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dimanche, 11 décembre 2016
Garde contre
Untung-untung
11 décembre 2011
Lundi soir, Uno, 34 parties. Mercredi matin, Uno, 29 parties. Ce matin, déjà 11 parties.
Question : est-il possible de proposer à la section 11 du CNU une HDR “Statistiques numériques et stratégies textuelles : la réinvention du jeu de Uno” ?
11 décembre 2016
Seule ma flemme, insondable, m'a empêché, depuis tant d'années, de noter scrupuleusement les résultats chiffrés précis des différentes parties de jeux de cartes, de Triominos, de roulette folle, de belote maintenant, afin d'en tirer ensuite une série de contraintes textuelles.
(Sans rapport : je me demande quand mon fils cadet, fou de jeux de société qu'il est, sera prêt à embrayer sur le tarot.)
11:00 Publié dans Fièvre de nombres, Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 10 décembre 2016
Avec quatre liens
Untung-untung
10 décembre 2012
Après être passé devant une salle de cours où les étudiants, ennuyés, morfondus, subissaient un cours de sémantaxe, je gagnai mon bureau, dont la vitre, qui donne sur la rue des Tanneurs, est constellée de traces de poussière et de chiures, et vis, sur le trottoir, une dame promener son yorkshire, petite chose grotesque et poilue, qui couinait son tintouin de jappements (york ! york!) — tiens, est-ce là onomatopée ou hypotypose ?
10 décembre 2016
Depuis, j'ai changé deux fois de bureau, et suis revenu — depuis septembre 2015 — dans le bureau 38, où j'avais commencé ma carrière tourangelle, entre 2002 et 2007.
09:25 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 09 décembre 2016
Sonnet 44 (Edmund Spenser)
Ce matin, ma cinquante-huitième traduction improvisée a enfin touché à quelque chose que j'évitais soigneusement depuis mars : la traduction de formes contraintes. C'est l'achat hier, pour trois euros, du minuscule volume VIII des œuvres d'Edmund Spenser paru à Édinbourg en 1778 qui, me faisant découvrir les 88 sonnets de ce poète que j'admire (mais n'avais guère pratiqué récemment), m'a poussé à sauter le pas.
J'ai donc jeté mon dévolu sur le sonnet XLIV.
En effet, l'exercice est rude : c'est à peine si, en dix minutes, j'ai pu défricher le sens de ce poème et en proposer un premier brouillon. Trouvant l'exercice particulièrement frustrant, j'ai tout de même voulu ensuite tenter une traduction en vers et en alexandrins. Je ne suis que très partiellement satisfait, car la structure du sonnet spensérien (j'en parle dans la vidéo : abab/bcbc/cdcd/ee) n'est conservée chez moi qu'à condition d'accepter que les rimes en -able et -arpe assonent entre elles.
Quand en Grèce jadis les grands nobles illustres
Entêtés et fiers entre eux se disputaient
Oublieux de la Toison d'Or et de ses lustres,
Orphée, de sa harpe, mit fin à leurs forfaits.
Cependant, la guerre sans fin, impitoyable,
Qui de moi contre moi en moi-même se fait
— Tandis que ma puissance y faiblit, lamentable —
Rien ne peut l'apaiser, nul sens ne la soumet.
Mais que je prenne en main, désaccordée, ma harpe,
Je ne fais qu'aggraver le fiel des ennemis,
Raviver les douleurs, faire qu'enfin s'écharpe
En feux nouveaux mon moi contre moi insoumis.
Et plus je cherche entre eux à instaurer la paix,
Plus leur méchanceté de mordre se repaît.
(Traduction Guillaume Cingal)
Mise à jour de 18 h. Décidément peu satisfait de la traduction des rimes liant entre elles le deuxième et le troisième quatrains (et qui repose déjà sur une adaptation hasardeuse du schéma abab/bcbc/cdcd/ee en abab/cbcb/cdcd/ee), j'ai repris la traduction et viens de constater, du même coup, que le dernier mot du vers 7 que, dans l'édition de 1778, j'avais lu — en raison de mon manque de familiarité des caractères d'imprimerie anciens — waried (et interprété comme wearied, cf vidéo supra), est en fait warréd, donc le participe passé du verbe war avec diérèse (indiquée par l'accent aigu).
Je propose donc la nouvelle version ci-après :
Quand en Grèce jadis les grands nobles illustres
Entêtés et fiers entre eux se disputaient
Oublieux de la Toison d'Or et de ses lustres,
Orphée, de sa harpe, mit fin à leurs forfaits.
Là, la guerre sans fin, intestine et cruelle,
Qui de moi contre moi en moi-même se fait
— Tandis que mes passions faiblissent en querelle —
Rien ne peut l'apaiser, nul sens ne la soumet.
Mais que je prenne, désaccordée, ma harpe, elle
Ne sait rien qu'aggraver le fiel des ennemis,
Raviver les douleurs et remettre sur selle
En âpre lutte moi contre moi insoumis.
Et plus je cherche entre eux à instaurer la paix,
Plus leur méchanceté redoublant se repaît.
