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dimanche, 03 avril 2016
←22→
soleil plein cette cour
perdue sous le ciel parisien
rien
il y a dans l'air qu'on se sent bien
neutre, sourd
guettant peu de choses, même rien
(Explication du projet ici.)
08:13 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 02 avril 2016
→21←
sporadique on part
pour Paris vous c'est vôtre
raison d'être
ignifuge à bon port
narguilé des boulevards
gares, tickets et rencards
(Explication du projet ici.)
10:45 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
Harms
Untung-untung
2 avril 2013
« Ce ventriloque ( dans la figure. ) a inventé le coeur artificiel , invisible porte-jarretelles , a grandi tilapia pour les Africains et pour les 30 ans, la voix du cavalier gay. »
Bon, si je veux lire la WP en russe, je vais devoir apprendre le russe.
2 avril 2016
Cela n'a qu'un rapport assez ténu, si ce n'est par l'association d'idées, mais je note ici que, parmi la multitude d'écrivains encore pas lus, figure Daniil Harms.
Il faudrait que je me secoue.
07:43 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 01 avril 2016
→20←
street-cred pour et par personne
poisson d'avril cinq à sept
reste épinglé à ton set
intrinsèque sans tunnel
navigue le saxophone
guitare tais-toi bordel
(Explication du projet ici.)
07:48 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 31 mars 2016
Aujourdernier
Le premier jour de mars, c'était un mardi, et il faisait froid et gris, on pouvait passer un moment du côté de la gare en restant calfeutré dans sa voiture. C'était l'hiver, tout cela paraissait normal. On pouvait discuter, avec une forme d'insouciance.
Aujourd'hui, jeudi & dernier jour de mars, pluie et froidure. Mon fils cadet — l'aîné est en voyage scolaire depuis trois jours, on espère qu'il n'a pas fait un temps aussi maussade ou dégueulasse en Provence — m'a fait remarquer qu'il faisait plus mauvais qu'en hiver alors qu'on est au printemps.
Après ça, rien à ajouter d'explicite. La forme d'insouciance s'est beaucoup dramatisée, en un mois à peine. On peut bien prendre un café, partager son sucre, montrer de l'extérieur un motel de banlieue qu'on n'atteindra pas avec les transports en commun.
Ça fait beaucoup de on, c'est sûr.
— Il n'y avait que des mecs, dans ce café !
Mars, un mois ardu, âpre, dont je retiendrai le mitigé. Qu'en penser d'autre, complexe tissu.
18:43 Publié dans Aujourd'automne, Brille de mille yeux, Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (1)
Bibliothèques
Untung-untung
31 mars 2013
“LA BIBLIOTECA tenía tres puertas que daban sobre una terraza de mármol.”
31 mars 2016
Hier après-midi, je suis allé à la médiathèque François-Mitterrand, réapprovisionner Oméga en épisodes de Géronimo Stilton. Ce matin, je passe à la B.U. — en espérant qu'elle soit ouverte — récupérer plusieurs commandes (Jean de Boschère). Dans quelques jours, nous dormirons près de la B.N.F., à Tolbiac.
15:55 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (2)
→19←
stigmates sur
panonceau, écriteau (que sais-je)
rivé au mur
il paraît qu'en ce dernier mars il
neige —
gare à vous si c'est du grésil
(Explication du projet ici.)
06:49 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 30 mars 2016
Vélin japon
Untung-untung
30 mars 2015
Le photocopieur ne marche pas, la fonction de numérisation PDF avec envoi mail plante, Chrome rame sur l'ordi du bureau, il bruine encore, un des étudiants présélectionnés pour le Japon doit me voir aujourd'hui mais a cours de 8.30 à 16.30 — je m'étais réveillé une heure avant la sonnerie du réveil en nourrissant de mauvaises pensées, je devais avoir un pressentiment...
30 mars 2016
Hier soir, dans une discussion à propos des Carnets de Bergounioux, s'est renforcée l'idée — pas neuve (et, au fond, présente depuis les Hystéries historiées) — d'une série de textes influencés, comme celle-ci, par le Temps immobile de Claude Mauriac, mais au carré ou au cube, ou à la puissance n : croisements de textes confessionnels écrits le 30 mars par moi, mais aussi (surtout) par d'autres : Pepys, Amiel, Bergounioux, Camus, Kafka...
Je dois voir, demain, le dernier étudiant retenu pour le Japon. J'espère que le site des Tanneurs ne sera pas totalement bloqué.
18:51 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
→18←
systématiquement
posément
rapidement
inévitablement
nuitamment
gueule pas le dernier vers n'est pas adverbe
(Explication du projet ici.)
