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mercredi, 28 juin 2006

L'avant de votre véhicule ne doit pas dépasser cette limite

    Les habitants de La Roche Posay sont obnubilés par le stationnement, et par les éventuels empiétements sur leur place de parking privative. On ne voit, partout, que panneaux de stationnement interdit et autres signes souvent faits maison. Sans doute ont-ils beaucoup à se plaindre du tourisme. Pourtant, on ne dirait pas.

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Le plus tristement comique, c’est ce moulin délabré, rafistolé de bric et de broc, dont les habitants cherchent à préserver vaille que vaille les quatre emplacements, très proches – il est vrai – d’une aire de pique-nique publique.

15:40 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 26 juin 2006

Tisane à la réglisse

Soucieux de vous éblouir de mettre à profit ces carnets pour coucher par écrit certaines réflexions qui me viennent en lisant, écrivant, je voulais, ce soir, parler du personnage de Vladimir Horowitz dans un roman de l'Argentin César Aira, de la poésie de Rilke, dans laquelle je m'absorbe chaque soir en regardant le foot (non, ça, il ne faut vraiment pas l'avouer), ou noter quelques points de traduction, et, trop fourbu, je me retrouve à écrire le distique suivant :

Tisane à la réglisse

au pays des merveilles

22:05 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 20 juin 2006

Fantaisie KV 475

    Funèbrement tu commences. Lugubrement tu poursuis. Mélancoliques, les adverbes se succèdent comme des notes. L’imagination ne peut voir. Ce que l’imagination ne peut voir. Ce que le monde – ou la Princesse Printemps – ne peut voir, c’est l’adverbe déplacé, la note presque fausse.

Hier soir, entre onze heures et minuit, je lisais dans la bibliothèque, pièce où l’on s’attarde rarement. Deux grosses mouches finirent leurs jours sous mon espadrille. Un moustique suivit. Puis ce fut le calme, seulement ponctué des craquements de la charpente.

On s’attarde rarement ici.

13:30 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (7)

mardi, 30 mai 2006

Rien à l'affaire

    Non seulement il se consume à traduire, mais aussi à lire ou consulter ou même compulser des ouvrages théoriques ou plus expérimentaux sur le traduire, sur la traduction, ce que Meschonnic, récusant le terme trop scientiste et traître de traductologie, nomme la "poétique du traduire", sans omettre quelques chapitres d'autres livres, de ci de là, des tâches ingrates comme l'organisation des examens écrits et oraux de troisième année (ma roue d'Ixion), ni oublier un peu de sommeil en marche, les affaires courantes et la vie de famille.

15:11 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (4)

vendredi, 26 mai 2006

De l'eau sous les ponts

    Parfois, d’avoir bu une tasse de café trop amer ou trop fort, vous vous retrouvez avec une soif inétanchable – peut-être due, surtout, aux deux tranches de poitrine fumée « à la gitane » qui composaient votre déjeuner une heure auparavant – et buvez, dans la foulée, des litres d’eau. Vous apprenez le même jour qu’une jeune femme vient de publier un ouvrage qui, dans l’esprit, est très proche de votre œuvrette en 31 brefs chapitres, et qu’elle rencontrera ses lecteurs à la librairie Le Livre, mardi soir. On croit rêver.

13:53 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ligérienne

mardi, 23 mai 2006

Luc

    Vous misez gros sur mes miniatures. Ma vie file entre les ratures. Je suis mon scribe, et gribouille mon spectre. Ai-je oublié ma promesse d'écrire des gabay en français (si tant est que cela soit possible) ?

On voit se profiler, à l'horizon découpé par les fémurs, les ramages, les mirages, quelques miniatures qui prennent de l'embonpoint avant de regagner la berge. Plus proches, ce sont des cygnes qui, nonchalants, hautains, se refusent à vous lorgner.

Il ne vous reste qu'à remballer votre pognon, et aussi vos quignons.

12:40 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 11 mai 2006

"Le plaisir primitif de la cueillette"

    Sur le chemin de l'école, au retour, mon fils a cueilli un bouquet composé de quatre marguerites, puis a ramassé quatre samares. S'en est suivie une conversation philologique de très haut vol sur le genre du mot samare. (Vérification faite, samare est bien féminin, comme je le soutenais. En revanche, le Robert culturel cite les samares "de l'orme et du frêne", alors que, dans mon esprit, ce fruit était associé à l'érable.)

On n'a pas fini d'entendre parler de l'herbier commencé en avril. Feuilles et fleurs sèchent.

17:55 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (2)

lundi, 08 mai 2006

Comment déblatère-t-on ?

