
29 avril 2016
Sommeil agité, comme souvent en ce moment — difficulté à émerger, et plus grande encore à se rendormir — on renonce — ce matin, après avoir passé dix autres chansons dans la tête, avoir mis un bon quart d'heure à retrouver le titre et l'air de la chanson de Murat qu'on passait systématiquement en débarquant à Hagetmau, il y a trois ou quatre ans — Caillou.
07:38 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 28 avril 2016
Radamel le pion
Untung-untung
28 avril 2013
Tu sais que Falcao a marqué cinq buts dans un même match le 9.12.2012, mais pas l'origine de son prénom (Radamel).
28 avril 2016
C'est, il paraît, la Sainte Valérie. Heureuse occasion, pour moi, de souhaiter une joyeuse fête à la seule qui commente encore ce blog (peut-être même la seule qui le lise encore ?).
(Jour où je découvre l'existence — mais pas encore l'œuvre — de Hans Widmer, alias P.M..)
16:40 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (2)
Le peintre à Rungis / Quatrains frankiens.
Hissé en haut du tertre
Mon télescope comme un tamis
J'ai balancé mes guêtres
Que n'aurais-je pas fait pour l'amie
Vidange sur la toile
Un peintre n'est pas un malappris
Tout m'a semblé au poil
Que n'aurais-je pas fait pour qu'on prie
Je suis allé en RAV
Faire les courses hier à Rungis
La tomate est pourrave
Que n'aurais-je fait pour l'effigie
Ma nature est bien morte
J'ai cramé mes gouaches mes lavis
Bruno Ganz crie Sofort
Que n'aurais-je pas fait pour Sylvie
Le galeriste appelle
Sur l'ongle veut me payer rubis
Je dis How do you spell
Que n'aurais-je pas eu pour lubie
Je lis Sei Shonagôn
Et j'envoie balader les marquis
Dans la forêt d'Argonne
Que ne suis-je allé en Slovaquie
Que ne suis-je allé en Slovaquie
Que ne suis-je allé en Slovaquie
14:04 Publié dans Quatrains frankiens | Lien permanent | Commentaires (0)
Buanderie, 1
Pièce essentielle, car on s'y trouve finalement plus souvent quoique par phases de quelques minutes à la fois, que dans bien d'autres pièces, la buanderie séduit déjà par l'étrangeté douce de son nom. J'y écrivis il y a quelques années des poèmes que j'intitulai Buandes, avant de ne même pas me résoudre à les transcrire dans ces carnets.
La buanderie, je l'ai rangée il y a une semaine, avant le bref séjour de mes parents, venus nous voir au retour d'Andalousie.
Elle est évidemment encombrée de tout un fatras ; plus encore que l'atelier, la buanderie est un débarras. Elle doit son nom, cependant, au lave-linge qui s'y trouve et près duquel sont également branchés un réfrigérateur et un lave-vaisselle. Le lave-linge sert très souvent ; le réfrigérateur est d'appoint, à l'exception du compartiment congélateur, notre seul congélo ; le lave-vaisselle est aussi d'appoint (quand nous avons emménagé ici, nous l'avons fait suivre, mais il y en a un, évidemment, à la cuisine du rez-de-jardin).
Tout texte qui tente de s'approcher de la vérité de ce lieu finira en fatras.
C'est fatal.
Pourtant, elle est assez bien rangée.
Je remets à plus tard — c'est fatal, autant que mimétique — de dresser la liste de ce qui s'y trouve.
Cinq livres dont le tome 1 de 1Q84. — Le savez-vous, ce livre, lu en entier pourtant, m'a tellement agacé, à la fin des fins, que je n'ai jamais acheté ni lu la suite. Kitscherie insauvable. Avant-hier soir, j'ai achevé de lire Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants ! qui est en est l'exact contraire, dans l'écriture, l'imaginaire, l'univers, le rapport à l'humanité et à l'histoire. Quel roman extraordinaire.
13:51 Publié dans 16 en 16 | Lien permanent | Commentaires (3)
↑47↓
séneçon dans les crevasses
promenade par les graviers
repus de ton pas
inné ou acquis mais qu'importe
nage alors ans les gravats
gravillons sur les terrasses
(Explication du projet ici.)
07:43 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 27 avril 2016
Sans rancune
La rancune n'est pas une fleur qui épouse des chemins sinueux. S'il fallait absolument une métaphore, une image un peu idiote, peut-être quelque chose qui passerait dans un film, qui crève l'écran, la rancune est plutôt comme un caddie abandonné qui aurait été volé puis laissé à la limite, à la lisière d'un square, dans une zone pavillonnaire.
Il est étrange de vouloir écrire un poème sur la rancune. Un vieil ami, qui a 147 ans, me l'a déconseillé. Il s'est montré fait tout à fait décourageant, même. Malgré son grand âge, il a eu le courage de monter en haut d'une cheminée d'usine, de déloger le couple de cigognes qui s'y trouvait, et de me crier de là-haut : « si tu écris un poème sur la rancune, je resterai là pendant des jours et des jours ».
Si ce n'est pas de l'amitié, ça.
