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samedi, 13 octobre 2007

Aux encoignures revirgore

    Ces mêmes terribles tremblements

toujours volant

dans les ténèbres

 

toujours réfugiés

aux encoignures

 

D’être pris au filet des Judas

serait, aux dents,

à susciter sussurations

 

donne la nausée,

revigore.

 

07:30 Publié dans Odelettes d'été | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Poésie, écriture

vendredi, 12 octobre 2007

Jokari

    Un fossé sépare ceux qui, anxieux toujours, se triturent affreusement la peau des joues, de ceux qui, lisses dans leur sérénité et placides, se contentent, l’âge venu, de quelques coups liftés.

22:38 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 11 octobre 2007

Renards, narrats

    En comparant le premier et le troisième des Quatuors de Vincent d'Indy (que j'ai beaucoup écoutés, un temps, mais avais oubliés), il s'avère que les tonalités franchement néo-schubertiennes, voire académiques, de l'un me plaisent infiniment plus que les chemins de traverse enchevêtrés de l'autre. L'un me mène sur des sentiers tantôt ténébreux tantôt gais, mais où je retrouve nombre de mes sensations familières, sous d'autres éclairages, et où paysages et feuillages ne se dérobent pas. L'autre me donne le sentiment, non d'être prisonnier d'un taillis ou d'inextricables ronciers, mais plutôt de reprendre toujours la même route pierreuse et déjointée, dans des décors faux, clinquants, comme en ces rêves d'éternels et balbutiants recommencements dont on s'éveille en sueur, terrorisé d'avoir saisi, dans cette effroyable répétition insensée du toujours-pareil-jamais-normal, le sens jusqu'alors évanescent de son existence. Mais il n'y a pas, là, de révélation : c'est une fiction pour amuser la galerie, et le quatuor, simplement, se perd en volutes et nous endort.

J'écoute diverses pièces religieuses de Johann Joseph Fux (compositeur dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce que j'achète, il y a peu et par hasard, ce disque du Clemencic Consort), et je ne sais pourquoi seuls le long et sobre Dies Irae, le très poignant Domine Jesu Christe et le flamboyant Agnus Dei retiennent mon attention. Toujours est-il que je les passe en boucle, sans prendre garde ni au crissement des graviers (au dehors) ni au bruissement du clavier (inside).

15:20 Publié dans MUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Musique, Fux, D'Indy

mercredi, 10 octobre 2007

Erratum

    Bien entendu, il s'agissait de deux statues représentant le Christ aux liens (et non : aux outrages).

10:48 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 09 octobre 2007

Feu sacré

    Le poète et peintre Holger Drachmann est né le 9 octobre 1846 à Copenhague.

20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature, Poésie

Outrages

    Est-ce le signe d’une mentalité torturée, ou encline, du moins, aux aspects les plus douloureux de la foi ? 61583ed3fd2ad4d7be8966ab04ae2624.jpgLes Bretons nourrissent une vraie passion – sans jeu de mots – pour les figures de Christ aux outrages et de Saint Sébastien transpercé de flèches. Comme tout ne saurait être simple, Saint Jean-Baptiste est, lui aussi, très représenté, mais presque toujours en gai triomphateur portant l’enfant Jésus dans ses bras ; les statues de décollation, qui feraient pourtant écho au Christ ligoté, n’abondent pas.

1b1b19be28b9fd99e4337189eef86591.jpg

 

 

Ainsi, même dans une basilique dédiée à la Vierge, comme Notre-Dame du Folgoët, et où foisonnent les statues de la Vierge, on ne manque pas de distinguer, à quelques pas l’un de l’autre, deux Christ aux outrages, l’un robuste et serein, l’autre contrit et fruste. Les Piéta sont également plus nombreuses que les Vierge à l’enfant.

 

[21.08.2007.]

18:46 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bretagne, Photographie, écriture

lundi, 08 octobre 2007

Tant que nous grimperons...