    De récents voyages, je ramène des brassées de photographies, dont je n’ai encore publié aucune, préférant toujours donner l’ascendant, en moi, à l’attrait de l’écriture pure, à tel point que ce bref romanceau, Le vin est tiré, que j’avais commencé de faire paraître dans la catégorie Pauvres Pyrénées, souffre d’un certain retard, ou même a subi d’un coup d’arrêt, car chaque chapitre (ou presque) est illustré d’une photographie, et que cela me prend, en fait, plus de temps de chercher puis choisir une image que de déblatérer.

08:50 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, 05 mai 2006

Vignettes du vendredi, 4

    Dans le Monde d'hier daté d'aujourd'hui (je ne m'y ferai jamais), et que je lus en un peu plus d'une heure hier soir dans le train qui me ramenait à Tours, il y avait un entretien très intéressant avec Gore Vidal, dont je n'ai jamais lu la moindre ligne *, et qui me donne envie de mieux connaître son style et son approche assez personnelle, apparemment, des questions du réalisme et de la forme narrative.

 

 

* Dictionnaire des idées reçues, suite.

MuMM - N'en a jamais lu un traître mot.

16:25 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (9)

mardi, 02 mai 2006

Sfar away from me

    Joann Sfar vient de publier un nouvel album, le premier d'une nouvelle série. (Rien d'inouï à cela : il doit pondre dans les dix à douze albums par an.) Je m'apprêtais à l'acheter, pour c'était, qui est une "fan", quand mon regard tomba sur la quatrième de couverture, où figurent les témoignages élogieux de quatre personnalités ultra-branchées : Daniel Pennac, Cédric Klapisch, et j'ai préféré oublier les deux autres, peut-être pires. J'ai reposé l'album. (Et ne m'engueulez pas parce que c'est surtout dégueulasse pour ma compagne. Je le sais.)

17:49 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (9)

lundi, 01 mai 2006

La Voilure à Verteuil

    Passe la Charente,     à la douceur du flot. Ce sont des étreintes, si l'on se laisse dériver près de l'île. Au ponton, quelques piquets laissent deviner des barques absentes. Plus loin, c'est une autre nouvelle de Maupassant, plus champêtre encore, si possible. Les hôtes du moulin lèvent un regard sourcilleux, car il n'y a jamais plus de soixante voitures par jour, même en plein centre de ce village. Le bonheur est là, dans la soie intouchée des cieux qui se reflètent et des eaux qui se mêlent.

18:45 Publié dans 410/500, Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 27 avril 2006

Zizim

    Vous ai-je déjà raconté comment je vécus enfermé, pendant trois pleines semaines, dans la tour de Zizim, à Bourganeuf ? Le Robert des noms propres, que je consulte pour retrouver les dates du prince (Andrinople, 1459 – Naples, 1495), indique bien qu’il (Djem) fut vaincu par Bâyazîd II (Bajazet) puis retenu prisonnier en France, mais il ne parle pas du tout de Bourganeuf. Pourtant, tous les Bourganiauds, eux qui s’inquiétaient de ne jamais me voir sortir, et de me penser dépérir, ont gardé le souvenir du prince ottoman.

16:35 Publié dans Les Murmures de Morminal, Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 25 avril 2006

Hit the road, MuMM

Samedi.

    À peine une conversation sur telle contrée, tel village, tel voyage possible – à peine la lecture de quelques pages où éclate un lieu, une région, les bords d’une rivière – à peine si je feuillette un atlas, une carte routière – et je suis pris d’une frénésie de bourlingue, de voyage – découvrir une petite abbaye méconnue, un panorama qui semble superbe, une église de village avec son café délabré en face, ce château qui justement n’ouvre pas le jour où vous passez aux alentours, ces routes et ces déroutes.

11:25 Publié dans 410/500, Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 17 avril 2006

Boulevard Jourdan

17 avril, 10 h 30.

 

    Au lieu de vous entretenir oiseusement et sempiternellement de la fièvre des nombres, je pourrais bien insister sur mes folies alphabétiques, qui m’ont permis de découvrir, jeudi dernier, l’œuvre poétique de Pierre-Albert Jourdan, dont même le nom m’était inconnu, mais qui m’a happé tandis que je cherchais, sur le catalogue du Service Commun de Documentation, s’il y avait des ouvrages de Dieudonné Jourda (pas trace) ou de Pierre Jourde (si fait). Depuis, je lis, par à-coups, les proses brèves de L’Espace de la perte, qui sont éblouissantes.

19:05 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 14 avril 2006

Métalittéraire

    Loi des carrés : les Soixante-dix-sept miniatures doivent être, in fine, 77 ; de même, il faudra cinquante-neuf textes dans la catégorie 59, et quatre vingt sept pour Onagre 87.

Plus subtil : dois-je m'en tenir à trente-et-un tankas ? Roubaud est déjà passé par là. (Au cube et plus bellement, soit.)

