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jeudi, 31 août 2006
The First Mess
Comme l’on cherche à savoir si l’expression ataxie motrice existe bel et bien dans le jargon médical, les rythmes entrecoupés et bringuebalants du duo exceptionnel piano/batterie des comparses Myra Melford et Han Bennink donnent l’image d’un corps qui se déglingue mais qui, en cela même, se cherche, réinvente la démarche, au point d’en proposer une théorie toute neuve, à cent lieues des codes balzaciens, et dans l’affalement superbe, pareil au vol ascendant et frénétique de l’alouette, vautrement sur un canapé qui s’avère, en dernière instance, une piscine.
13:15 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)
Aide-mémoire
Changer toutes occurrences de qaat par khat.
11:27 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)
Sur les dents
Avant même de songer à écrire un article sur le motif récurrent des dents (pourries, manquantes, saillantes, fausses, etc.) dans le roman que j’achève de traduire, je passe des heures à passer le texte au peigne fin pour que tout concorde, aussi de cet aspect-là. Relire et corriger minutieusement me prend un temps infini. Septembre : se faire des cheveux…
11:01 Publié dans 59 | Lien permanent | Commentaires (2)
Reprendre
Après quelques galops d’essai, sur ces derniers jours d’août, il faut reprendre le cours d’une écriture mieux organisée. Il faudra notamment reprendre les bribes écrites en juillet, notamment les Croquis de Corrèze, pas très diserts mais qui peuvent mériter d’illustrer quelques images.
Curieux comme les habitudes s’installent : m’installant ce matin à une place différente de celle que j’occupe d’ordinaire à la table du salon (achetée il y a moins d’un an pourtant), et ce pour avoir plus de place, je m’y trouve mal à l’aise, et même – c’est un comble – à l’étroit. Des baffles s’échappent les notes langoureuses et mélancoliques de Song-Song, le premier morceau de The Art of the Trio, vol. 3. Brad Mehldau a sorti cet été, vers notre visite aux buffles des barthes de l’Adour, un nouvel album en trio, mais avec un nouveau batteur, je crois.
Aujourd’hui, j’ai appris la mort de Naguib Mahfouz, dont la trilogie m’avait beaucoup marqué, circa 1997. Son ombre plane sur les pages qu’il me reste à corriger, de la traduction de Links.
09:17 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (0)
Image diurne complexe pour insomniaques invertébrés
03:25 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (0)
Le pélican devient papal, etc.
La tension devient palpable. Pablo Neruda passe par là. Parla patois, m'exhorte le troubadour. Adour, fleuve de l'enfance, où désormais les barthes sont peuplées de buffles.
Sans chambre claire, pas de vie ensoleillée. Layez point la bonne franquette. Quête du sens impénétrable, à cette heure désabusé. Usé de courir.
La vie entre les lignes. Démerde-toi.
02:15 Publié dans Kyrielles de Kaprekar | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 30 août 2006
Commissaire Astolphe Sijouvray
Je regardais Adolphe, ce mauvais film adapté d'un fade roman, et je pensais à cet Astolphe, avec ses mystères, ses munsters. Tout de même, mettre sur le même plan Lapinot et Bolaño, ça ne manquait pas de culot. Et puis, me disais-je, le lifting lui va mieux qu'à Isabelle Adjani. Lui, au moins, il n'a pas l'air figé dans la cire, et ses vingt-cinq ans de moins ne semblent pas tels. Penser qu'elle a plus de cinquante berges et qu'elle a laissé son talent d'actrice sur la rive. Oui, mais, me rétorquais-je à moi-même, Astolphe Sijouvray n'est pas lifté. Certes.
Bon. J'avais remisé les 77 munsters dans un abri de fortune construit dans le jardin, à l'ombre des thuyas, et préparais à présent les invitations à vingt-trois de mes amis, pour une
Soirée Alsacienne
sans flammeküche ni cigognes
Au menu : Munster et Gewürtztraminer, exclusivement
J'avais pris soin, avant de composer moi-même les cartons d'invitation à cette soirée d'un nouveau genre et du dernier chic, de goûter le munster apporté par le dénommé Sijouvray, afin d'en vérifier la gouleyance, de fait étonnante), et de me munir d'une vingtaine de bouteilles d'un excellent Gewürtz (comme on dit par chez moi). Du dernier chic, oui : imaginez donc douze messieurs et douze dames triés sur le volet, tant pour leur beauté que pour leur amour immodéré du fromage et de la bibine, se livrer à de telles agapes et ne pouvant pas décemment, vu le menu, penser à conclure quelque aventure que ce soit (encore qu'il n'est pas rare de voir des couples se former et des passions se nouer autour des fromages les plus odorants de notre beau pays).