    Tant que nous grimperons

tant que notre ferveur

d’aller vers le soleil

ponctuera d’horizons

le futur enchanteur

 

ce sera le marasme

& la désillusion

la chasse aux phalènes

courir les fantasmes

en ce monde crevé de dérision

crises de

foie crises d’asthme

des larmes la douleur à perdre haleine

sanglots qu’Iseult de-

vra ravaler d’avoir dévoré Tristan

à rêver de l’Utopistan

 

Tant que je vois, de ce côté du mur,

ton sourire

ou le nuage au visage pensif

même sans futur,

je peux espérer d’écrire.

 

 

 

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Ce poème sert d’ouverture à une nouvelle rubrique.

Le titre apparent de la rubrique est Ta nurse, ton fils, mais le titre réel, refusé par l’hébergeur H&F pour cause d’incompatibilité typographique, est

µ t e x t '

Je laisse les épigones de Genette s’étriper pour savoir lequel est plus rhématique ou thématique que l’autre… Pour moi, l’un est le titre par défaut de cette série de textes qu’ici j’inaugure ; l’autre, son vrai titre, polysémique et surtout policémique.

Je distingue aussi, au sein de cette rubrique, entre trois types de textes : méditations, récits et arcanes.

Le poème ci-dessus appartient à la série des arcanes.

23:15 Publié dans Ta nurse, ton fils | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie, écriture

Non merci, [22]

when muckers pimps and tratesmen

 delivered are of vicians

  and all the world howls stadesmen

   beware of politisions


    beware of folks with missians 

     to turn us into rissions

     and blokes with ammunicions 

    who tend to make incitions


   and pity the fool who cright 

  god help me it aint no ews

 eye like the steak all ried

but eye certainly hate the juse


 

e.e. cummings. No Thanks (1935), [22].

quand les crasseurs les macs les marchonds

 dénués sont de tout projet visieux

  & que le monde entier acclame les stadieux

   méfiez-vous des politissons


    fi aussi des emmissionnés 

     prêts à faire des rats sionnés

     de nous – fi des munitionnés 

    qui aiment bien punitionner


   pitié pour qui crie mon dilleu 

  au secours ça ne sert aryen

 le steak jeu trouve délicyeux

mais le sang ne me dit trop rillain


 

Traduction Droits réservés ©

21:00 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Poésie, Traduction, Anglais

Miam

    Juan Diaz de Solis partit d'Espagne le 8 octobre 1515 avec trois vaisseaux, un équipage de soixante-dix hommes et des vivres pour deux ans et demi. Il atteignit en 1516 l'estuaire du río de La Plata qu'il nomma Mar Dulce. La première île qu'il rencontra fut appelée Martín García, du nom d'un de ses marins qui avait péri.

Remontant le fleuve Uruguay, Juan Díaz de Solís débarqua sur la rive gauche et fut attaqué par les Indiens Charrua. Il fut tué - ainsi que tous les membres de l'expédition sauf un, Francisco del Puerto - et dévoré sous les yeux du reste de l'équipage demeuré à bord.

(Dixit.)

20:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Histoire

Envers du sac mat (ivres 1279/1547)