Toutefois, je tenais trop à ce poème, alors je l'ai écrit. Je l'ai écrit en observant une corneille qui avait volé une petite branche et qui la dépiautait, perchée sur un conifère. J'ai écrit ce poème, tout en écoutant en permanence les découragements et les jérémiades hautaines de mon ami de 147 ans. Il pouvait beugler ce que bon lui semblait, qu'avais-je donc à faire d'un stylite aussi âgé, aussi dépenaillé, aussi décourageant ? Tout en se disant mon ami il pouvait me défendre d'écrire un poème sur la rancune ? Moi, je trouve que la rancune est un aussi bon sujet de poème que le tronc âpre d'un bouleau ou le vert si intense des feuilles de cognassier.
J'ai donc ramassé une plume de corneille et je l'ai montrée de loin à mon ami, hissé tout en haut de sa cheminée d'usine, et j'ai essayé de lui faire comprendre que tout était sujet possible de poème. Il m'a dit que j'avais trop lu les romanciers japonais, les modernistes, que je racontais n'importe quoi. J'ai poursuivi la corneille, qui avait disparu. J'ai décidé d'abandonner ce stylite dépenaillé, décharné, de le laisser à son sort.
Comment peut-on ne pas aimer les romanciers modernistes japonais ? Comment peut-on leur préférer une cheminée d'usine abandonnée par les cigognes ? C'est la diversité humaine, me direz-vous. Je n'en disconviens pas. Toutefois j'ai écrit ce poème sur la rancune, ou je l'écrirai un jour, cela revient au même. Rancune ou pas, comment peut-on préférer vivre en haut de cheminées d'usines abandonnées par des cigognes, comment peut-on préférer aller passer ses journées là-haut quand on a 147 ans plutôt que de discuter simplement avec un ami observateur de corneilles, discuter de son prochain poème, sur la rancune ou sur autre chose, comment peut-on préférer cela à la lecture des romanciers japonais modernistes ?
15:19 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)
2515 — L'Ombre de Mon Propre Vampire
Untung-untung
27 avril 2015
Superbe texte d'Eric Delphin Kwégoué, rendu plus fort encore par le trio aux lutrins... et belle captation !!!
C'était au Volapük vendredi soir. J'y étais !
27 avril 2016
Pas fini d'en faire le tour. Affres extatiques. Jamais au bout, jamais à bout.
14:40 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
Salon, 2
Je n'y suis pas là.
Là, je n'y suis pas.
Pourtant, c'est le sujet du jour : les trois canapés qui ont occupé, successivement, la fonction de meuble principal du salon (ou séjour).
Le séjour, c'est donc le sujet du jour.
Mon ruisseau tarit l'océan.
Le premier canapé, acheté en 2003 et apporté ici lors du déménagement en décembre 2008 — j'avais 34 ans, j'étais un gamin ! est-ce possible ? —, était bleu marine avec quelques motifs pseudo-erratiques jaunes et rosâtres (de mémoire).
Le second, plutôt un sofa, d'un beau rouge, nous fut vendu par nos voisins, qui s'en défaisaient. Il était très bien, à ceci près que ses accoudoirs, arrondis et fort hauts, n'étaient pas amovibles, me rendant impossible d'y finir mes nuits, par exemple.
Nous l'avons changé, tout récemment, pour un beau canapé en cuir de buffle, noir, aux accoudoirs rabattables, et dans lequel nous tenons à quatre.
J'imite le cri du vent.
Jacques Blanchard se rendit à Venise. — Certes, mais si Gérard Blanchard ironisait génialement sur la mort de Claude François, j'avais le droit de me gondoler, non ?
(C'est sans rapport, là ?)
C'est là sans rapport.
13:49 Publié dans 16 en 16, Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (1)
↑46↓
souffle coupé
puisque tu peux encore respirer
respire de tout ton corps
imbibe-toi de gasoil
noie-toi dans ce justaucorps
gueux la mort te tord à poil
(Explication du projet ici.)
07:44 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 26 avril 2016
Chevaux compostés au 30 septembre
Untung-untung
26 avril 2012
Trouvé deux billets SNCF Tours-Poitiers et Poitiers-Niort au nom de Julie Breuillé dans le Dictionnaire de l'extrême-droite emprunté à la B.U. Ils sont compostés et datent du 30/09 (sans année).
26 avril 2016
De loin en loin, on fait ce genre de découverte.
Julie Breuillé, il y en a deux sur Facebook : une dont le mur est parfaitement protégé, et une autre — trop jeune je pense pour que ça “colle” — qui poste des multitudes de photos d'elle à cheval, ou de chevaux.
14:41 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
Jüngling
Hormis ce froid de pluie
abattu sur le jardin des Prébendes,
style gothique affiché
en farouches modernes
novatrices images —
c'est toute une histoire
la manière dont une plaquette
effeuillée émerge
vraiment lourde quelle histoire
entendez-vous quels cris inaudibles
répondent à vos yeux penchés, lourds, sur le texte
09:07 Publié dans Zézayant au zénith | Lien permanent | Commentaires (0)
→45←
should I stay or should I go
passe-moi la rhubarbe
reste avec ton navigo
il fait froid dans les couloirs
naturellement tu dormais comme un loir
gris, tu cueillais la fleur de barbe
(Explication du projet ici.)
05:24 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 25 avril 2016
↑44↓
sueur lointaine
pestiférés dans la poussière
rageux quand tout tourne au vinaigre
il pleut fermière
nuit quand on se ressert du maigre
grésil car on reprend la plaine
(Explication du projet ici.)
05:24 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)