Je me réjouissais déjà de cette soirée, qui allait avoir lieu dans mon humble demeure, le vendredi suivant. C'était compter sans un appel téléphonique du commissaire Astolphe Sijouvray...
[Affaire à suivre, après-demain...]
[Episode précédent : III]
21:55 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (3)
Mosaïques d'Arthous, 2
J'écrirai seulement un détail sur la carte postale. Celle qui partage ses initiales avec Naipaul aîné m'en a convaincu. J'écrirai seulement un détail sur la carte postale. Le danseur en croix sodomise un lépreux. J'écrirai seulement un détail sur la carte postale. Le Gave sépare les champs fourragers des bosquets à la française. Un détail sur la carte postale.
17:55 Publié dans 59 | Lien permanent | Commentaires (0)
Hallebarde(s)

Rue de la Hallebarde, il en tombait de nombreuses. Des chiens et des chats passaient, parfois amorphes et parfois pleins de vie. Cessez donc vos enfantillages, leur dis-je sans conviction. Un forçat (innocent : ils le sont toujours) passa et m'exhorta à me mâler de mes affaires. Il tournait son orgue de Barbarie, comme une vielle mécanique devenue folle. Me trouvait-il efféminé ? Jamais je ne le sus. Onze parapluies, à leur tour, passèrent, je suivis la plus jolie.
08:00 Publié dans Rues, plaques, places, Soixante dix-sept miniatures | Lien permanent | Commentaires (2)
mardi, 29 août 2006
Phrase
L'or du ciel s'efface comme de l'albumine, pendant qu'on chante à même le bitume.
19:40 Publié dans Ex abrupto | Lien permanent | Commentaires (0)
Mosaïques d'Arthous, 1
Deux pianos.
Zerlina & Masetto.
Nous passâmes en faisant silencieusement crisser les graviers.
17:55 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (1)
Trouées, 7 : Sainte Radegonde, encore

16:00 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (1)
29 août 1357 ???
En août 1357 (mais peut-être pas le 29), des habitants de Foix, armés, assiégèrent Raymond Roger, de Mirepoix, dans le château de l’Herm.
De proche en proche : Herm, dans les Landes, qu'encore avons traversé.
De porche en porche : mon grand-père paternel a 83 ans aujourd'hui...
15:00 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Malus malus
13 h 43.
Allongé sur le canapé, j'entends grésiller la pluie qui coule dans la gouttière. Ce matin, dans les rues désertes de Tours dormaient des souvenirs. Plusieurs photos angoissantes. Au bureau de poste, j'ai appris qu'un colis n'est pas une lettre (à moins que ce ne soit l'inverse).

La bruine m'endort (à moins que ce ne soit l'averse).
Je voudrais recopier ici la réponse de mon père, avant-hier, à ma question "Que sont ces fruits ?". J'avais joint les deux photos prises au Parc Sainte-Radegonde. Très apaisées, je trouve. Aujourd'hui, plusieurs photos angoissantes, mais je me répète.
Ainsi parla mon paternel :
Je pense qu'il s'agit de Malus malus, l'ancêtre de tous les pommiers, que vous pouvez rencontrer dans divers parcs. Il est très populaire dans les pays germaniques car il est beau en fleur et porte des fruits assez jolis, très appréciés des oiseaux en hiver.
C'est un de ces sujets que J*** S*** nous a offert et qui a si piteuse mine sur notre "pelouse" car il a été planté trop tard. Toutefois dans la mesure où août a été pluvieux et ou nous l'avons arrosé régulièrement, nous ne désespérons pas d'avoir un beau buisson plus tard.
13:57 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (1)
XXVII.
Tout ce que j'aurais désiré, c'était de rencontrer l'un ou l'autre des Samuel B. dont la pensée même m'obsédait, pour ne rien dire de leurs écrits, de leurs portraits. Tout ce que j'avais, c'était ces deux bouffons, Hectic et Jecktic, tombés d'on ne sait où. Et maintenant ces nombres.