18:16 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 29 mars 2016
→17←
sifflet sur la ligne
passe ainsi le vol de chipeaux
rapidement à couvert
infiniment un dendrocygne
nargue de son œil veuf le fer
gare à vos lambeaux, oripeaux !
(Explication du projet ici.)
18:17 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
L double
Untung-untung
29 mars 2014
Gaston Paillhou — vraiment ? je fais une faute depuis douze ans...
29 mars 2016
Il fait presque jour à sept heures et quart. La nuit ne durera plus trop.
07:49 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 28 mars 2016
→16←
9 h du matin
s'il tombe des cordes ou la bruine
pleuviote, s'il
remue bosquets et prunus (
il = le vent) nus comme feuillus
nocive est la pluie au pistil
gomme à l'œuf la fouine
(Explication du projet ici.)
22:02 Publié dans Le terne XXIe | Lien permanent | Commentaires (0)
Quelqu'un
Untung-untung
28 mars 2012
Je me demande si les lapins nains sont surtout grotesques ou surtout hideux.
Me le demande depuis des années, n'arrive pas à trancher. Vais être obligé d'écrire un traité philosophique.
28 mars 2016
« Un livre est quelqu’un. Ne vous y fiez pas. »
15:15 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
Salle à manger, 1
J'ai déjà expliqué en quoi le salon et la salle à manger sont la même pièce, mais, dans la mesure où c'est, techniquement, précisément, à la table de la salle à manger que j'écris ces lignes, avec dans mon dos le Rêve de la perruche de Dorothy Nungurruyi Granites, et sur ma droite les Chimères domestiques d'Alain Prillard, je choisis de considérer qu'il y a deux pièces distinctes. (D'ailleurs, au quotidien, nous nous informons souvent les uns les autres que tel ou tel objet se trouve dans l'une ou l'autre de ces deux pièces.)
C'est ici que je me suis déjà filmé, à trois reprises je crois, pour ma nouvelle série des traductions sans filet. (D'ailleurs, ce projet doublonne, l'air de rien, de ne pas y toucher, 16 en 16, puisqu'on y voit différentes pièces cadrées de différentes façons. Je me suis déjà filmé au salon, à la cuisine, à la chambre à coucher, au bureau bien sûr et au petit salon. Autant dire que des lieux de tournage, il en reste.)
C'est ici que je joue au Yam's, ou à d'autres jeux, avec mon fils cadet.
C'est ici qu'il fait ses devoirs, le soir, au retour de l'école, après le goûter. (Il a un bureau dans sa chambre, mais ce sera pour plus tard, comme son frère, quand il sera plus autonome. — Pourquoi n'ai-je encore rien écrit, sur aucune des quatre chambres ? Bah, nous ne sommes qu'en mars.)
C'est ici que j'écris parfois, ou que je travaille, quand je veux écouter des disques avec un son digne de ce nom.
C'est ici que nous mangeons, mais cela va sans dire. (Il y a une rallonge pour quand le nombre de convives est supérieur à six.)
C'est à cette table, mais pas ici (c'était dans l'autre maison), que j'ai traduit en entier Links de Nuruddin Farah, en 2006.
D'ici, je vois le salon, mais aussi, plus près de moi, les étagères de séparation entre un coin du salon et cette partie de la pièce, la bibliothèque avec les livres d'art (pour dire vite), la discothèque sur le pan de mur inutilisable sinon situé avant la porte qui donne sur le couloir, et, en tournant les yeux, le faux placard correspondant à l'affreuse niche de l'entrée (justement).
Ici, je rumine souvent de noires pensées. Plus prosaïquement, je me dis souvent que je n'arriverai à rien avec ces différents projets, qu'il faudrait monter les marches quatre à quatre (ce que je fais, cette fois-ci, vu que le précédent billet a été écrit et publié le 24 mars, jour des 89 ans de ma grand-mère maternelle (et les précédents le 20 et le 16)), et même qu'une fois le texte à peu près bouclé, il restera là, à moisir ici — non, pas ici dans la salle à manger, où l'on aspire les vieilleries, où ne restent que des fantômes d'espoirs — ici, sur ce lieu sans lieu comme l'a si bien écrit André Markowicz dans un billet récent tirant le bilan de trois années de chroniques sur Facebook, ce carnétoile comme je disais jadis avec afféterie, ce blog où n'en finissent pas de s'éterniser mes proses, ce futile dépotoir.
Il fallait en profiter pour. — C'est tout moi, cela résume tout. Tant de textes avortés. Je pense que je trouve une force, une beauté aux avortements. Bergounioux évoque souvent la table de peine ; la velléité, c'est de ne pas vouloir “perdre” son temps à peiner.
08:08 Publié dans 16 en 16 | Lien permanent | Commentaires (1)