Idéalement, la catégorie 1295 devrait compter 107 ou 83 textes.

Heureusement, d'autres chapitres me laissent tranquille, mais je m'aperçois, écrivant ceci, que j'ai oublié de poursuivre la série des faux dictons de ce mois.

 

(Quel faux jeton que moi !)

16:05 Publié dans Fièvre de nombres, Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 12 avril 2006

Codex un poco Faenza

    Dédier une semaine à saint Ouen, prendre les eaux à Eugénie et les orgues à Rouen. J’ai appris récemment que lycaon se prononçait vraiment [likaon] et non [likã], comme, par analogie avec Laon, paon, faon, taon, je me l’étais figuré. Mélopées qui défigurent les visages du Christ, mais on n’est pas à l’abri d’un sursaut de cabri, d’une ruade d’âne, d’une valse chevaline débridée qui viendra, par la faune, remettre nos préjugés à leur place. Dans le square noir de monde, les feuillages applaudissent à tout rompre.

07:15 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : TRES GRANDE MUSIQUE

mardi, 11 avril 2006

Hodie

    Aujourd'hui, mon fils a cinquante-sept mois. Aujourd’hui, pour la première fois depuis longtemps, il n’avait vraiment pas envie d’aller à l’école. Aujourd’hui, comme hier, sa maîtresse était remplacée par une dame qui ne dit (aux petits ni à leurs parents) ni bonjour ni au revoir, ne surveille pas les enfants dans la cour, et se laisse totalement déborder dans la classe. Aujourd’hui, comme hier, sa maîtresse était absente, car elle ne se remet pas d’avoir couru le Marathon de Paris dimanche dernier. Aujourd’hui, on va « faire aller ».

08:45 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (2)

lundi, 10 avril 2006

Affetuoso

    D’une trouble majesté, Affettuoso (première pièce du disque d’Œuvres d’orgue de Joris Verdin (dont il est lui-même l’interprète)) se situe dans le sillage d’un Messiaen, sans paraître en partager le goût des sphères éthérées. Bien plus chtonienne que celle de Messiaen, cette musique se développe dans la rugosité de piliers d’église marqués par le sang des sacrifices. Le titre est-il ironique, ou suis-je sourd aux intentions du compositeur ? On a beaucoup glosé, en ma présence, de ma fausseté, de ma surdité, de mon obtusion, de mes assonances.

07:00 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : TRES GRANDE MUSIQUE

mercredi, 05 avril 2006

Avril 1626

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    Après un séjour de dix-huit mois à Rome, Jacques Blanchard se rendit à Venise, où il resta deux ans.

Ce tableau représente une Madeleine pénitente au crâne, très caractéristique de l'époque maniériste, tant dans les formes de la jeune femme que dans sa quasi nonchalance et sa main surprise ; on remarque par ailleurs ce qui semble être un visage d'angelot caché dans le drapé de la robe, tout près du sexe. Ce n'est pas là une vision très piétiste de Madeleine, ni une "vanité" sombre ou lugubre...

17:14 Publié dans Hystéries historiées, Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 29 mars 2006

Alles in Ordnung

    On tirera au sort l'ordre des chapitres, dans le Livre. Ce sera mieux ainsi. La mésange charbonnière n'est pas revenue rôder près du nichoir, ni le chat noir et blanc dans la haie de thuyas. Samedi, il faisait un temps mouquirous (en gascon dans le texte), hier un printemps superbe, aujourd'hui entre les deux. Hegel météorologue (un titre pour Derrida). Une haute pile de livres que lit régulièrement mon fils, et jusqu'alors épars, a été, par mes soins, assemblée et forme un tumulus au milieu du salon.

12:30 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (4)

dimanche, 26 mars 2006

Visions de printemps, VI

    Le cerveau échauffé, on se gorge d'eau, comme la prairie nourrie de pluie, aux premiers vents du printemps. (Peut-on écrire que cet anglais n'est pas catholique ? Mais la langue entendue est gouleyante comme une pierre frottée qui grasseye.) Vus d'en haut, les deux corps nus qui tâtonnent près du rivage comblent le vide à l'horizon. De leurs maigres gestes en forme de signatures émane une grande joie. Un Sisyphe de somme s'épuise, sans jamais (pense-t-on) connaître l'insomnie. Le berger honni accompagne ses pas sans honte. Le délivre.

22:06 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

Visions de printemps, IV

    La mer lie de vin, on s'enfonce dans l'eau avec vous, puis pleure en entendant le jeune homme chevelu appeler, éploré, Branca Flor. Elle joue de la "guitare" (théorbe, luth) à bord d'un "drakkar" richement peint. L’œil capte ce que ne saisit aucun mort.

Le cheval au labour cerne un chant qui s'éteint dans les volutes roux des sillons. La pente rude à l'ânière, avec ses bêtes au joug. La faîne est bien le fruit du hêtre. On imagine la magie.........