    Sneaky. J’ai beau regarder les ballets de Gallotta et relire inlassablement toujours le même article sur Fatos Kongoli alors que je n’ai jamais lu ni même ouvert le moindre livre de Fatos Kongoli mais parce que le journal est ouvert à cette page dans les toilettes, je sais que je m’effile, complote dans les coulisses. Dude. Mon pote t’es trop taré, dit-on à Lebowski (mais ça sonne faux). Oatmeal. Elle s’étouffa à ouïr cette nouvelle effarante, le menton collé contre l’avoine et les mèches pleines de lait éclaboussé. Three Day Sucker. Dans ce jeu de dupes, si je tire les ficelles, on m’enverra bon pour le service, à faire crisser la gratte dans ces sous-sols fusionnels où s’étire l’âme charnelle, prise entre les bas-fonds de Tirana – que je ne connais pas même de Fatos Kongoli –, les chorégraphies tentaculaires de Gallotta – que je matai quelque temps dans la lucarne – et mon pote le gitan qui me tenait la jambe avec sa clarinette déglinguée. Greasy spoon. Ce n’est qu’après avoir déplacé le cadavre de la mère que l’inspecteur remarqua la cuillère grasse de beurre. Whose bag is it. La question allait de soi, pensa l’inspecteur. First kiss. Je me faufile en rasant les murs, je guette et jette de tous côtés le regard, jusqu’à voir ces deux enfants de dix ans, pas plus, qui se roulent, très plaisamment, une pelle. Pick up. À l’arrière, je reprends pile là où je m’étais arrêté : je me faufile en rasant les murs, je manigance dans les coulisses où deux vieillards, expertement, avec l’ardeur des nouveau-nés, se roulent une pelle.

15:15 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Fiction, écriture, Littérature

Musc, navet sarde (lèvres 54/65)

    Faux-filet. Pas de bol. Fée enlevée. À Bali. Deux ans. Cou lisse.

14:04 Publié dans Minimalistes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie, écriture

Crevassa dûment (divers 294/352)

    Je me faufile en rasant les murs, combine dans les coulisses. Elle s’étouffa dans ce bol. Ce n’est qu’après avoir fait enlever le cadavre que l’inspecteur remarqua la cuillère grasse. J’ai oublié ce que j’ai aboli. Je regarde ces deux enfants qui font l’amour. À l’arrière, je reprends où je m’étais arrêté : on complote dans les coulisses expertement.

07:00 Publié dans J'allaite le nouveau Kant, II | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Poésie, écriture

CV de (l’)amant russe (diversion 369/446)

    Dire que tout est parti de mille mauvais caractères… Complote dans les coulisses. J’ai oublié ce que j’ai aboli. Elle s’étouffa dans ce jeu de dupes. Si je tire les ficelles, on me dira bon pour le service. Ce n’est qu’après avoir fait enlever le cadavre que l’inspecteur remarqua la cuillère grasse. À qui ? Je regarde ces deux enfants qui font l’amour. À l’arrière, je reprends où je m’étais arrêté : on complote dans les coulisses expertement.

05:40 Publié dans Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Fiction, écriture

Versant muscade (versus 407/494)

    Dire que tout est parti de mille mauvais caractères… Compote dans les coulisses. J’ai oublié ce que j’ai aboli. Elle s’étouffa. Dans ce jeu de dupes, si je tire les ficelles, on me dira bon pour le service. Ce n’est qu’après avoir fait enlever le cadavre que l’inspecteur remarqua la cuillère grasse. À qui ? Je regarde ces deux enfants qui se roulent des gamelles, avant de sortir un gros paquet de farine. À l’arrière, je reprends où je m’étais arrêté : on glisse dans la compote expertement.

03:00 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Fiction, écriture

Vent sucré, Damas (versant 577/697)

    Dire que tout est parti de mille mauvais caractères… Complote dans les coulisses. J’ai oublié ce que j’ai aboli. Elle s’étouffa en entendant cette nouvelle effarante. Dans ce jeu de dupes, si je tire les ficelles, on me dira bon pour le service. Ce n’est qu’après avoir fait enlever le cadavre que l’inspecteur remarqua la cuillère à porridge grasse de beurre ; il eut la conviction qu’il allait perdre son poste. À qui est ce sac ? Je regarde de tous côtés, jusqu’à voir ces deux enfants qui se roulent des billes, avant de sortir d’un gros paquet de farine Francine. À l’arrière, je reprends pile où je m’étais arrêté : on complote dans les coulisses, expertement, avec l’ardeur des nouveau-nés.

01:40 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Poésie, écriture