Il y avait deux hypothèses : soit je considérais chacune des suites de sept chiffres inscrite dans le ciel comme un nombre, soit j'y voyais une série constituée d'un chiffre et de deux nombres. Les interprétations, les permutations et les calculs les plus divers commencèrent à se faire jour dans mon esprit malade.
Je consumais un été plein à ces jeux de calcul, qui, finalement, s'avérèrent stériles. Peut-être vous dirai-je un jour, ailleurs, les différentes conclusions, peu concluantes, auxquelles je parvins. Mais là n'est pas mon propos, pour ce jour.
Combien de temps encore allais-je devoir marcher, accompagné de ces deux fous, ces âmes damnées, Hectic et Jecktic ? Je n'en savais fichtre rien. J'avais déjà pris assez de gifles comme ça. Je m'en voulais surtout à moi-même, d'être cette chiffe molle qui ne sait rien entreprendre de magistral, être sans panache.
Un jour même, toujours aussi maladroit, je brisai un pichet, qui n'était pas une cruche.
Hectic et Jecktic ricanèrent.
10:25 Publié dans Voici venir Samuel B. | Lien permanent | Commentaires (0)
Lire les infos-bulles
Dans la note précédente, il faut prendre soin de lire attentivement les infos-bulles. (Surtout une.)
Par ailleurs, publier (en les écrivant la veille (j'écris ces lignes lundi à 18 h 18)) cinq notes d'affilée en les espaçant de 125 minutes, pour être une pratique courante dans ces carnets, commence à relever sérieusement de l'obsession, voire de la maladie mentale. Oui, ombres, les heures sont des nombres.
[Chercher les bulles nous mène aux tampons Jex et à un pastiche anonyme de Léo Ferré, mais aussi à un lieu de naissance, assorti d'un débat sur l'hermétisme.]
Mon fils en rend son tablier. C'est l'heure du pyjama. Oui, c'est l'heure du pyjama, pour toi, mon fils, puisque j'écris ces mots peu après 18 h 18 (et d'ailleurs Recette vestimentaire fut publié, en son temps, à 18 h 19 !).
09:30 Publié dans Fièvre de nombres | Lien permanent | Commentaires (3)
Américanophobie très modérée
Lundi après-midi.
Un matin que je relisais quelques explications oiseuses au sujet de mes poussées de fièvre, je me suis dit : mon gars, t'as rudement bien fait, car même moi j'avais déjà oublié ça. Du blog comme aide-mémoire. (Par ailleurs, la cuisine ici n'est pas petite. Elle est américaine, ce que je n'aime pas. Enfin...)
Or, Petits galets, le texte que je viens d'écrire, et dont j'ai prévu la publication pour la nuit à venir, me turlupine : quand je l'ai passé au crible de l'outil "Statistiques" de Word, je me suis aperçu qu'il respectait, au signe près et sans que j'eusse besoin de retrancher ni d'ajouter même une virgule, les règles de la rubrique 410/500 (en ne tenant pas compte de la mention "Lundi après-midi, encore et toujours").
Pour vous tous, absolus insomniaques, si vous avez suivi l'évolution de mes pattes-de-mante (expression plus élégante que les habituelles pattes-de-mouche), blanche la nuit s'achève, et il ne faut pas espérer vous parler de coup de bol ni de voie lactée. C'est dommage.
07:25 Publié dans Pêle-mêle | Lien permanent | Commentaires (0)
Petits galets (3)
Lundi après-midi, encore et toujours.
Je sème de petits galets pour les insomniaques. De petits signaux brumeux annoncent, à heure fixe, comme des étoiles vacillantes dans la nuit trop longue, la nuit plus si noire, le titre de mes carnets de ci de là, ailleurs qu'ici en tout cas. Longtemps, je me suis couché de bonne heure, alors je continue. Longtemps, cet été, je suis resté muet, alors j'esquive les questions, et gratte sur le clavier, de doigts frêles et précis, telles les pattes antérieures de la mante, entre lesquelles parfois l'insecte se passe l'antenne droite.
05:20 Publié dans 410/500 | Lien permanent | Commentaires (1)
Mante et menthe
Lundi après-midi, toujours.
Sous la pluie, en débroussaillant à mains nues et à pleines brassées le massif de menthe de la courette, je me retrouve soudain avec une mante religieuse, superbe, accrochée à mon chandail. Je l'admire et la repose sur le mur, le temps de finir ma besogne. Pendant que mon fils l'observe, j'invente dans ma tête un petit poème de circonstance :
Il y a mante
Et menthe.