 

......... aucun âne n'est saisi de faim-calle.

21:38 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lucelle

    Il y a de curieux hasards. Cherchant des informations sur le mois de mars 1123, afin de composer l'une des Hystéries historiées, je découvre une page Web consacrée à l'Histoire de Lucelle, commune et abbaye dont j'ignorais totalement l'existence ; or, je lisais hier soir, avant de m'endormir, le quatrième chapitre de Suburban blues, dans lequel Yémy forge le néologisme lucelle, qui échappe à une jeune femme, en un moment d'extase sexuelle porteuse de métamorphoses lexicales.

Je crois me rappeler que le narrateur précise que "ça n'existe pas".

11:34 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 23 mars 2006

Fatrasie du mercredi, 3

    Le chapitre IV de l’essai classique de Piera Aulagnier, La violence de l’interprétation, s’intitule « L’espace où le je peut advenir ». Toutefois, je le feuillette avant d’en commencer la lecture, et je tombe d’abord sur les en-tête des pages 141, 157 ou 165, où le titre du chapitre est repris, mais où, par une légère incurie typographique, la petite majuscule est U au lieu de Ù : la formule devient une belle et sombre phrase déclarative « l’espace ou le je peut advenir ». Si l'espace advient, plus de je dit...?

 

*** Bonus I ***

12:35 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 22 mars 2006

Comparer, comme un fou

« Pourquoi apparaissons-nous ? »

Telle est la simple question posée, à l’un des coins du labyrinthe de mots qui constitue la dixième double page de l’édition française du curieux poème de Ryoko Sekiguchi, Cassiopée Peca.

 

Comment disparaissons-nous !

Telle semble être l’exclamation que le narrateur du dernier roman d’Enrique Vila-Matas, Docteur Pasavento, inscrit, marque d’infamie et de facétie, au front de son lecteur.

 

Des guillemets à l’italique, il y a le fossé séparant le poème du roman, et qui n’existe pas. Ces épîtres seront cause de notre mort prochaine.

09:50 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (3)

mardi, 21 mars 2006

Il faut que genèse se passe

    Le premier billet publié de la catégorie Onagre 87 était « Ode naïve », mais deux textes avaient été écrits plus tôt ce même jour, qui avaient signé l’acte de naissance de cette série. « Ode naïve » fut écrit en bus, entre les quais et l’arrêt Chopin, au dos d’un bulletin de bibliothèque (les Sonnets de Shakespeare, dans la traduction des époux Bournet, parue chez Nizet en 1995, ouvrage à rendre avant le 10/11/05, et qui fut rendu en temps et heure), avec un bic noir, m’appuyant sur ma serviette.

 

[Hors-note : image évanouie.]

21:40 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)

L’On du Livre

    On dit on. Pas par commodité, mais pour ne plus s’y retrouver, comme dans le labyrinthe de fer forgé. Or, une dame nous tendit un prospectus pauvrement ronéoté, après s’être assurée, nous scrutant un interminable instant, que nous écoutions Alain Mabanckou avec la déférence qui s’impose.

La feuille de format A4 annonce le Premier Printemps des Intellectuels, Poètes, Ecrivains et Artistes Noirs, à la Sorbonne, le 8 avril 2006 à 13 h 30 (amphithéâtre Richelieu), à l’initiative de Djibril Gningue, président de l’Association Internationale Cheikh Anta Diop.

04:45 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (2)

lundi, 20 mars 2006

Salon du Livre, 4

    Rassurons les matérialistes qui craindraient que la majuscule ici imposée au nom commun livre ne signifie une quelconque sacralisation : fort heureusement, le Salon célèbre surtout les bouquins de stars du show business, les éditeurs soucieux de vendre de la soupe, le Lion’s Club ou France Télévisions, qui sont, comme chacun sait, les officines de la bibliophilie contemporaine. Soyez donc rassurés : vous ne croiserez pas beaucoup d’éditeurs et de lecteurs aux paupières brûlées par les braises de l’Idéal. Les marchands du temple sont bien en place.

19:15 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (4)

Ode naïve

    L’hiver n’est jamais si soudain que le printemps. Premier midi ensoleillé a déjà goût d’été. L’automne est une saison bien plus équivoque, à cet égard, sous nos latitudes.

Le bar du Musée, près de la place Anatole France, est l’un des établissements les plus hideux et les moins conviviaux de Tours, mais on s’y retrouve quand, à l’heure du déjeuner, on a raté le bus 8 et qu’on doit poireauter vingt-cinq minutes avant le suivant. Un sandwich et un demi ; la première terrasse, en bras de chemise.

13:33 Publié dans Onagre 87 | Lien permanent | Commentaires (0)