(Traduction Guillaume Cingal)
11:23 Publié dans Darts on a slate | Lien permanent | Commentaires (0)
La première fois que j'y allé
Archivages Décembre 2015
« En effet, quand on travaille des heures et des heures enfermé dans une bibliothèque,on a besoin de respirer et de faire une pause et avoir envie de tout abandonner.
Pour moi la pause se résume a lever la tête et a contempler l'horizon. Certes il y a des immeubles mais on possède une vue sur le vieux Tours avec toutes ses cheminées. On aperçoit la fumées de ses dernières, on entend les oiseaux chanter, jouer et voler en groupe. Quand il fait nuit on aperçoit la basilique Saint-Martin illuminée en bleu. Quelques fois ce sont les choses insignifiantes qui, pour certains sont importantes et qui pour d'autre non. Cela me donne envie d'avancer et d'y arriver. »
« Libérée, elle obtient un job d'été par la directrice du centre. Son père vient d'abandonner sa compagne enceinte, celle-ci vient chercher Legs. Une fête de retour a lieu, on y plane avec du cannabis. Puis les filles trouvent un lieu pour vivre en communauté, et achètent une vieille voiture déglinguée.
Rapidement se pose la question des finances. Les « petits boulots » ne suffisent pas, et la petite Evangeline, sœur de Legs étant très malade, ce qui coûte très cher, les filles piègent des hommes prêts à sortir avec des mineures et leur extorquent des fonds substantiels, mais cela ne suffit pas. Un kidnapping est envisagé. »
« En revanche il y a tout de même certains poèmes que je n'ai pas apprécié, voir ensemble de poèmes, par exemple je n'affectionne pas beaucoup les poèmes de Paul Eluard, bien que sa technique d'écriture reste très intéressante, et il est un auteur qui illustre le thème « poid de l'histoire », qui m’intéresse beaucoup aussi. »
« Lorsque je suis allé emprunter mon livre et sachant que c’était la première fois que j’y allé, je me demander si j’allais pouvoir trouver un livre qui me convient sans trop de difficulté. »
« "Sunday Afternoon" : Dans l'histoire, une fille de la campagne de 17 ans nommé Alva va travailler pour Mme Gannett, une dame nantis qui ne manque jamais de faire comprendre où la place de l'Alva est. »
09:08 Publié dans Wisigoths en B.U. | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 08 décembre 2016
Trop paraître
Untung-untung
8 décembre 2013
Tout de même, il est vrai que je fais trop paraître.
8 décembre 2016
Ces temps-ci, au contraire, je me contente de gribouiller quelques bidules pour que les blogs ne soient pas de totales friches. Trop requis par le travail ? Pas seulement (car cela ne m'a jamais empêché d'être graphomane), aussi une phase d'humeur noire.
Et quand je suis aussi bas, je préfère ne rien écrire que me répandre.
09:34 Publié dans Untung-untung | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 07 décembre 2016
Parpaings empilés près de la statue
Je disais à Stéphane Mallarmé, dans mon sommeil profond, que les divagations ne sont pas le miroir des journées, mais plutôt cet empilement de parpaings au milieu d'une cour déserte. Il ne me répondait pas, il avait mieux à faire que de s'intéresser à mes élucubrations.
Je disais à Stéphane Mallarmé qu'en marchant on trouvait le Poème, mais lui ne pensait pas un traître mot, ou peut-être s'en souciait-il comme d'une guigne, d'une nèfle, et il pensait sans doute qu'on trouve le Poème au fond d' une alcôve enfumée, entre des lambris de bois brûlé, des lampes éclairant faiblement la nuit.
Je disais à Stéphane Mallarmé, merde, bordel, il n'y a pas que toi au monde, pourquoi tu me pourris la vie comme ça. Même ainsi, dans mon sommeil profond, tandis que je marchais en cherchant le poème, Stéphane Mallarmé restait de marbre, muet, pareil à ces statues de polystyrène sculptées par Jean Dubuffet.
Je disais à Stéphane Mallarmé, bordel de merde, c'est à cause de toi que l'on s'égare, que l'on ne marche pas droit, c'est tant mieux, c'est grâce à toi, bordel de chiottes. Comme une balayeuse passe sur les trottoirs, comme une cycliste ralentit à l'approche du poids lourd, comme le diamant énigmatique de la bibliothèque municipale cherche à s'ériger vers le ciel, c'est ta faute, disais-je a Stéphane Mallarmé.
06:26 Publié dans Élugubrations | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 05 décembre 2016
Septante-deux
6.12.2015.
perdure aussi à la lisière
un certain sentiment d'effroi
livres posés sur le bois froid
évoquent l'encre nourricière
ce n'est pas vrai ce que l'on croit
qui a mis sa main en visière
sans se défaire de l'œillère
poursuit un sillon trop étroit
assez rapetassé le vide
& l'aube son effet bifide
souvent sous le masque de nuit
assez parti d'une rature
à torturer le temps qui fuit
pour l'encre qu'idiot j'endure
18:31 Publié dans Sonnets de juin et d'après | Lien permanent | Commentaires (0)