Si l'une est un insecte,
L'autre est une plante.
Si l'une vous débecte,
L'autre, douce, vous tente.
Une pousse à l'orée,
L'autre pose à l'orante ;
Si l'une est odorante,
L'autre n'est éplorée
Qu'en semblant implorante.
De l'une enamouré,
J'arrache, à dire vrai,
Plusieurs plants de l'autre, en t-
Rimant comme en quarante.
Un cocker noir et feu passe, au bout d'une laisse, la truffe en alerte, sans songer à mal.
03:15 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (1)
Zig-zag 65ter
Lundi, cinq heures de l'après-midi.
Hier, je lus un des sonnets de Jacques Roubaud, dans son multiroman (dont j'ai réussi à parler quatre fois déjà dans ces carnets sans jamais en citer le titre), et l'une des rimes était le nom pentacle. Maintenant, j'écoute l'un de mes disques de jazz préférés, Pentacle de Sophia Domancich.
Le bonheur de l'analogie...
01:10 Publié dans J'Aurai Zig-Zagué | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 28 août 2006
Août 1424
Tandis qu'Archibald, IVème comte de Douglas, duc de Touraine, mourait à la bataille de Verneuil-sur-Avre, Zuane Pizzigano dressait une carte de toutes les côtes européennes et africaines connues.
Des daims sereins broutaient paisiblement dans les forêts.
23:55 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
L'émissaire Astolphe Sijouvray
[Précédents chapitres : I et II]
JE suis venu pour empuantir ta demeure !!!
Le sieur Astolphe ayant ainsi tonné, cela m'étonna. Il tourna les talons, et je rangeai dans mon réfrigérateur la trentaine de kilos fromagers.
21:35 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (11)
Planète ou pluton...? Planéton !!!
Pendant les vacances, j'avais suivi de loin (c'est le cas de le dire) la saga des "nouvelles planètes". Or, j'apprends aujourd'hui, avec un décalage de quelques jours, que l'Union Astronomique Internationale, plutôt que de décider de l'ajout de trois planètes à notre système solaire (au prix d'un élargissement de la notion même de planète), a pris le problème dans l'autre sens en tranchant en faveur d'un retranchement : ainsi, Pluton, jusqu'ici singulière tant par ses caractéristiques physiques que par sa taille, n'est plus une planète.
Le sombre crétin qui a été chargé de l'article pour Libération commence par la phrase suivante : "Les Plutoniens, s'ils existent, doivent s'en foutrent [sic] comme de l'an quarante." Pauvreté de la vanne, indigence de la langue. Comment avoir envie de poursuivre sa lecture ? D'ailleurs, on ne la poursuit pas.
(Je traite de sombre crétin le journaliste, alors que l'équipe de correction (si tant est qu'on dépense encore du fric pour une chose aussi superflue) est largement aussi coupable. Bientôt, on verra fleurir des phrases du style Les zèbrent manges (double faute sur le pluriel, attestée chez de nombreux collégiens) qui renverront aux oubliettes le ta zoa trekkei de mon adolescence...)
Fin de la parenthèse. Revenons à Pluton, pour conseiller la lecture de proses moins incultes : un petit article de vulgarisation très clair ; l'entrée de la WP anglophone consacrée à l'U.A.I. ; le texte officiel des résolutions prises lors du congrès de Prague.
On dit ici et là que d'aucuns s'apprêteraient à demander des autorités de l'Union européenne qu'elles s'inspirent de cette décision dans le cadre des négociations avec la Turquie, mais c'est vraiment une rumeur d'un mauvais goût sans pareil...
20:40 Publié dans MOTS | Lien permanent | Commentaires (0)
28 août 1829
Il y a 177 ans, François Régis comte de La BOURDONNAYE devenait Ministre de l'Intérieur dans le cabinet du prince de Polignac. Toujours selon le site du Conseil Général du Maine-et-Loire, "il réglementa la boucherie parisienne, réorganisa l'Académie de Médecine et développa l'École des Chartes, avant de donner sa démission le 18 novembre 1829".
C'est un peu court, jeune homme.
(Je savais bien que je trouverais un événement tourangeau, ou, à défaut, angevin, pour cette date du 28 août, où l'on fête saint Henri, et non celui, germanique, dont l'épouse fut la reine Radegonde.)
19:10 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Pour foutre la trouille
Le Conseil Supérieur des Publications MuMM tient à informer les lecteurs du fait (affolant pour certains mécréants ou paresseux) que déjà sept notes ont été écrites en vue d'une publication au cours de la journée du mardi 29 août 2006. Comme on dit en des lieux où l'amour de la belle langue n'est pas aussi prononcé qu'en ces territoires féconds, ça craint du boudin.
18:29 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (2)
XXVI.
Tandis que Hectic, a.k.a Krana, me psalmodie les vers suivants
Près lui marchait le galant Bruin,
Son visage d'effroi peint,
Aussi rugueux qu'un Sarrasin
Ou qu'un Turc, un Mahométan,
Vêtu d'une toge guerrière
En fourrure rustre et grossière
Jecktic, alias Fafkz, me débite de semblables sornettes :
Mais à peine avait-il avancé
De trois pieds en cette aventure
Qu'il rencontra ci l'équipée
Que Hudibras avait domptée.
Mépris et désir de vengeance
Leur brûlaient le corps en puissance.
Dans le ciel s'écrivirent les nombres suivants : 3 237 242 et 2 249 254 . La fièvre me gagna, comme grondait le tonnerre.
17:25 Publié dans Voici venir Samuel B. | Lien permanent | Commentaires (0)
Arthous, coeur de cible
17:00 Publié dans Brille de mille yeux | Lien permanent | Commentaires (0)
Glass harmonica, cristallophone, idiophone...?
Toujours aussi ignare, je lance un appel à mes fidèles lecteurs musicologues ou éclairés. Ayant découvert, lors de l'écoute de l'Adagio & Rondo KV 617 de Mozart, l'instrument nommé, en anglais, glass harmonica, je me suis renseigné, par le biais, une fois encore de la Wikipedia anglophone, sur ce curieux instrument. Je vous conseille de vous référer à l'article en question qui, quoique dénué de sources, a l'air sérieux. ce que j'ai retenu, notamment, c'est que cet instrument a été inventé, sous sa forme moderne, par Benjamin Franklin, qui l'a baptisé armonica, longtemps avant l'invention (en 1821) de ce que nous nommons désormais harmonica. Outre Mozart, Beethoven, Donizetti, Richard Strauss et Saint-Saëns ont composé des oeuvres pour cet instrument (mais l'article ne donne, malheureusement, aucune précision supplémentaire).
À noter aussi la croyance, fermement ancrée dans l'esprit de nombreux contemporains de Mozart, que jouer de cet instrument rendait fou.
Ce que j'aimerais savoir, c'est :
1) le nom français du "glass harmonica"
2) les références des opus de Beethoven et de Richard Strauss, en particulier *
3) l'existence éventuelle d'un corpus en musique contemporaine **
* On trouve quelques réponses ici, mais c'est un peu court, trouvé-je.
** Le répertoire de liens de la WP anglophone mentionne un quintette de Jan Erik Mikalsen, mais voilà tout.
12:30 Publié dans MUS | Lien permanent | Commentaires (5)
Démon des coïncidences
Preuve que, dans mon existence, le démon de l'analogie est soutenu, dans ses efforts pour me conduire au vertige*, par le démon des coïncidences, j'ai, après avoir acheté, avant-hier soir, le dernier livre de Jacques Roubaud (dont je parlerai bientôt (heum...)), lu, sur le Forum Renaud Camus, un échange passionnant au sujet d'Augustus de Morgan, ce qui m'a poussé à faire des recherches, et, de proche en proche, à m'intéresser à William Rowan Hamilton, tant par le biais de la Wikipedia anglophone que du tome 8 de ma précieuse Encyclopaedia Britannica. Ces recherches eurent lieu hier dans la matinée. Hier soir, dans mon lit, j'achevais la lecture du plus récent Roubaud, dont le chapitre antépénultième a pour figure principale... William Rowan Hamilton... dont je n'avais jamais entendu parler avant hier matin... J'ajoute que l'un des paragraphes du texte de Roubaud est directement traduit... de l'Encyclopaedia Britannica... J'ajoute encore que le "multiroman" de Roubaud, publié chez Fayard (comme les tomes du journal de Renaud Camus depuis 1994, et comme son génial roman L'Inauguration de la Salle des Vents), a plusieurs points communs avec les obsessions du Maître de Plieux.
Alors, n'y a-t-il pas de quoi devenir dingue ?
* J'avais écrit "vertiage". Vertige du verbiage ?
11:35 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (0)




